mercredi 3 février 2010

Sur la tête de la chèvre - La grâce au désert

Au début des années 40, la Hongrie, comme toute l'Europe est confrontée à la montée inquiétante du nazisme. Avec l’invasion armée, puis la mise en place de la solution finale, les populations apprennent à vivre malgré les restrictions, les humiliations, la violence, la peur, la faim.
Aranka SIEGAL - la jeune Piri Davidowitz - dont ces livres sont le témoignage, a dix ans en 1939. Hongroise, d’origine ukrainienne et juive, elle partage sa vie entre l’école à Beregszasz et les vacances à la campagne chez Babi sa grand-mère maternelle.

La référence du titre se trouve dans la Bible, au Lévitique 16, quand Dieu propose à son peuple de charger tous leurs péchés sur la tête d'une chèvre puis de l'envoyer dans le désert. La figure de la mère, d’une remarquable force de caractère face à l’adversité, domine et éclaire tout le livre. Séparée de son mari envoyé sur le front russe et de ses trois filles aînées, elle est déportée à Auschwitz avec ses quatre plus jeunes enfants. Seules Piri la narratrice et Iboya son aînée d'une année réussissent à survivre.

Le second tome débute à la libération, lors de l'entrée des troupes britanniques dans leur camp. Evacuées vers un hôpital et prises en charge par la Croix-Rouge, elles se voient offrir une chance de démarrer une nouvelle vie dans un pays épargné par les guerres. Malgré l'accueil chaleureux reçu en Suède, où l'une et l'autre trouvent une seconde famille, leur but ultime reste de retrouver des membres de leur famille et d'émigrer aux Etats-Unis. Etu, leur soeur qui étudiait à Budapest, est vivante également, mais fait un choix différent : elle part comme colon dans l'attente de la création du futur état d'Israël.

mardi 2 février 2010

L'oiseau des steppes

Grâce à l'opération Masse critique numéro 7 organisée par Babelio, je viens de recevoir de la part des éditions Alzabane un petit roman à la solide couverture cartonnée et aux 88 pages joliment illustrées.
L'auteur et éditeur Jean-Sébastien Blanck propose un voyage extraordinaire et philosophique, qui renoue avec la manière des contes orientaux de l'Antiquité.
Il entraîne le jeune lecteur dans un voyage initiatique au coeur des steppes d'Asie et l'invite à réfléchir aux fondements et à la prospérité des civilisations : guerre ou paix, commerce ou culture ?
Edit du 1er août 2013 : J'ai rencontré l'auteur sur un salon et je lui ai dit tout le bien que j'avais pensé de son livre et du partenariat qui m'a permis de le découvrir. Face au succès, il en est à sa deuxième édition.
L'héritier d'un pauvre royaume d'éleveurs nomades perdu dans les montagnes écoute le récit merveilleux d'un émissaire de son père, qui a parcouru toutes les terres et les mers connues et dont le retour, porteur de questionnements, est mal accueilli ; le jeune prince s'immerge dans un rêve qui dure plusieurs dizaines d'années et lui permet de remodeler le monde selon sa vision altruiste et progressiste. Quand il se réveille enfin, le roi est mort depuis longtemps et il se rend compte que la véritable richesse de son royaume ne réside pas dans les possessions matérielles.

lundi 1 février 2010

Lu il y a 8 ans...

Un passager dans la baie
Bernard Berrou, en marcheur jamais lassé qui passe et repasse par les sentiers et chemins creux de la baie d'Audierne, se fait le chantre de ce coin de Bretagne un peu perdu, évoquant souvenirs et réflexions mêlés. Mon préféré parmi ses ouvrages sur le sujet
Lu le 1er février 2010

dimanche 31 janvier 2010

L'or des îles

Cette fois, Talyate du circle challenge ABC 2010 m'entraîne vers un auteur sur lequel je n'ai aucun a priori ; peut-être ai-je entendu parler de La grande Béké mais sans plus. Marie Reine de Jaham est réputée comme spécialiste des Caraïbes et même sans être un grand amateur du genre, c'est avec un réel plaisir que j'ai lu sa longue saga retraçant l'histoire du peuplement des îles du vent depuis l'an mille jusqu'au siècle des lumières.

