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samedi 8 septembre 2018

Trilogie de l'été

Michel BUSSI
Il s'agit d'une tricherie car j'ai commencé par Un avion sans elle l'an dernier et cet été, après avoir établi une liste chronologique de ses parutions, j'ai découvert le stupéfiant Nymphéas noirs. Ne lâche pas ma main qui m'intriguait beaucoup puisqu'il a pour cadre l'île de La Réunion m'a finalement moins convaincue, je ne pense pas ajouter un troisième titre avant l'échéance de ce challenge !

Mourir sur Seine (2008)


Le jour paraît sur Giverny. Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéas, rêve d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au coeur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, ou chacun est une énigme, ou chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé…

Comme Phildes c'est sans conteste mon préféré par sa construction hallucinante et toutes les allusions à la vie de Claude Monet, à l'évolution de sa peinture et au tissage particulièrement crédible entre la fiction réaliste et la vérité historique.

Un peu déçue par ce roman, sans doute parce que mon esprit critique s'est exercé et que je n'ai pas été convaincu par certains aspects de la cavale improbable de Martial ; en revanche les décors et ambiances de La Réunion sont parfaitement restitués : je me suis vue en terrasse à Boucan Cannot...

Un couple amoureux dans les eaux turquoise de l’île de La Réunion. Farniente,palmiers, soleil. Un cocktail parfait. Pourtant le rêve tourne au cauchemar. Quand Liane disparaît de l’hôtel, son mari, Martial Bellion, devient le suspect n°1. D’autant qu’il prend la fuite avec leur fille de six ans. Barrages, hélicoptères… la course-poursuite est lancée au coeur de la population la plus métissée de la planète.
Lu le 20 août 2018

Un avion sans elle
Ni témoin, ni survivant, après le crash de l'avion de la ligne Istanbul-Paris sur le mont Terrible dans le Jura, sauf un nourrisson, une petite fille miraculeusement rescapée que deux familles de disparus se disputent. Lyse-Rose ou Emilie ? J'ai tout de suite pensé qu'avec un test ADN la solution ne se ferait pas attendre, mais apparemment ce n'était pas d'actualité dans les années 80, au moment du drame.
Aujourd'hui, la petite surnommée "Libellule" par la presse est presque majeure : Lili est en plein dilemme pour décider de sa vie, avec ou sans Marc Vitral, son frère ?  Malvina Carville était trop jeune pour pouvoir identifier sa soeur de manière formelle et le doute de sa naissance n'a jamais été entièrement levé. Pourtant le détective privé Crédule Grand Duc n'a pas ménagé sa peine ni l'argent des Carville depuis 18 ans pour tenter de faire la lumière sur cette affaire. Il a suivi toutes les pistes, interrogé toutes les personnes possibles et imaginables autour du lieu du drame. Toutes ces années, il a tenu à jour un carnet d'enquête, avec toutes ses hypothèses, sans aucun résultat. Il est au bord du suicide, en proie à l'échec le plus cuisant de sa carrière, lorsque survient l'inconcevable : en posant une ultime fois les yeux sur l'article de l'Est républicain, l'édition locale, il comprend tout. Il devait révéler la vérité...
Quand toutes les solutions raisonnables ont été écartées, alors la solution, même inconcevable, qui demeure est la bonne. Cela se vérifie dans chaque roman faussement insoluble, je m'attendais donc à un rebondissement de ce genre, mais je dois reconnaître que Michel Bussi m'a bien promenée. J'ai pris plaisir à suivre les indices disséminés au fil des pages, dans le journal de Grand-Duc, mais aussi dans les recherches menées par Marc. J'ai beaucoup aimé le personnage et les réparties de Nicole Vitral, la grand-mère, marchande ambulante mais toujours droite dans ses bottes face à la famille Carville et j'ai eu de la pitié pour les enfants, les victimes collatérales de l'accident, le gentil Marc et même la détestable Malvina.
Lu le 6 juillet 2014
  challenge A tout prix : Maisons de la presse (des) - Roman - 2012

mardi 14 octobre 2014

Un mot, des titres : SANS

Tour du monde : Cuba

Incroyable j'avais une cinquantaine de titres de BD lues ou à lire avec sang dans le titre, c'est le premier mot pour lequel ça se produit et j'ai réussi à choisir un ouvrage qui ne m'a pas beaucoup inspirée. Il était pourtant depuis longtemps dans ma LàL : Sang bleu, mais les élucubrations érotico-esthético-romanesques de Zoé Valdès m'ont laissée plus qu'indifférente, irritée ! Du coup, je n'ai même pas essayé l'autre nouvelle associée dans le même volume La sous-développée.

