samedi 28 septembre 2013

Lectures BD du mois



Une BD drôle et une plus grave ce we : Les Fables de la poubelle
un nouveau Pellejero (pour moi), au trait toujours aussi réussi : Blues et autres histoires en couleur
Le livre des destins par Serge Le Tendre, tomes 1 et 2/5
Piranèse, la planète prison par Milo Manara
Sophia, un triptyque sexy-ésotérique, tomes 1 et 2

L'espace d'un soir
La construction de l'album est très originale, déroutante mais on s'y habitue vite en lisant chaque double page étage par étage. En effet, toute l'histoire se déroule au cours d'une même soirée, pendant la crémaillère d'un couple de fiancés qui viennent d'emménager au troisième étage d'un l'immeuble, alors que les autres vignettes montrent ce qui se passe pendant ce temps dans les appartements inférieurs et sous les combles. N'est pas manipulateur qui veut ! La chute est inattendue et l'ensemble, très cliché bobo, reste drôle de bout en bout.

L'oeil était dans la tombe
Une histoire de manipulation assez magistralement traitée par Christian de Metter dont j'ai pourtant préféré la manière, toujours un peu brouillonne, dans Piège nuptial (d'après Douglas Kennedy).
Le scénario est une reprise : l'histoire du crime parfait puisque sans mobile de deux inconnus qui "s'échangent" leur victime. Au coeur de ce scénario bien huilé, l'imprévu se produit et le projet déraille en la personne du mari qui se révèle à lui-même par le premier meurtre et y prend goût.

mercredi 25 septembre 2013

Emmanuel LEPAGE (2)



Oh les filles d'Emmanuel Lepage sur un texte de Sophie Michel raconte en 2 tomes les évènements marquant la vie entre 0 et 18 ans de trois filles, trois amies nées le même jour : Chloé, Agnès et Leïla.
L'épilogue se situe quelques années en aval, alors que Chloé et Leïla sont sur le point de faire comme leurs mères. Chacune a suivi son chemin, fait d'émotions, d'endurance et de passions. Ce n'est ni mièvre, ni condescendant, plutôt complice. Le ton est juste et la distance est bonne ; les dessins sont tout simplement en osmose avec l'histoire. On aime voir grandir ces filles que la vie n'a pas toujours gâtées mais qui sont restées soudées (ou presque) et qui suivent leurs rêves malgré les écueils. Les garçons en font un peu les frais !



Ce double album entièrement signé Emmanuel Lepage, regorge de magnifiques scènes de jungle et présente un scénario riche et très construit. Muchacho est une histoire qui s'emploie à faire voler en éclats les carcans, ceux du régime autoritaire bousculé par la révolution nicaraguaienne mais aussi ceux de la bienséance par le biais d'un jeune homme de bonne famille, artiste peintre et séminariste, qui se cherche au milieu de cette violence, dans un grand brassage de passions et d'idéaux.

vendredi 20 septembre 2013

Comment voyager avec un saumon ?

Pour clore ce dernier Summer Star Wars, je reviens sur le stupéfiant Galons et galaxies d'Umberto Eco, qui cohabite en deuxième partie avec une série de Comment [faire] ? inégaux, souvent bien vus, parfois désopilants mais pas toujours et une troisième partie intitulée Cacopédie où il est question de raisonnement mathématique.
Beaucoup de lecteurs sont très critiques envers ce texte d'ouverture et je me souviens maintenant que j'ai reposé le livre après en avoir lu quelques lignes, alors que le titre l'avait attiré dans ma LàL.
Si l'on persiste, on découvre sur fond de science fiction et de communauté galactique protéiforme digne des auteurs les plus imaginatifs, une critique acerbe de l'absurdité bureaucratique en son meilleur représentant : l'armée.
En quelques courts échanges de dépêches, l'ensemble de la situation est explicité. Survient l'inattendu, des aliens véritables sont aux portes de l'univers connu. La défense qui n'attend que ça s'organise.

mercredi 18 septembre 2013

Tessa agent intergalactique

Sur Terre, Tessa est une lycéenne de (presque) seize ans, qui partage les rêves de beaucoup d'adolescentes et possède une imagination débordante.

Dans l'espace, elle est le 42ème agent intergalactique (pas un de plus, pas un de moins, à raison de 6 représentants des 7 groupes de races) chargé de résoudre les conflits qui surgissent entre les habitants d'un univers étonnamment et diversement peuplé.