Le sucre roux des champs de canne est L'or des îles, pour lequel la France participe au commerce triangulaire entre Europe, Afrique et Nouveau Monde, en tentant de faire la part des choses entre nécessité et théorie au sujet de l'esclavage.
Ce roman est très intéressant car à travers le choc de deux familles, héritières de cultures qui les opposent, alors que l'amour de la terre les rapproche, il souligne les contradictions de ces hommes et femmes qui ont construit Madinina (Martinique) et Karukera (Guadeloupe).
A suivre

mercredi 27 janvier 2010

Dans la rue où vit celle que j'aime (5)

Après le suspense à l'américaine, les suggestions de Talyate me ramènent à la tradition anglosaxonne avec Mary Higgins Clark dont je viens à peine de lire un autre titre classé dans ma liste "bleue".

Emily Graham, jeune avocate d'assises, s'installe à Spring Lake, vieille station balnéaire chic de la côte Atlantique. Elle vient d'acquérir la maison de famille où vécut dans les années 1890 une de ses aïeules, disparue à 19 ans sans laisser de trace, suivie de deux de ses amies.
Une jeune femme, puis une autre, sont portées disparues dans d'étranges circonstances, dont il semblerait qu'elles reproduisent un modèle plus ancien ; les cadavres ne tardent pas à être découverts, le plus récent voisinant avec un squelette. Alors qu'Emily est bien résolue à percer l'énigme, un homme épie ses moindres faits et gestes.

Deux inséparables jumelles de trois ans, Kelly et Kathy, sont enlevées contre rançon. Seule Kelly est libérée et les ravisseurs laissent entendre que Kathy, de santé fragile, n'aurait pas survécu. Alors que tout espoir semble perdu, Kelly affirme pourtant que sa soeur est vivante.
Une intrigue qui plonge le lecteur dans l'angoisse des kidnappings d'enfants et questionne les aspects les plus troublants de la gémellité homozygote.



Recherche jeune femme aimant danser
Sept jeunes femmes ont cru au prince charmant en rencontrant Charley par l'intermédiaire d'une petite annonce. Elles sont maintenant enterrées dans sa propriété, chacune avec une magnifique chaussure de bal au pied droit. Charley aime tellement danser….

Un cri dans la nuit
Jeune divorcée, Jenny se débat dans la vie pour élever ses deux petites filles. Lorsqu'elle fait la connaissance du beau, riche et irrésistible Erich Krueger, elle a le coup de foudre et l'épouse après une cour hâtive, pour le suivre dans sa maison de rêve. Mais bientôt le conte de fées tourne à l'épouvante...

La Maison du guet
On n'échappe pas à son passé… Nancy le découvre brutalement, lorsque, après sept ans de bonheur, ses enfants sont enlevés. Mais qui est vraiment l'inconnu qui tient entre ses mains la vie de deux innocents ?

mardi 26 janvier 2010

Les dix femmes de l’industriel Rauno Rämekorpi

Finlande
Sous la plume d'Arto Paasilinna, ce road movie met en scène les tribulations rabelaisiennes d'un riche finlandais qui a fait fortune dans l'industrie du bois.

Installé dans la confortable banlieue de West-end à Espoo, à l'ouest d'Helsinki, Rauno Rämekorpi, qui vient d'atteindre son soixantième anniversaire, est un homme couvert d'honneurs, de cadeaux et de fleurs par ses invités ; cependant, sa seconde épouse Anniki est allergique au pollen.
Dès la fin de la fête, elle le prie, séance tenante, de porter les bouquets à la décharge. Rauno, toujours habillé de sa queue-de-pie et accompagné de Seppo Sorjonen, chauffeur de taxi, leur trouve une meilleure destination : il organise une tournée de distribution aux femmes de son entourage, neuf de ses maîtresses avérées ou de circonstance.
Ayant pris goût à l'affaire, il compte réitèrer l'opération pour les fêtes de Noël, avec la connivence de Seppo qui s'institue traiteur ambulant. Mais ces femmes jalouses ont eu l'occasion d'apprendre la paillardise de l'homme et se sont alliées pour concocter une bien mauvaise surprise à leur " bienfaiteur ".

