A la fin du XIXème siècle, l'industriel Godin, inventeur du brevet des fameux poêles qui portent son nom, a des idées sociales avancées. Il investit ses bénéfices dans la contruction d'un habitat communautaire, intégré à des services pour les familles, destiné à loger la population ouvrière et dirigeante de son usine. Les parts sont redistribuées aux occupants au fur et à mesure des profits de façon à les rendre propriétaires, collectivement, du parc complet, bâtiments et entreprise.1914. Les morts suspectes se multiplient au Familistère : un vieil ouvrier, jardinier à ses heures, égorgé, une veuve noyée dans le lavoir, un couple intoxiqué dans son sommeil... L'enquête policière cesse lorsqu'un vagabond est arrêté et accusé des meurtres. Mais une jeune fille du Familistère n'est pas convaincue de sa culpabilité ; elle se joint à un journaliste parisien de L'Humanité pour tenter de découvrir le coupable et faire cesser l'hécatombe en série. L'intrigue imaginée par Régis Hautière est contextualise de manière très subtile aux prémices de la première guerre mondiale, avec la montée des tensions entre la France et l'Allemagne, la tentative de riposte de l'internationale des travailleurs face à la montée du bellicisme et l'assassinat de Jean Jaurès._
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Promesses tenues par cette BD engagée et dépaysante que Jérôme a eu la gentillesse de m'envoyer après m'avoir tentée par son commentaire... Je vous renvoie vers son site où il explique merveilleusement bien la finalité du projet de Godin et le procédé utilisé par David François pour la reconstitution des dessins.
J'aime particulièrement le TOUT : le moyen format, le papier de fond noir mat sur lequel se découpe les vignettes, comme des fenêtres éblouissantes aux tonalités souvent bleues et noires, les étiquettes en réserve qui portent les commentaires d'une belle écriture cursive, certaines scènes de rues qui feraient des tableaux à Montmartre ! L'originalité du scénario séduit, les personnages ne sont pas banals non plus, à la limite du portrait et de la caricature et les représentations du Familistère de Guise sont tout simplement époustouflantes de réalisme et de beauté architecturale.
J'aime particulièrement le TOUT : le moyen format, le papier de fond noir mat sur lequel se découpe les vignettes, comme des fenêtres éblouissantes aux tonalités souvent bleues et noires, les étiquettes en réserve qui portent les commentaires d'une belle écriture cursive, certaines scènes de rues qui feraient des tableaux à Montmartre ! L'originalité du scénario séduit, les personnages ne sont pas banals non plus, à la limite du portrait et de la caricature et les représentations du Familistère de Guise sont tout simplement époustouflantes de réalisme et de beauté architecturale.

3 commentaires:
je n'étais pas trop tentée suite à l'avis de Jérome car cet album me semblait très sombre (ambiances graphiques, thème). Je commence à réviser mon jugement ^^
révise... mais je connaissais l'histoire du Familistère et cela aurait déjà été suffisant pour me décider
Un bel album, une belle utopie, la Picardie en toile de fond. Que demander de plus ?
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