Le premier album plante le décor avec la finale des jeux qui ont prévalu à la désignation de Tessa comme championne des Edvokas et sa première enquête et ultime épreuve de sélection. Elle est aidée par un "entraîneur" au nom imprononçable, dernier représentant de son espèce.
Dans le second album, elle doit secourir un diplomate qui s'est fait capturer sur la ceinture de jeux de la planète Lasvegas. Elle réussit par la même occasion à délivrer l'ensemble de la population éparse qui s'est fait coincer dans le piège du labyrinthe conçu comme passe-temps par deux entités millénaires.
L'histoire est une version plus moderne, remaniée à la façon manga, des aventures de Valérian et Laureline, également agents intergalactiques chargés de résoudre des énigmes mettant aux prises différents peuples vivant aux confins des univers connus.
L'héroine Tessa tient un peu (beaucoup) de Sillage : jeune, brune, sportive, non conventionnelle, réactive et talentueuse. Chargée de missions de la plus haute importance par un Haut conseil de sages issus des différentes races qui composent l'univers, elle jouit d'une grande confiance et d'une immense popularité, mais elle a aussi des ennemis cachés.
Lus le 28 janvier 2012


J'ai pu connaître la fin de l'aventure du 42ème et dernier AI (agent intergalactique) avec le tome 5 où finalement Tessa se fait rétrograder et perd son statut pour redevenir simple terrienne. Mais tout n'est pas dit, car elle garde des alliés au sein du Conseil et elle a enfin grandi au cours de ses missions pour prendre conscience des charges qui pèsent sur ses épaules. Enfin, Nubuk l'omniscient dévoreur de bibliothèques, doit encore révéler l'identité du Sideral killer, assassin d'agents galactiques et je ne peux tout simplement pas imaginer une suite sans Tessa.
Lu le 18 septembre 2013 pour le challenge Summer Star Wars (je ne sais pas si ça répond tout à fait à la consigne)

vendredi 13 septembre 2013

Le goût des abricots secs

challenge Tour du monde : Argentine

Petit bijou de sensibilité qui interroge le thème du souvenir, j'ai compris pourquoi Le goût des abricots secs de Gilles D. Perez m'a fait parfois penser à Patrick Modiano. Une musique douce et apaisante émane de ce court roman, qui traverse pourtant des épisodes douloureux.
Deux hommes s'obstinent à occuper leur appartement dans un résidence délabrée vouée à la démolition. La pluie incessante rend le récit un peu surnaturel, hors du temps ; plongés dans leurs souvenirs, ils semblent coupés du reste de l'humanité, hormis les visites qu'ils s'échangent, parfois sans parole, autour d"un verre de vodka.
J'ai beaucoup apprécié la façon d'entrer dans le roman par couches successives, de s'approprier des bribes d'un passé qui en dévoilent un peu plus sur les protagonistes : le vieux couple qui a fui son pays vers la liberté est resté très uni  (on apprend à la fin qu'il s'agit de la République tchèque) et leurs voisins de palier, un jeune couple qui occupe l'appartement grâce à une vieille amie de la famille se sont rencontrés adolescents sur une plage du Sud Ouest (dans les Landes sans doute).
Le veuf écoute chaque nuit un même morceau de musique (Les scènes d'enfant dans un enregistrement au piano de son épouse décédée) et l'homme solitaire contemple la seule photo qu'il possède de Véra, sa femme dont l'absence obsédante plane sur le récit, après qu'elle a disparu en ayant brûlé ses carnets intimes et toutes leurs photos.
En arrière plan, la musique et la folie sont omniprésentes, celle de Schumann, génie et aliéné qui a fini reclus et coupé des siens, mais aussi celle qui plane au-dessus de la jeune femme, toujours évoquée mais jamais présente.
Il faut prendre le temps de lire cette plume élégante, intimiste, se laisser prendre au rythme du récit. C'est un roman suspendu, qui ne se déroule pas linéairement entre le début et la fin mais creuse en profondeur. Les abricots secs de M. Perez ont un goût de revenez-y.

jeudi 5 septembre 2013

challenge des lacunes

sous la houlette de Fersenette  du 1er septembre au 15 juin 2014
Merci pour cette magnifique idée

Je débute avec La vie devant soi de Romain GARY que j'ai dans ma LàL au nom d'Emile AJAR, mais il y en aura d'autres, je n'ai qu'à piocher car mes lacunes ne manquent pas !