jeudi 21 janvier 2010

Comment cuisiner son mari à l'africaine

Tour du monde : Cameroun

Ce roman de Calixthe Beyala fait partie de mes nombreuses envies de lecture suscitées par l'élaboration de la liste que j'ai établie pour Zazou, participante au challenge circle ABC (jointe dans les commentaires). Il ne m'a pas déçue : dans un style enlevé, l'auteur mêle l'intrigue de sa fiction à des recettes de cuisine africaines.
L'héroïne est une jeune femme d'origine africaine qui vit à Paris et respecte les canons de la beauté occidentale - c'est-à-dire qu'elle s'affame afin de gommer fesses et seins et garder une ligne de rêve - jusqu'au jour où elle croise son voisin du dessus. Monsieur Bolobolo est un séduisant célibataire entouré de femmes dignes d'être mannequin. Mais sa mère à l'esprit un peu dérangé fait obstacle à toute tentative d'intrusion féminine à long terme dans leur vie commune. Pour les séduire, Aïssatou va renouer avec les traditions culinaires de l'Afrique et réapprendre à cuisiner les petits plats appartenant à l'héritage maternel.

vendredi 15 janvier 2010

Shining

Je viens de commencer le circle challenge ABC 2010 par le K, pour le roi des sueurs froides. Seule je ne serais jamais allée choisir de lire Shining, mais j'ai aimé l'écriture et l'intrigue, malgré mes appréhensions liées à la sortie du film en salle et le rôle clef joué par un Nicholson en forcéné plus vrai que nature.

Une famille s'installe à l'Overlook, un hôtel de luxe des Rocheuses pour y passer la basse saison, alors que tout le personnel vide les lieux vers la Californie ou la Floride plus clémentes. Le passé de l''hôtel, construit au début des années 1900, n'est peut être pas aussi serein que le prétend son manager actuel, mais pour Jack, écrivain et professeur, qui vient d'être renvoyé de son collège pour voie de fait sur un élève, ce poste de gardien représente sa dernière chance. Sa femme et leur fils de cinq ans l'ont suivi sans enthousiasme ; si Wendy espère une réconciliation de leur couple, Danny lui "voit" des choses qui lui font redouter l'isolement durant le long hiver qui s'annonce : Tony, son ami imaginaire, lui a envoyé des avertissements mentaux pour le mettre en garde contre leur venue.
Lu le 15 janvier 2010

mardi 12 janvier 2010

Uglies - Pretties - Specials - Extras

Le monde trop parfait de Scott Westerfeld, d'où querelles et laideur sont artificiellement bannies, a été couronné d'un prix de littérature pour jeunes adultes. Prenante au début, l'histoire s'essouffle et la veine s'épuise avant la fin. Le dernier tome Secrets est vraiment de trop, sauf en cas d'extrême addiction.

A seize ans, les jeunes Uglies [moches] sont opérés pour devenir des "pretties" à la beauté standardisée et à la vindicte nulle. Ils quittent alors leurs dortoirs de Uglyville pour s'installer de l'autre côté du fleuve dans les tours de New Pretty Town à l'ambiance festive et insouciante. Tally n'a jamais rêvé d'une autre vie et attend son anniversaire avec impatience.
Dans le premier volet, son coeur balance entre le désir d'intégrer la grande communauté des Pretties et son amitié naissante pour Shay, dont les convictions bouleversent sa manière de voir le monde. Tally découvre La Fumée où quelques fugitifs ont choisi vivre hors du confort de la ville et de ses mensonges, en refusant de se soumettre à l'opération.
Devenues des Pretties, Shay et Tally sont de toutes les fêtes nocturnes. Elles continuent leurs bêtises de Uglies, condition indispensable pour intégrer le cercle très fermé des Crims, présidé par le mystérieux Zane.
Tous les moyens sont bons pour rester "intenses", adjectif unique qui englobe ce qui est bien, bon ou beau, mais qui devient synonyme de lucide pour les compagnons de Tally. Shay quant à elle fonde le mouvement des scarificateurs qui préfigure les Specials. Erigés en armée secrète du docteur Cable, chef des Special Circumstances, Shay et ses amis, subissent une nouvelle opération destinée à leur donner puissance, invulnérabilité et beauté "cruelle" de nature à susciter la crainte. Ils sont chargés de débusquer La Nouvelle Fumée, qui accueille de plus en plus de fugitifs et distribue clandestinement des antidotes contre les lésions cérébrales pratiquées sur les Pretties pour les rendre inoffensifs.
Tombés dans une embuscade, ils découvrent que toutes les villes n'opèrent pas systématiquement le cerveau des adolescents, ne recourrent pas à une police secrète omniprésente pour surveiller les habitants et n'appliquent pas une séparation stricte entre les âges de la vie Uglies, Pretties, Crumblies.
Le dernier volet se déroule dans une ville d'Asie où la foule d'adolescents parfaits se livre à un culte de la personne qui prend la forme d'une course effrénée à la célébrité et se traduit par la cote de popularité du blogue personnel de chacun. La consécration ultime est d'intégrer le top 1000 des invités à la fête annuelle organisée par la célébrissime numéro 1, seule et unique prettie naturelle. La traque du scoop est un des moyens de sortir de l'anonymat et de voir son nom s'afficher au panthéon de ceux dont toute la ville parle : certains sont prêts à tout, y compris à dénoncer un complot extra terrestre visant à dépouiller la terre de ses ressources...