J'ai donc ressorti un petit livre jeunesse pour l'occasion et je vous mets les liens vers des lectures plus anciennes.
La photo qui tue : neuf histoires à vous glacer le sang d'Anthony Horowitz
Les Sang-d'argent de Melissa de la Cruz
Le sang des Valentines (BD) de Christian de Metter 
Sang premier d'Andrea Japp
De briques et de sang (BD) de Francis Hautière
De sang froid de Truman Capote
Le sang de Saint Bothrace (BD) de Cottias
Sangue pazzo, une histoire italienne (film)
Sang du ciel de Marcello Fois

Ironie du sort et de Miss Bunny qui l'a proposé, le prochain mot fait suite à son homophone proposé par Mypianocanta (sang).
SANS
Session 28 jusqu'au 1er décembre sur le blogue de Calypso
Lus :
et relu Sans famille d'Hector Malot
Un avion sans elle de Michel Bussi
Sans la télé de Guillaume Guéraud
Sans parler du chien de Connie Willis
La voleuse sans ombre d'Emily Gee
Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer de Dany Laferrière (tour du monde HAÏTI)
Pile à lire :
Nager sans se mouiller de Carlos Salem (tour du monde : Argentine)
La vie est brève et le désir sans fin de Patrick Lapeyre
WL :
Petits malentendus sans importance d'Antonio Tabucchi
Sans nom d'Amélie Nothomb
Vango de Timothée de Fombelle tome 2 : Un prince sans royaume
Le cimetière des bateaux sans nom d'Arturo Perez Reverte Méditerranée - Etranger - 2001

lundi 2 septembre 2013

La voleuse sans ombre

challenge Tour du monde : Nouvelle-Zélande

C'est un peu un hasard si je réussis à valider ce pays du bout du monde ! Je n'apprécie pas excessivement les lectures jeunesse mais j'ai eu envie de découvrir les éditions Bragelonne dont beaucoup sont des lectrices assidues et j'ai fait cet emprunt dans la PàL de ma fille.
Bon, la couverture n'est pas des plus réussies, mais dès les premières pages j'ai été accrochée par la personnalité de Melke. Partagée entre les préceptes maternels - ne jamais montrer ses sentiments, signes de faiblesse - ses principes moraux : ne pas faire de tort à des tiers et sa solidarité indéfectible avec son frère, la jeune femme doit renoncer à deux reprises à son serment de ne jamais utiliser son pouvoir d'invisibilité pour commettre le vol.
Bien sûr la fin est un peu prévisible mais l'ensemble est plutôt bien écrit et se laisse lire à toute vitesse.

D'autres lectures d'OMBRE

samedi 26 février 2011

Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer

 challenge Tour du monde : Haïti

Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer est le titre provocateur du premier roman de l'écrivain haïtien et nouvel académicien Dany Laferrière. Satire féroce des stéréotypes et clichés racistes, le roman publié en 1985 au Canada se présente comme la joyeuse description d'une vie de bohème, version black, où l'auteur jongle avec la multitude des fantasmes en noir et blanc. Il décrit une Amérique à deux vitesses, un monde de castes où dominants et dominés s'emboitent comme des poupées russes. Seul le désir, irrépressible et libérateur, peut briser l'ordre des choses. Le sexe apparaît comme la seule terre promise, terrain d'entente où jeunes noirs pauvres et riches jeunes filles blanches peuvent d'emblée se répondre.