Lolita de Vladimir NABOKOV
Jane Eyre de Charlotte BRONTË
Voyage au bout de la nuit de Louis Ferdinand CELINE
La Petite fille de Monsieur Linh de Philippe CLAUDEL
La symphonie pastorale d'André GIDE
Le musée imaginaire d'André MALRAUX
Belle du Seigneur d'Albert COHEN
Le Prince des marées de Pat CONROY
Grâce et dénuement d'Alice FERNEY
Cent ans de solitude de Gabriel Garcia MARQUEZ
D'oultremer a indigo de Blaise CENDRARS
L'attrape-coeur de J-D. SALINGER
L'écume des jours de Boris VIAN

Plus :

francophones
anglophones
René CHAR
Paul AUSTER
Jean GIONO
Charles DICKENS


William FAULKNER


John STEINBECK


Ernest HEMINGWAY

mercredi 4 septembre 2013

Le projet Mars - trilogie

challenge Tour du monde : Allemagne 
Quatre adolescents âgés de 12 à 15 ans sont les seuls enfants de la communauté terrienne établie sur Mars. Karl et sa soeur Elinn Faggan y sont nés, comme Ariana DeJones, la fille du médecin de la base, le dernier Ronny, s'est autoproclamé plus jeune astronaute de tous les temps car il avait quelques mois quand ses parents ont entrepris le voyage.
Alors que les colons s'apprêtent à célébrer la fin de l'année 36, l'administrateur terrien Pigrato annonce qu'une commission sénatoriale a fait voter l'arrêt du projet en raison de son coût. Les adultes grondent, mais les enfants décident d'agir. Autour d'Elinn qu'une malformation organique empêcherait de supporter la pesanteur terrestre, ils pensent demander asile à la petite base de l'Alliance asiatique, mais découvrent que pour eux aussi l'heure du retour a sonné. Las, ils tentent le tout pour le tout et partent à la recherche du paysage qu'Elinn a cru identifier sur une des pierres qu'elle collectionne, persuadée qu'il s'agit d'artefacts martiens destinés à la guider.
Un début prometteur, deux romans restent à suivre qui composent cette trilogie d' Andreas Eschbach
Plusieurs centaines des chercheurs sont venus rejoindre la petite cité martienne et étudier les mystérieuses tours bleues.

Après la découverte des vestiges martiens, loin de rapatrier tous les colons, l'administration de la Terre décide de prolonger la mission de Pigrato de six années. Lasse de l'attendre, son épouse décide de le rejoindre avec leur fils de quinze ans. Urs n'est pas accueilli à bras ouvert par les quatre adolescents de Mars et il devra faire ses preuves avant de devenir l'un des leurs.
Ils ont un feeling particulier avec la planète et ont un rôle à jouer dans la suite des découvertes. Tandis qu'Elinn poursuit ses expériences sur les artefacts en dépit du verdict négatif des spécialistes, Karl part avec la mission d'exploration qui va tenter de découvrir le point de départ des tunnels souterrains qui préexistaient à la première expédition terrestre.
Un bon roman SF lu dans le cadre du challenge SSW (Space opera) du RSSFBlog mais j'aurais aimé que certains aspects soient plus exploités, comme l'existence de cette Alliance atlantique qui appartient certes aux Etats de la Terre mais s'en défie suffisamment pour entretenir son propre centre de recherche sur Mars. C'est grâce à l'aide de leur directeur Yin Chi et au merveilleux avion mis au point sur le modèle des stratoplaneurs terrestres que les enfants ont pu rejoindre le site de la Tête de Lion sur le Planum Daedalis à la fin du premier tome.
Hélas également le troisième tome s'achève sur une promesse des plus alléchantes mais il n'y a apparemment pas de suite parue !

In real life
La sonde Curiosity sur le sol martien, 
photo prise en février 2013 (crédits : NASA).

lundi 2 septembre 2013

La voleuse sans ombre

challenge Tour du monde : Nouvelle-Zélande

C'est un peu un hasard si je réussis à valider ce pays du bout du monde ! Je n'apprécie pas excessivement les lectures jeunesse mais j'ai eu envie de découvrir les éditions Bragelonne dont beaucoup sont des lectrices assidues et j'ai fait cet emprunt dans la PàL de ma fille.
Bon, la couverture n'est pas des plus réussies, mais dès les premières pages j'ai été accrochée par la personnalité de Melke. Partagée entre les préceptes maternels - ne jamais montrer ses sentiments, signes de faiblesse - ses principes moraux : ne pas faire de tort à des tiers et sa solidarité indéfectible avec son frère, la jeune femme doit renoncer à deux reprises à son serment de ne jamais utiliser son pouvoir d'invisibilité pour commettre le vol.
Bien sûr la fin est un peu prévisible mais l'ensemble est plutôt bien écrit et se laisse lire à toute vitesse.