mardi 5 janvier 2010

Le circle challenge ABC 2010

J'étais très impatiente de recevoir ma liste de lectures 2010 et c'est chose faite. Je suis ravie, étonnée, curieuse, inspirée par cette sélection très largement féminine que m'a concoctée Talyate. Merci beaucoup !
Elle est tombée pile dans mes goûts et parfois à tel point que j'ai déjà lu certains livres - il y a parfois longtemps, donc je verrai - je vous livre mes impressions à chaud : pour Emile Zola, il était en compagnie de Marcel Proust dans mes AAL de cette année (La faute de l'abbé Mouret, Thérèse Raquin ou Une page d'amour), Marc Lévy dans les peut-être, Moby Dick d'Hermann Melville également (un incontournable dont je ne me souviens plus si je l'ai lu ou parcouru), Le petit Nicolas de Sempé et Goscinny, dont j'ai retrouvé la série avec le même sourire, à l'occasion de la parution du Pull-over : la bande de copains n'a pas vieilli, toujours aussi drôle et espiègle, quant à Françoise Xenakis qui ne m'avait pas convaincue lors du challenge 2009, c'est peut-être une occasion de revenir sur mon impression.

ADLER Elisabeth => Secrets en héritage, REMPLACE PAR UN AUTRE TITRE DE L'AUTEUR
BENZONI Juliette, Les dames du Méditerranée-Express, LU
CRAIG Charmaine => L’hérétique
de JAHAM Marie-Reine => L’or des îles, LU
ESPITALLIER Jean Michel => Pièces détachées, EPUISE
LAROUI Fouad => Les dents du topographe, LU
GOSCINNY René - SEMPE => Les bêtises du petit Nicolas, REMPLACE PAR UN AUTRE TITRE DE L'AUTEUR
HIGGINS CLARK Mary => Dans la rue ou vit celle que j’aime, LU
IBBOTSON Eva => Les matins d’émeraudes, REMPLACE
JACQ Christian, Le pharaon noir, LU
KING Stephen => Shining, LU
LEVY Marc => 7 jours pour une éternité, LU
MELVILLE Herman => Moby Dick, REMPLACE
N
OUFKIR Malika => La prisonnière, REMPLACE PAR UN AUTRE TITRE DE L'AUTEUR
PILCHER Rosamund => Retour au pays, LU
QUICK Amanda => Les clefs d’Aphrodite, REMPLACE PAR UN AUTRE TITRE DE L'AUTEUR
RENDEL Ruth => En toute honnêteté, LU
STEEL Danielle => Joyaux, LU
BRADFORD TAYLOR Barbara => L’espace d’une vie, LU
URQUHART Jane => La foudre et le sable
VANOYEKE Violaine => Une mystérieuse Egyptienne, REMPLACE PAR UN AUTRE TITRE DE L'AUTEUR
WOOD Barbara => La pierre sacrée, LU
XENAKIS Françoise => Désolée, mais ca ne se fait pas, LU
YORK Alissa => Effigie
ZOLA Emile => Au bonheur des dames, REMPLACE PAR UN AUTRE TITRE DE L'AUTEUR

jeudi 31 décembre 2009

mercredi 30 décembre 2009

Ultimes nouvelles du challenge ABC 2009

J'ai avancé lentement mais sûrement à raison de deux-trois titres par mois, mais je lis aussi beaucoup en dehors de ma liste déposée chez Missginy que je remercie une nouvelle fois. Grâce à quelques remplacements opportuns, je suis venue à bout de ce challenge. Et comme j'y ai pris goût, je participerai en 2010 au circle challenge ABC, c'est-à-dire que je lirai une liste composée par un(e) autre participant.