Vieux et Bouba, deux jeunes noirs oisifs partagent discussions philosophiques et appartement minable dans un quartier paumé du Carré Saint Louis, Montréal, Québec. Leur deux-pièces voit défiler une quantité de "Miz", des jeunes filles de Westmount qui étudient à l'Université McGill. Bouba, le philosophe sur le divan, préfère dormir, lire, citer Freud, son livre de chevet, ou les sourates du Coran, tout en écoutant les grands noms du jazz. Son truc à lui, c'est de conseiller les filles-à-problèmes, intellectuelles ou suicidaires.
Le narrateur, originaire de Côte d'Ivoire, projette d'écrire un roman sur une vieille Remington achetée dans une brocante : il s'intéresse aux rapports hommes/femmes dans un contexte de différence raciale et sociale. Surtout il apprécie la drague, prétexte à de nombreuses aventures féminines. Mais au delà d'une sorte de jubilation à séduire toutes ces belles demoiselles, innocentes ou curieuses, se dessine une véritable interrogation au goût doux amer sur la trilogie Blanc-Blanche-Nègre. Ce que Vieux cherche dans le sexe, c'est l'absolu. Il a besoin d'être pris et aimé entièrement, pour ce qu'il est, au-dessus des notions d'oppression raciale et sexuelle.

dimanche 20 février 2011

Sans la télé

Il sort de ma PàL. Ce livre pour adolescents qui parle aussi et surtout aux adultes nés avec la télévision, nourris de Goldorak et de Dallas... m'a été prêté par L'encreuse.
A travers une filmographie idéale de 18 titres, Guillaume Guéraud retrace, par digressions et recoupements, l'éveil de sa curiosité et de son amour pour le septième art.
A l'école, tous ses camarades ont la télé, sauf lui. A cause de son oncle, communiste et anti-américain, qui jure que " la télé est un poison qui rend con " et de sa mère, qui en compensation lui fait découvrir le cinéma. En noir et blanc ou en colorama, futurs grands classiques et westerns mythiques, il s'initie, à raison de plusieurs fois par semaine, aux questionnements et aux éblouissements qui naissent devant et derrière la caméra. Il est parmi les rares de son quartier à passer au collège. Les films l'évadent de son univers de banlieue bordelaise où les certitudes enfantines craquent devant les rigueurs du vide, du désespoir et de la misère. Il comprend alors l'immense cadeau que lui a fait sa famille en le privant de la télé : dans son imaginaire, le grand écran surclasse définitivement le petit !
Extrait : " Vous avez même pas vu Il était une fois dans l'ouest ! Je leur balance. Ce que vous avez vu, ça s'appelle Il était une fois dans mon salon et, sur votre télé, l'homme à l'harmonica n'était pas plus grand que vos petites bites ! "
Ce petit fascicule rapide à lire rend un bel hommage aux salles obscures et invite à se précipiter dans le premier cinéma d'art et d'essai. Il paraît qu'il fait cet effet là à ses lecteurs, je n'y ai pas échappé car il m'a inspiré l'envie de voir ou de revoir :
M le maudit, Allemagne, Lang, VU                                                                                        Duel au soleil, Etats-Unis, Vidor
Les temps modernes, Etats-Unis, Chaplin, VU                                                           Allemagne année zéro, Italie, Rossellini
La belle et la bête, France, Cocteau, VU                                                                                 Les désaxés, Etats-Unis, Huston
Le voleur de bicyclette, Italie, De Sica, VU                                                                                Kagemusha, Japon, Kurosawa
La strada, Italie, Fellini, VU                                                                                       Mon oncle d'Amérique, France, Resnais 
Il était une fois dans l'ouest, Etats-Unis Italie, Leone, VU                                                   Rusty James, Etats-Unis, Coppola
E.T., Etats-Unis, Spielberg, VU                                                                                     L'exorciste, Etats-Unis, Friedkin NON
Scarface, Etats-Unis, De Palma, VU                                                                   L'année du dragon, Etats-Unis, Cimino NON
Histoires de fantômes chinois, Hong Kong, Ching Siu-tung PEUT ÊTRE     Les griffes de la nuit, Etats-Unis, Craven NON