D'autres lectures d'OMBRE

dimanche 1 septembre 2013

Petite soeur, Petit frère

C’est la proposition de Mypianocanta qui a été tirée au sort pour le 15 octobre. Les règles ne changent pas : un mois et demi pour lire un livre dont le titre comprend le mot « reine » et publication des billets le 15 octobre. Le prochain mot sera annoncé le 14 octobre. (clic sur le logo pour plus d'infos)

Pour le 1er septembre nous devions collectivement choisir une lecture SOEUR : j'ai eu quelque mal à en trouver une qui m'inspire et j'avoue que Petite soeur de Patricia McDonald n'a pas vraiment été à la hauteur de la réputation de son auteur.
La fin de la présentation souligne " le suspense implacable et l'insoutenable angoisse qui s'instaurent... " Je ne me suis pas sentie ravagée par l'attente du dénouement.

Beth vit maintenant à Philadelphie, avec Mike un jeune médecin, mais elle hésite à s'engager davantage. Elle revient dans le Maine pour l'enterrement de son père mort d'un infarctus. Son retour dans la ville qu'elle a fui huit ans plus tôt à la mort de sa mère, ravive des souvenirs déplaisants et elle n'a aucune envie de s'attarder. Pourtant, il faut régler la question de la maison, délabrée, et de sa jeune soeur, âgée de 14 ans, qu'elle compte laisser à la garde de sa tante May mariée au pasteur.
Mais bien vite, Beth se sent le devoir d'éloigner Francie. En manque de repères, elle est devenue la petite amie d'un jeune homme à problèmes. A 21 ans, Andrew vit sous l'emprise de sa mère, exigeante et castratrice, qui le tient grâce au décès accidentel de son père. L'accident de voiture qui coûta la vie à la mère de Francie les a rapprochés.
Tout est un peu mou, attendu, sans guère de rebondissement, ni d'énigme : à peine si on s'interroge sur le passé d'Andrew ; je me suis plus posé de questions sur la cause réelle du décès du père
de Francie mais rien n'est dit.

Par un curieux paralléllisme des mots, j'ai récemment extrait de la bibliothèque de mes enfants : Petit frère de Christophe Lambert (SF Jeunesse).
Sur fond de thématique d'anticipation relative au clonage humain, il aborde de manière intéressante la récupération de la détresse humaine, ici celle des parents face à la mort d'un enfant, par les sectes.
Eprouvant, émouvant, consternant mais somme toute crédible si les moyens techniques existaient.

Lorsque leur fils David, 10 ans, meurt accidentellement, Andrew et Geena Martin, fous de douleur, acceptent que leur enfant soit cloné. Mais comme cette pratique est interdite, ils sont contraints d'emménager dans l'appartement mis à leur disposition par la " Nouvelle-Arkham ", un étrange village autonome et fortifié perdu en plein désert. Neuf mois plus tard, au cours d'une cérémonie protocolaire, on leur remet un nouveau David. Mais David-2, bien vivant et apparemment semblable à l'original n'est-il qu'une simple copie en tout point identique ? Entre sa soeur Kimberley, également éprouvée par le décès, mais refusant d'accepter le nouveau venu comme son "petit frère" et d'entrer dans le jeu des dirigeants de la Nouvelle Arkham, et ses parents, le fossé se creuse.

samedi 31 août 2013

Les belles-soeurs

challenge Tour du monde : Canada  
J'ai plusieurs titres de Michel Tremblay dans ma PàL et Les Belles-soeurs, une pièce de théâtre, n'en fait pas partie. Je l'ai lue dans le cadre du challenge Un mot-des titres de Calypso.