N - Amélie NOTHOMB : Le fait du prince ♥♥ (PAL)
V - Stephen VIZINCZEY : Eloge des femmes mûres ♥♥♥ (PAL)
X - Françoise XENAKIS : Moi j’aime pas la mer ♥
Z - Stefan ZWEIG : Le voyage dans le passé ♥♥
A - Pierre ASSOULINE, La cliente ♥♥ remplace Eliette ABECASSIS, Qumran (LAL)
U - Tomi UNGERER : Otto, autobiographie d’un ours en peluche ♥
S - Eric-Emmanuel SCHMITT, Odette Toulemonde et autres nouvelles ♥♥♥ remplace Nathalie SARRAUTE, Portrait d’un inconnu (AAL)
B - Simone de BEAUVOIR : La femme rompue ♥♥♥ (AAL)
M - Haruki MURAKAMI, Kafka sur le rivage ♥♥ remplace Ryu MURAKAMI : Bleu presque transparent déplacé vers ma LAL "Too ce bleu"
O - Erik ORSENNA : La chanson de Charles Quint ♥♥♥ remplace Voyage aux pays du coton qui reste dans ma (PAL)
L - Stieg LARSSON, Millénium ♥♥♥(LAL)
P - Chuck PALAHNIUK Survivant ♥♥ remplace Fight club (LAL)
W - Virginia WOOLF : Une chambre à soi ♥♥♥ (AAL)
Y - Marguerite YOURCENAR : Conte bleu ♥♥♥ (AAL)
F - Jean-Louis FOURNIER, le CV de Dieu ♥ remplace René FALLET, Le Beaujolais nouveau est arrivé
I - Arnaldur INDRIDASON : La cité des jarres ♥♥♥ (AAL) remplace Yuki INOUE, Mémoires d'une geisha (LAL)
R - Jorn RIEL : La vierge froide et autres racontars ♥ (AAL)
G - Jean-François GRANGE : Miserere (LAL) ♥♥
Q - Pascal QUIGNARD, Terrasse à Rome ♥♥♥, remplace Bâtons, chiffres et lettres de Raymond QUENEAU
J - Andrea JAPP, Le septième cercle ♥♥♥ remplace Entretiens avec une tueuse (LAL)
D - Philippe DJIAN : Vers chez les blancs ♥ remplace Doggy bag (LAL)
H - Joe HALDEMAN, La guerre éternelle ♥♥♥
T - Koushun TAKAMI, Battle royale ♥♥♥
C - Truman CAPOTE : De sang froid ♥♥♥ (AAL)
K - Jean-Paul KAUFFMANN, L'arche des Kerguelen ♥♥♥ (LAL) Last but not least

à reprendre (peut-être)
Eliette ABECASSIS, Qumran (LAL) abandonné au tiers, et sa suite Le trésor du temple - Umberto ECO : La mystérieuse flamme de la reine Loana (AAL) repris deux fois, abandonné deux fois - Yuki INOUE, Mémoires d'une geisha reste dans ma (LAL) - Nathalie SARRAUTE, Portrait d’un inconnu (AAL) abandonné également, mais là, je crois que je devrais renoncer à cet auteur : je me souvenais d'avoir assez peu apprécié Les fruits d'or en lecture imposée et je voulais retenter librement l'expérience - Les introuvables, mais je poursuis les recherches : René FALLET, Le Beaujolais nouveau est arrivé - Raymond QUENEAU, Bâtons, chiffres et lettres

lundi 28 décembre 2009

L'arche des Kerguelen

Embarqué au départ de La Réunion sur le Marion Dufresne des Terres australes et antarctiques françaises, Jean Paul Kauffmann a séjourné quelques semaines dans l'archipel des Kerguelen et livre en retour son récit de Voyage aux îles de la Désolation. Dans une chronique très documentée, l'auteur mêle et confronte ses souvenirs vécus aux réflexions que lui inspire sa compilation de la bibliographie sur le sujet : les publications de ses prédécesseurs - précurseurs, découvreurs et explorateurs de diverses nationalités - qui y posèrent le pied ou parfois même pas, comme ce fut le cas pour l'énigmatique Yves de Kerguelen au procès retentissant, qui leur donna pourtant son nom.

