mercredi 19 septembre 2012

Lorsque j'étais une oeuvre d'art (en cours)


Lu en deux soirs, il s'agit d'un de mes romans préférés, avec La part de l'autre, parmi tous ceux que je connais d'Eric Emmanuel Schmitt, peut être en raison de leur thématique, le questionnement autour de l'art et d'un certain rapport au totalitarisme. L'auteur y pousse jusqu'à l'absurde le raisonnement sur l'appartenance de l'oeuvre à son créateur.
J'ai apprécié les éléments d'ouverture, dans un contexte plutôt pesant, apportés par les personnages de Fiona et Carlos Hannibal, son père, peintre de l'invisible et aveugle. Leurs relations avec le héros, homme-objet " total ", dépossédé dans l'ordre : de son existence, de son apparence, de sa liberté, enfin de sa condition et l'aide qu'ils lui apportent pour se reconstruire viennent contrebalancer le côté extrémiste de l'emprise de Zeux-Paul Lama sur sa création/créature baptisée Adam bis. De façon très révélatrice, il ne livre son véritable prénom Tazio, qu'en toute dernière partie du roman.
challenge Eric Emmanuel Schmitt proposé par Unchocolatdansmonroman

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