Au début des années 40, la Hongrie, comme toute l'Europe est confrontée à la montée inquiétante du nazisme. Avec l’invasion armée, puis la mise en place de la solution finale, les populations apprennent à vivre malgré les restrictions, les humiliations, la violence, la peur, la faim.Aranka SIEGAL - la jeune Piri Davidowitz - dont ces livres sont le témoignage, a dix ans en 1939. Hongroise, d’origine ukrainienne et juive, elle partage sa vie entre l’école à Beregszasz et les vacances à la campagne chez Babi sa grand-mère maternelle.
La référence du titre se trouve dans la Bible, au Lévitique 16, quand Dieu propose à son peuple de charger tous leurs péchés sur la tête d'une chèvre puis de l'envoyer dans le désert. La figure de la mère, d’une remarquable force de caractère face à l’adversité, domine et éclaire tout le livre. Séparée de son mari envoyé sur le front russe et de ses trois filles aînées, elle est déportée à Auschwitz avec ses quatre plus jeunes enfants. Seules Piri la narratrice et Iboya son aînée d'une année réussissent à survivre.
Le second tome débute à la libération, lors de l'entrée des troupes britanniques dans leur camp. Evacuées vers un hôpital et prises en charge par la Croix-Rouge, elles se voient offrir une chance de démarrer une nouvelle vie dans un pays épargné par les guerres. Malgré l'accueil chaleureux reçu en Suède, où l'une et l'autre trouvent une seconde famille, leur but ultime reste de retrouver des membres de leur famille et d'émigrer aux Etats-Unis. Etu, leur soeur qui étudiait à Budapest, est vivante également, mais fait un choix différent : elle part comme colon dans l'attente de la création du futur état d'Israël.































Je voulais une surprise totale et j'ai été exaucée au-delà de toute espérance.