Un très beau texte "impressionniste" voire mystique, écrit sur le ton de l'émotion autant que de l'érudition, qui révèle plus qu'il ne satisfait mon envie de découvrir la magnifience de ces terres extrêmes.
"Depuis quarante ans, je me prépare à ce voyage. J'irai à Port-Christmas pour découvrir l'arche des Kerguelen. Cette voûte de cent trois mètres de hauteur, qui stupéfia tant de navi­gateurs, évoque l'entrée d'une crypte. " mais les intempéries ne permettront jamais à Jean-Paul Kauffmann d'approcher la voûte... qui d'ailleurs s'est brisée entre 1909 et 1914. Quelle tristesse ! Je suis aussi déçue que lui, il m'a fait rêver à cette arche deux fois grande comme l'Arc de Triomphe.
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mercredi 23 décembre 2009

Programme de lecture

La BD Mort sur le Nil m'a redonné envie de dévorer les facéties neuronales du petit détective belge. La série de ses aventures commence à Styles, avec "La Mystérieuse Affaire de Styles", et finit à... Styles, la dernière de ses enquêtes dans laquelle il meurt "Hercule Poirot quitte la scène".
Les 33 romans, les 3 recueils de nouvelles et les 20 nouvelles d'Agatha Christie où il apparaît  sont les suivants :
  1. (1920) : La Mystérieuse Affaire de Styles
  2. (1923) : Une aventure de Noël (nouvelle ayant donnée naissance à la nouvelle : The adventure of the Christmas Pudding (1960)
  3. (1923) : Le Crime du golf
  4. (1923) : L'invraisemblable vol (in Poirot résout trois énigmes)
  5. (1924) : La disparition de Mr. Davenheim (in Allo, Hercule Poirot)
  6. (1924) : Les Enquêtes d'Hercule Poirot (recueil de nouvelles) : L'aventure de l'étoile de l'Ouest ; La tragédie de Marsdon Manor ; L'aventure de l'appartement bon marché ; Le mystère de Hunter's Lodge ; Vol d'un million de dollars de bons ; L'aventure du tombeau égyptien ; L'enlèvement du Premier Ministre ; Le crime de Regent's court ; L'énigme du testament de Mr March
  7. (1926) : Le Meurtre de Roger Ackroyd
  8. (1926) : Le retour d'Hercule Poirot
  9. (1927) : Les Quatre
  10. (1928) : Le Train bleu
  11. (1928) : Double manoeuvre (in Témoin à charge)
  12. (1932) : La Maison du péril
  13. (1932) : Le Mystère du bahut de Bagdad
  14. (1932) : Le miroir du mort (in Poirot résout trois énigmes)
  15. The Second Gong (1932) (nouvelle)
  16. (1932) : Le mystère du bahut espagnol (in Témoin à charge)
  17. (1933) : Le Couteau sur la nuque
  18. (1934) : Le Crime de l'Orient-Express
  19. (1934) : Vol de bijoux à l'hôtel Métropole (in Marple, Poirot, Pyne... et les autres)
  20. (1935) : Drame en trois actes
  21. (1935) : La Mort dans les nuages
  22. (1936) : A.B.C. contre Poirot
  23. (1936) : Cartes sur table
  24. (1936) : Meurtre en Mésopotamie
  25. (1936) : Trio à Rhodes (in Témoin à charge)
  26. (1936) : Feux d'artifice (in Poirot résout trois énigmes)
  27. (1937) : Mort sur le Nil
  28. (1937) Le mystère de la balle du chien (nouvelle ayant donné naissance au roman : Dumb Witness
  29. (1937) La capture de Cerbère (nouvelle dont le récit est différent de celui de la nouvelle au même titre parue dans Les travaux d'Hercule)
  30. (1937) : Témoin muet
  31. (1937) : Yellow Iris (nouvelle)
  32. (1938) : Le rêve (in Témoin à charge)
  33. (1938) : Rendez-vous avec la mort
  34. (1939) : Le Noël d'Hercule Poirot
  35. (1940) : Un, deux, trois...
  36. (1940) : Je ne suis pas coupable
  37. (1940) :Le mort avait les dents blanches (in Témoin à charge)
  38. (1941) : Les Vacances d'Hercule Poirot
  39. (1942) : Cinq petits cochons
  40. (1946) : Le Vallon
  41. (1947) : Les Travaux d'Hercule suivi de Les écuries d'Augias (recueil de nouvelles) : Le Lion de Némée ; L'Hydre de Lerne ; La Biche aux pieds d'airain ; Le Sanglier d'Érymanthe ; Les Écuries d'Augias ; Les Oiseaux du lac Stymphale ; Le Taureau de l'île de Crète ; Les Cavales de Diomède ; La Ceinture d'Hippolyte ; Les Troupeaux de Géryon ; Les Pommes d'or du jardin des Hespérides ; La capture de Cerbère
  42. (1948) : Le Flux et le reflux
  43. (1952) : Mrs McGinty est morte
  44. (1953) : Les Indiscrétions d'Hercule Poirot
  45. (1955) : Pension Vanilos
  46. (1956) : Poirot joue le jeu
  47. (1956) : Un indice de trop (in Allo, Hercule Poirot)
  48. (1959) : Le Chat et les pigeons
  49. (1960) : Christmas Pudding (in Le retour d'Hercule Poirot)
  50. (1963) : Les Pendules
  51. (1966) : La Troisième Fille
  52. (1969) : La Fête du potiron
  53. (1972) : Une mémoire d'éléphant
  54. (1974) : Le guêpier (in Allo, Hercule Poirot)
  55. (1974) : Le Bal de la Victoire (recueil de nouvelles précoces) : Le bal de la victoire ; L'aventure de la cuisinière de Clapham ; Le mystère des Cornouailles ; L'enlèvement de Johnny Waverly ; Énigme en mer ; La femme voilée ; La boîte de chocolats ; Les plans du sous-marin ; Le mystère de Market Basing ; La mine perdue ; La succession Lemesurier ; Comment poussent vos fleurs ? ; L'express de Plymouth ; L'appartement du troisième ; Le roi de trèfle
  56. (1975) : Hercule Poirot quitte la scène