Germaine Lauzon a gagné à un concours un million de timbres échangeables dans un catalogue d'articles pour la maison mais le challenge est de coller l'ensemble des vignettes dans les carnets de commande avant le lendemain. Elle a donc fait appel à ses parentes et voisines pour l'aider.
L'écriture est déroutante car elle est très "parlée". L'auteur transcrit l'accent si particulier des protagonistes (étrange pour moi mais peut être familier outre-atlantique) par toè et des moè, des -e à la place des -a et inversement, ce qui donne quelques belles surprises comme je perle !
Il me faut imaginer une lecture à voix haute pour en savourer toutes les sonorités et en apprécier la différence. Habituée au parler créole, je découvre une autre forme de français, qui me déroute pourtant moins que le berrichon de George Sand dont je garde un souvenir difficile de La mare au diable.
Le texte est très fécond et ne tarde pas à faire disparaître son prétexte, l'argument de la scène en deux actes qui compose la pièce, derrière son véritable objet, une mise en lumière de la nature des discussions interminables qui peuvent naître entre des protagonistes féminines, proches et néanmoins rivales.
Entassées dans la cuisine de Germaine, les femmes ne tardent pas à se dénigrer, se faire valoir, se chamailler, voire pire. Entre convoitise et acrimonie, les rapports de bon voisinage volent en éclats sous l'effet de la jalousie et des propos acidulés. Tandis que les bavardages, ragots et apartés vont bon train, les groupes de solidarité se forment et se défont. Chacune est tour à tour la dupe des autres.
Grandeur et misère de ces femmes d'expérience, traversées par des éclairs de lucidité sur leur condition ménagère sans issue, mais incapables d'échapper à leurs préjugés, Les Belles-soeurs m'ont fait penser à un avatar à la puissance 10 du duo d'humoristes Les vamps (pour les connaisseurs). On peut y voir également une approche anthropologique un peu biaisée de nos "cousines" québécoises.

jeudi 29 août 2013

Lectures BD du mois

Que de belles découvertes en cette fin de mois et des retrouvailles avec Moréa (le tome 7 sorti rapidement après le 6 marqué par un changement d'équipe)
Habibi de Craig Thompson (auteur à suivre)
Secrets (dyptique) L'écorché : EXCELLENTS scénario et dessin
Amato (couleurs directes)
Le chant du pluvier (voyage aux antipodes) émouvant
Le tour de valse : l'association de Pellejero et Lapière me plaît décidément beaucoup
La forêt tome 2 par Vincent Perez et Tiburce Oger



sorties à lire :
 

mardi 20 août 2013

Jumper

Dès le début j'ai des doutes en lisant le roman de Steven Gould... alors que le film, tourné dans des lieux mythiques (le Colisée, le sommet du Sphinx... soient vingt villes dans quatorze pays), m'en avait donné très envie.
 
La vie n'a pas fait de cadeaux à David Rice. À 17 ans, il est coincé dans l'Ohio avec un père alcoolique et violent, alors que sa mère les a quittés quelques années auparavant. Un soir où son père s'apprête une nouvelle fois à le frapper, David se retrouve brusquement téléporté dans la bibliothèque de la ville... Choqué, mais séduit par son pouvoir - le " jump " du verbe jumper en québécois, franchir le temps - il décide de changer radicalement sa vie. Il fuit la maison familiale pour New York et commence par dévaliser une banque. Jumper débutant, il commet des erreurs et comprend bientôt que son pouvoir suscite la convoitise. Il découvre bientôt un allié beaucoup plus aguerri mais également des ennemis acharnés, les Paladins. Face à cette menace, se téléporter peut surtout lui sauver la vie. Les retrouvailles avec sa mère, inattendues et peu chaleureuses, vienne conclure le tome.




Ann Harbor, MICHIGAN

lundi 12 août 2013

Le puits des mémoires

Coup de coeur 2013
Catégorie Littérature fantastique 1/3

Ce livre, proposé parmi une sélection de romans de littérature fantastique, appartient au genre Fantasy et se situe dans un univers médiéval assez proche du nôtre mais mâtiné de magie.

Tome 1 : La traque
Le roman démarre très fort, dans la tête d'un amnésique enfermé dans un habitacle étroit et qui tente de comprendre son environnement. A la suite d'un éboulement, il se retrouve avec deux autres compagnons d'infortune, perdus sur un sentier de montagne escarpé, leur chariot détruit et leur escorte déchiquetée au bas d'un précipice. Le dernier prisonnier n'a pas survécu.
Sans aucun souvenir, ni élément permettant de s'identifier, constatant qu'ils ont oublié jusqu'à leur nom, ils décident de s'appeler Nils, Karib et Olen. En haillons, affamés et frigorifiés, ils décident de rejoindre la plaine pour tenter de trouver un village à l'écart des grands chemins car leur situation les rend méfiants. Leur périple commence, plein de dangers dans un royaume inconnu que le lecteur découvre avec eux, par leurs yeux et dont ils essaient de percer les règles et les mystères, pour se fondre dans la masse populaire et survivre face aux poursuivants qu'ils devinent sur leur piste.

