Edit du 16 septembre 2012 :
Il me manquait Le sumo qui ne pouvait pas grossir (merci Volcan) pour clore la lecture du Cycle de l'invisible, qu'Eric-Emmanuel Schmitt a abordé en s'intéressant aux trois religions révélées, monothéistes : bouddhisme, soufisme et judaïsme/christianisme.
Il me manquait Le sumo qui ne pouvait pas grossir (merci Volcan) pour clore la lecture du Cycle de l'invisible, qu'Eric-Emmanuel Schmitt a abordé en s'intéressant aux trois religions révélées, monothéistes : bouddhisme, soufisme et judaïsme/christianisme.
Le roman est précédé chronologiquement de Milarepa, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Oscar et la dame rose, L'enfant de Noé.
A travers les faits et gestes d'une des figures historiques du XIème siècle, l'auteur évoque l'Eveil tel qu'il est enseigné par le bouddhisme tantrique tibétain. _
D'abord versé dans la magie noire, à la demande de sa mère pour venger sa famille maltraitée et spoliée par des parents à la mort de son père, Milarepa (Mila éclat de diamant) se repent ensuite et suit l'enseignement du grand Maître Marpa. Il est connu à travers 61 chapitres qui composent Les cent mille chants (sur le nirvana), sortes d'hymnes poético-philosophiques, qui reprennent et adaptent l'enseignement du tantrisme indien datant du VIème siècle. Un de ses disciples ayant vécu au XVème siècle les utilise comme source de ses écrits : Milarepa - La Vie, dont s'inspire E. E. Schmitt.
Lu le 17 juin 2011
Lu le 17 juin 2011
A la bibliothèque, j'ai dévoré en une heure ce petit roman appartenant au cycle de l'invisible.
Moïse, abandonné à la naissance par sa mère et ignoré par son père, se lie avec l'épicier arabe de sa rue, qui lui apporte l'écoute dont il a besoin, puis son affection et lui enseigne la sagesse de la vie. Le moment venu, Momo (pour Mohamed car il a renoncé à son prénom Moïse) renie sa mère, se choisit Monsieur Ibrahim pour père électif et part en sa compagnie à la découverte de la terre de ses ancêtres d'adoption.
Moïse, abandonné à la naissance par sa mère et ignoré par son père, se lie avec l'épicier arabe de sa rue, qui lui apporte l'écoute dont il a besoin, puis son affection et lui enseigne la sagesse de la vie. Le moment venu, Momo (pour Mohamed car il a renoncé à son prénom Moïse) renie sa mère, se choisit Monsieur Ibrahim pour père électif et part en sa compagnie à la découverte de la terre de ses ancêtres d'adoption.
Lu le 25 juin 2010
Oscar est un enfant atteint d'une leucémie en phase terminale. Mamie-Rose, qui visite les malades, permet à Oscar de s'évader des murs de l'hôpital, de se concilier l'idée de la mort, de découvrir Dieu et " last but not least " de se réconcilier avec la vie. Elle lui propose, sous forme ludique, de transformer chaque jour de son espérance de vie en un condensé de dix années qu'il ne pourra pas vivre, l'imagination faisant le reste.
La trame de l'histoire est constituée par les missives qu'Oscar adresse mentalement à Dieu. Eric-Emmanuel Schmitt réussit à faire de ce thème pourtant lourd un roman épistolaire plein de poésie et un beau message philosophique et d'espérance.
L'enfant de Noé
Joseph est un petit bruxellois âgé de sept ans au moment de la seconde guerre mondiale. Pour le protéger au plus fort des raffles nazies, ses parents le confient à une famille catholique. Il est ensuite accueilli dans une institution scolaire dirigée par le Père Pons, qui réussit, avec le soutien tacitement bienveillant de la communauté villageoise, l'aide active de la résistance et d'une pharmacienne farouchement athée, plus quelques astuces organisationnelles, à cacher une douzaine d'enfants juifs parmi les pensionnaires de la Villa jaune à Chemlay.
Joseph se prend d'une réelle affection pour le prêtre et partage un très belle connivence, basée sur une approche mutuelle de la religion de l'autre :
Toi, Joseph, tu feras semblant d'être chrétien, et moi je ferai semblant d'être juif. Ce sera notre secret, le plus grand des secrets. Toi et moi pourrions mourir de trahir ce secret.
Lu le 17 août 2011
Le sumo qui ne pouvait pas grossirA la rue, vendeur à la sauvette, Jun promène la révolte de ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d'une famille dont il refuse de parler. Sa rencontre avec un maître du sumo, l'entraîne dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux.
" Je vois un gros en toi ! " Chaque matin, la petite phrase sibylline lancée par le vieillard agace un peu plus Jun. Le vieil homme revient inlassablement et après les insultes, il parvient à s'attirer l'attention du garçon, pour finir par apprivoiser cet écorché vif. Une chute inattendue pour une histoire qui n'a rien de convenu. Le but est de rendre furieux le jeune garçon sauvage et efflanqué. Avec lui, Jun découvre le monde insoupçonné de la force, de l'intelligence et de l'acceptation de soi. Mais comment atteindre le zen lorsque l'on n'est que douleur et violence ? Comment devenir sumo quand on ne peut pas grossir ?
Lu le 16 septembre 2012 (j'ai envie d'écrire enfin car il attend dans ma PàL, suite à un échange, depuis près de deux ans)
A l'exception de Milarepa, d'un abord un plus plus ardu, ces courts romans sont bien dans la manière d'Eric Emmanuel Schmitt : d'une lecture aisée et rapide, ils laissent néanmoins des traces durables. Ils procèdent d'un questionnement global sur les religions. Une constante structurelle se dégage : un enfant attachant est le candide de l'histoire ; en rupture de famille, son éveil à la conscience religieuse et humaine se fait par le biais d'une personne élue par son coeur : le mentor qu'il se choisit (ou que le destin lui propose) en dehors de ses parents, va lui servir de médiateur, de vecteur pour comprendre par ses propres moyens la teneur de la foi, faire ses choix religieux d'adulte avec parfois la tentation du transfuge, Moïse envers l'Islam et Joseph envers le christianisme ; en réponse, le père Pons met en balance, l'amour enseigné par le Christ avec le respect prôné par le judaïsme.




5 commentaires:
strictement rien compris à ce livre...
j'ai adoré Oscar et aimé Monsieur Ibrahim.
Le cycle de l'Invisible de Schmitt compte 5 romans et non 4 XL... Il te manque encore "Le sumo qui ne voulait pas grossir" à moins que tu ai oublié de le répertorier dans ton article :)
Un très beau roman au demeurant...
@Volcan : il m'attend dans ma PàL en métropole (argh encore attendre !)
je complète l'article au fur et à mesure de mes lectures (j'ai rapatrié les billets antérieurs)
Oui j'avais compris mais comme tu avais écrit "il me manquait cette lecture pour clore..." je pensais que tu la croyais terminée :)
Bonne lecture, ce petit roman est magnifique...
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