vendredi 18 décembre 2009

Un inconnu m'a offert... un livre

Après le Swap Explorateurs du temps, le RSFBlog - tenu par l'inépuisable Lhisbei - lance une nouvelle opération " Impulse : un inconnu vous offre... un livre ".
Le principe est simple : il s'agit d'envoyer un livre à un inconnu, qui va lui-même envoyer un livre à un autre inconnu et ainsi de suite jusqu'à épuisement du nombre de participants. Une chaîne de livres en somme. Cette chaîne est ouverte à tout blogueur, qu'il habite Paris, Lyon, Mayotte ou Tombouctou, prêt à envoyer un livre, un seul livre (poche ou grand format), accompagné d'un mot gentil, à Marseille, Le Havre, Saint Denis de la Réunion ou Buenos Aires ... Des informations plus détaillées sont consultables dans ce billet.
Je me suis donc laissée tenter par l'aventure, dont voilà le résultat. J'ai reçu de la part d'El Jc que je remercie, mon cadeau de Noël avant l'heure, un très bon choix puisque j'adore la littérature qui a trait au Japon : Tokyo année zéro par David Peace.
Mon paquet, lui, est arrivé chez Sandrine. Voilà ce qu'elle pense de la découverte de Mishima à travers 4 nouvelles.

jeudi 17 décembre 2009

Histoires de Groënland [2]

Le swap " Aux semelles de vent " me permet de découvrir un peu de l'histoire du Groënland à travers cette fiction de Guillaume Hintzy, dans une belle collection qui sort de l'ordinaire.
L'homme tordu, le roman d'Einar Thorvaldson

Les temps sont durs à Gratahild, les hivers plus durs encore et les étés de plus en plus courts ; les bêtes meurent, les hommes reculent peu à peu face au glacier qui s'étend. Sédentarisés, les héritiers des fiers Vickings, sont devenus éleveurs et chasseurs. Le jour où les Inuits les agressent, ils ont transformé leurs armes en outils et ne savent plus se battre ; ils craignent, mais méprisent profondément ces " hommes tordus ", des demi-bêtes, qui ont su conquérir la banquise et y survivre.
Par la faute d'un ancêtre, Einar est un métis, mi-vicking, mi-inuit, mais dans son village presque tous l'ont oublié jusqu'au jour où il est exilé pour homicide ; devenu un transfuge, il doit aller négocier la paix avec le peuple ennemi. Finalement rejeté de part et d'autre, Einar assiste, en dépit de ses efforts pour la 
                                                     survie des siens - mais quels sont-ils ? - à la fin d'un monde.