L'univers est très riche et le trio de personnalités recèle de beaux ressorts à rebondissement. Quels sont-ils ? Même quand une piste semble se présenter, rien n'est sûr.
Je ne veux pas en dévoiler trop (et si vous ne voulez pas en savoir plus, ne lisez pas le résumé ci-dessous) alors je dirai juste que je me suis tellement prise au jeu que j'ai acheté de suite le tome 2 déjà publié : Le fils de la lune, mais je ne l'ai pas encore ouvert car je sais que je vais avoir beaucoup de mal à attendre le troisième tome à paraître.

Lu le 10 janvier 2013

Tome 2 : Le Fils de la Lune

Résumé : Fuyant le royaume d’Helion où leur tête est mise à prix, Nils, Karib et Olen s’embarquent pour Woltan, sur les traces de leur identité. Pourquoi ont-ils assassiné le plus puissant roi du monde ? Dans leur quête de la vérité, ils vont découvrir un royaume fascinant, colossal, aux frontières des terres barbares. Mais leurs poursuivants n’ont pas abandonné la traque… Pour les fugitifs sans mémoire, c’est l’heure des révélations, et de la plongée dans le grand Nord, où leur vie ne tient qu’à un fil.

De fausses pistes en révélations inattendues, les fugitifs dénouent les fils emmêlés de leur passé et en apprennent un peu plus sur leur condamnation à l'exil : d'abord Karib et ses talents de mage multiple, puis Olen le prince bretteur retrouvent leur place au royaume du Nord, enfin Nils dans un rôle qui défie toute attente !
Ce deuxième tome est bien à la hauteur du premier, aussi fertile en émotions et en suspense ; on s'attache de plus en plus aux héros dont même les défauts deviennent des qualités et on a hâte de les voir dénoncer le complot qui a failli les conduire à la mort. Vivement le tome 3 dans ma Pâl grâce au prêt de Pimousse.
Lu le 8 août 2013

Tome 3 : Les terres de cristal

Dénouement de cette trilogie, le dernier tome, toujours aussi dense et agréable à lire, montre enfin les dessous de l'affaire. Un peu moins riche en révélations sur le passé des trois inséparables compagnons (qui furent quatre condamnés) que le tome précédent, il rebondit vers d'autres personnages : les traîtres se dévoilent malgré quelques déconvenues (une scène majeure ahurissante que je ne révélerai pas) sur la route des Terres de cristal, il faut augurer qu'ils ne tarderont plus guère à payer pour leurs crimes.
Lu le 12 août 2013

en savoir plus sur l'auteur Gabriel Katz  

398 pages + 407 pages + 428 pages = Défi des 1000 de Fattorius (1233 pages)

dimanche 11 août 2013

Madame della Seta aussi était juive [en cours]


Après avoir pris connaissance des points de vue à partir de divers pays (voir Sur la tête de la chèvre, Inconnu à cette adresse...), je découvre ce roman qui aborde la question depuis l'Italie de Mussolini, la part du fascisme dans la traque des juifs, les différences et les similitudes avec le nazisme, la position du Vatican et de Pie XII, le sentiment de culpabilité de la population italienne après la guerre, la défaite et la révélation des camps de la mort à l'opinion internationale...

mercredi 7 août 2013

Pochettes surprises de la BU

un transat avec des sacs jaunes et bleus tout autourLes vacances arrivent à grands pas, avant de partir vers des plages de sable blanc, des hauts sommets ou tout simplement rester bien confortablement chez vous, pensez à la BU !
Comme chaque année, la BU 49 vous propose de repartir avec des "pochettes surprises" confectionnées par ses équipes. Dans leurs sacs jaunes ou bleus, des sélections de romans, BD et DVD vous attendent, accompagnés de leurs petits cadeaux rituels pour passer un bon été. Même principe que les années précédentes : seul le titre du kit vous donnera une idée de son contenu, mais pour découvrir ce qu'il renferme, il faudra l'emprunter...

Edit du 18/06 : Je suis allée chercher mon petit paquet ce matin (hier soir c'était déjà fermé quand j'y suis allée) et j'ai hésité entre deux thèmes tentateurs : Le Grand Nord (oui pour le challenge nordique) et A quelle heure ? qui me clignait mieux de l'oeil !
Devinez si finalement c'est le coeur ou la raison qui l'a emporté ?Vous n'avez pas une petite idée du contenu de mon sac (j'ai choisi bleu mais c'est un hasard) ?

DVD :
3h10 pour Yuma (western)  VU
7h58 ce samedi-là (thriller) VU
LIVRES :
La cinémathèque à trois heures de Momo KAPOR en cours
Les dames d'onze heures de Jacques BENS  LU
Dix heures et demie du soir en été de Marguerite DURAS  LU

Pour continuer :
Midi dans le siècle (uchronie) LU

D'heureuses surprises dans ce paquet :
- des DVD dans des genres que je ne fréquente habituellement pas mais de bons choix tant pour le thriller, d'un machiavélisme raté conclus par une "happy end" qui ne satisfera pas les honnêtes gens, heureusement compensé  par le western qui montre un duel sans effusion de sang entre deux héros chevaleresques où la notion de gentil et de méchant parvient à s'estomper, ne restent que la droiture et le sens de l'honneur

- la découverte d'une très belle plume avec ces trois courts romans de Jacques Bens, j'hésite à dire nouvelles même si la collection L'atelier Julliard dirigée par Jean Vautrin en fait sa spécialité, avec le texte éponyme Les dames d'onze heures où fleurs et actrices se rassemblent dans un herbier parfumé, La folie Don Juan qui fait le point sur la carrière et les amours d'un metteur en scène amoureux des femmes, enfin Le bras de Jérémie où une petite mésange vient sauver la vie d'un hautboiste désabusé.
ci contre, un pied de la fameuse Dame de onze heures qui s'épanouit à l'inverse de La belle de nuit

- une première lecture de Marguerite Duras, Dix heures et demie du soir en été, une sorte d'huis clos dans la chaleur oppressante d'une nuit orageuse : sur la route de Madrid, un couple accompagné de leur fillette et d'une amie sont obligés de faire halte dans un hôtel bondé où se sont réfugiés de nombreux touristes comme eux ; alors que son mari est attiré par Claire et que leur désir est sur le point de basculer vers l'irrémédiable, elle tente de sauver l'auteur d'un crime passionnel en le conduisant hors de la ville. Beaucoup de tension dans ce roman, rendue tangible par le style particulier de l'auteur. Je l'ai lu facilement mais je ne peux pas dire que j'ai vraiment aimé.

jeudi 1 août 2013

Mini swap

Je reviens de week end et RIEN dans ma BàL, mais pas de temps de perdu car le swap dure jusqu'à fin juillet !
La confection du mien avance peu à peu : plus qu'à emballer et envoyer. 
Les principes du mini swap :
1/ Le colis doit tenir dans une enveloppe à bulles.
2/ Les envois se font en chaîne et en secret.
3/ Le contenu :
- Un livre format poche choisi parmi les 10 à 20 proposés par votre swappé  OK
- Un ou plusieurs marques-pages  OK
- Une carte postale  OK
- Une surprise  OK

merci à Nelcie pour l'organisation et à Sayyadina pour le colis qui est arrivé pile le 31 juillet
De ma WL très fournie, elle a choisi de m'envoyer Un anglais sous les tropiques de William Boyd dont j'ai beaucoup apprécié l'écriture dans La femme sur la plage avec un chien
Le colis (à gauche) était complété d'une impressionnante collection de magnets (premier paquet déballé car son poids m'avait intriguée) et de MP d'inspiration Renaissance, ainsi qu'un fait main au point de croix (en bas sur la photo) : je suis impressionnée
Enfin, elle a ajouté un gros paquet de violettes, parmi mes bonbons préférés
Merci Sayyadina tu t'es donné beaucoup de mal et je suis ravie



















Le mien est allé chez Dragonelle      
Dragonelle :
J'ai enfin ouvert mon enveloppe. Je vous mettrai les photos un peu plus tard. Un grand merci à XL ! J'ai adoré tout ce que tu m'as envoyé ! J'ai hâte de lire le livre ! Merci, merci, merciiiiii !