dimanche 5 mai 2013

Le cerveau de Kennedy

COUP DE POING
Connaît-on réellement ses proches ? Louise Cantor qui a voué son existence à l'archéologie, vit depuis de nombreuses années en Grèce ; elle y entretient une relation amoureuse sans véritable engagement. De retour à Stockholm, elle est confrontée au décès de son fils Henrik qu'elle se réjouissait de retrouver. Refusant de croire à la théorie du suicide, elle décide de mener l'enquête de son côté et explore son appartement avec la même minutie qu'elle met dans son travail, pour s'apercevoir que des pans entiers de la vie de son enfant lui échappe. Une piste se dessine qui la conduit d'Australie en Afrique sur les traces du cerveau disparu de Kennedy. Cette énigme parallèle est surtout prétexte à évoquer la situation désespérée de certains pays, dont le Mozambique que Louise découvre à travers les intérêts d'Henrik.
Plus qu'un policier, il s'agit d'un thriller politique qui dénonce des atrocités, d'une façon qui m'a choquée mais m'a empêchée de m'émouvoir. Le roman met beaucoup de lenteur à démarrer et à se développer. En dépit de la révolte, tout semble englué dans une sorte d'apathie qui ressort aussi de la vie de Louise. Elle ne fait qu'entrapercevoir la vérité sur son fils, sur ses propres attentes aussi et le roman s'arrête là où la vie reprend un peu de ses droits. Ouf me suis-je dis en refermant ce livre dérangeant, tout comme la photo de couverture que je comprends mieux maintenant.
Il m'a fallu presque un an de gestation pour ce billet inscrit dans le cadre du challenge nordique (Suède), mais je m'y suis fourvoyée comme dans L'homme chauve-souris de Jo Nesbo qui se déroule en Australie ; le dépaysement a été néfaste à mon ressenti : j'avais envie de neige plus que de canicule sans doute...

Aucun commentaire: