
Le prix de l'immortalité...
Il travaille pour le compte des grandes Compagnies qui se partagent l'univers. Il erre de planète en planète au gré de ses contrats. Il est le tueur à gages le plus redouté des mondes humains. Le plus cher, aussi. Nul ne sait qui il est véritablement. Pas même lui. Tel est le prix de son immortalité. Immortalité qu'il doit à un artefact extraterrestre unique et qui ne le quitte jamais. Tout comme les « crises de souvenirs » qui le terrassent de plus en plus souvent. Au point d'en menacer ses missions. Des souvenirs dont il ne sait même pas s'ils sont les siens. Des crises qui masquent une terreur secrète, tapie au fond de lui sous la forme d'un cauchemar qui, inexorablement, se rapproche et menace de l'engloutir.
Le compte à rebours est engagé...
J'ai acheté ce roman dès sa parution mais il était resté sur mes étagères. J'appréhendais donc un peu de me rendre à la rencontre organisée avec Laurent Genefort dans le cadre du Festival zone B car je craignais qu'il en dévoile trop. Pas du tout, il a réussi à échanger autour du roman durant presque une heure sans jamais tomber dans le piège de casser l'intrigue en révélant l'identité de ce fameux tueur.
Il possède un moyen extraordinaire de voyager à travers les personnalités d'emprunt, mais il n'a rien d'un tueur froid et déshumanisé et ses réactions ne sont pas celles qu'on attend. Il éprouve la beauté des mondes qu'il visite et collectionne dans des capsules un nombre incroyable de souvenirs merveilleux, dont il a découvert qu'en se les injectant en shoot, ils l'aident à repousser le mal étrange qui l'agresse, son "cauchemar noir". Il est capable d'empathie et se laisse imprégner de la personnalité de ses hôtes. Il choisit généralement un célibataire pour lui servir de couverture, mais lorsqu'il ne peut faire autrement, par exemple sur une planète où la société est très fusionnelle et où tous les individus vivent en couple, il répugne à tromper l'épouse, qui d'ailleurs perçoit immédiatement la substitution et exerce une influence brève mais décisive sur son évolution psychologique.
Je devrais rejeter d'emblée la possibilité d'une substitution forcée, comme dans Âmes vagabondes, mais le tueur ne fait qu'emprunter un moyen de se transporter d'un point à un autre, d'un contrat à un autre, il prend garde de ne pas laisser de trace négative pour ses hôtes, il veille à leur bon retour sur leur monde et peut même corriger au passage certaines amertumes liées à de mauvaises expériences passées.
Laurent Genefort place cette série dans l'univers des Portes de Vangk. En annexe il figure un lexique de l'univers de la Panstructure, construction littéraire de 25 000 planètes qui donne cadre à l'ensemble de ses space operas.
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