Atanarjuat
La légende l'homme qui court
Ce film réalisé par Zacharias KUNUK est le premier long métrage en langue inuktitut jamais réalisé. Authentique reconstitution d'un conte oral millénaire, il raconte l'histoire de deux frères : Atanarjuat et Amaqjuaq, chasseurs dans une tribu inuite. Il démystifie les stéréotypes autochtones en racontant une histoire profonde et universelle.
Lorsque Atanarjuat gagne la main de la belle mais aguicheuse Atuat lors d'un concours de coups de tête, les deux frères provoquent sans le vouloir Oki, le prétendant d'Atuat pourvu d'un très mauvais caractère. Le conflit entre Oki et les deux frères déclenche des événements qui conduiront au meurtre d'Amaqjuaq. Après un moment d'égarement, Atanarjuat finira par venger la mort de son frère et ramener l'harmonie dans la tribu.
Tourné en vidéo numérique, Atanarjuat, la légende de l'homme rapide (2002) est une fresque épique qui atteint son point culminant dans une séquence stupéfiante de 20 minutes au cours de laquelle Atanarjuat, poursuivi par l'effroyable Oki, se sauve nu en courant sur la banquise fondante.
Lors de la première au Festival de Cannes 2001, Zacharias Kunuk remporte la Caméra d'or, un prix décerné au meilleur premier long métrage. Il remporte également le prix du meilleur long métrage canadien au Festival international du film de Toronto et plus tard, cinq prix Génie, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario.
Vu en novembre 2011

mercredi 16 décembre 2009

Petit-déjeuner chez Tiffany

Le narrateur se souvient qu'à son arrivée à New York, il fut voisin d'immeuble avec Miss Holiday Golightly. Imprévisible et fantasque, un peu actrice, un peu aventurière, se présentant comme voyageuse de commerce sur sa carte de visite, Holly, qui se joue des hommes, l'intrigue et l'attire. Pour elle, le comble du luxe consiste à prendre son petit-déjeuner chez Tiffany.
Ce court roman ou cette longue nouvelle, qui passe pour un des meilleurs textes écrits par Truman Capote, donne son titre au recueil qui en contient quatre. Adaptée à l'écran sous le titre "diamants sur canapé" avec Audrey Hepburn dans le rôle phare, l'histoire effleure la vie de la petite Lulamae, née à Tulip, Texas. Adolescente en fuite, elle épouse le docteur Golightly, avant de s'échapper de nouveau. En ville, elle visite régulièrement en prison un caïd de la mafia, dont elle prétend être la nièce. Puis un jour la scandaleuse disparaît, laissant derrière elle des admirateurs inconditionnels et leurs bribes de souvenirs incomplets.
Ce n'est pas à mon goût la meilleure des nouvelles rassemblées autour du titre phare. J'ai beaucoup aimé les héros simples de Souvenir de Noël où Buddy, 7 ans et son amie d'une soixantaine d'années, en économisant sou à sou le prix des ingrédients, fabriquent des cakes aux fruits pour le plaisir de les offrir ou bien La guitare de diamants, où M. Schaeffer réussit à s'imposer en prison sans être un caïd. Le point commun entre toutes : ce sont des histoires de grandes solitudes mais sans désespoir.

samedi 12 décembre 2009

Fin du voyage " Aux semelles de vent "

Le swap "aux semelles de vent" proposé par En-Cathy-mini pour découvrir et faire découvrir un pays à travers livres, film, objet, gourmandise, accessoire de voyage... Je propose l'Inde et suis prête à toute découverte en retour.
Le nom de ce swap est bien sûr une référence à - j'ai nommé Arthur Rimbaud - " l’homme aux semelles de vent ".

Je voulais une surprise totale et j'ai été exaucée au-delà de toute espérance.
D'abord, la destination :
J'avais donné comme orientation, Australie, Nouvelle-Zélande ou pays scandinaves : ma swappeuse n'a pas choisi entre les deux extrêmes, elle m'a fait voyager dans les deux directions opposées !
Ensuite le contenu :
- des nouvelles (mon format préféré) sur l'Australie dont une qui met à mal mes idées reçues sur les koalas (snif) Le koala tueur ; un conte aborigène et de la musique sur CD ; Bernard et Bianca au pays des kangourous en DVD
- une BD (mon autre préférence) sur les mers du Grand Nord ; un roman en avant-première d'un auteur que je découvre Guillaume Hintzy ;
- un carnet de notes de la collection Actes sud (que j'adore) et un super mot gentil (je note l'adresse et ne manquerai pas de passer quand je serai dans l'est -mes racines lointaines un peu oubliées-)
- pour accompagner les sens : du thé à l'orange et une crème à l'estragon ainsi qu'une belle bougie bleue.
Tout ce qui se voit, s'entend ou se mange a déjà été consommé !!
Mille mercis à ma swappeuse et à l'organisatrice.
Ah oui, j'ai gardé le suspens jusqu'au bout : j'ai eu la chance d'être gâtée par Esmeraldae, mais ceux qui la connaisse l'avaient peut être reconnue.

Quant à mon colis, j'ai choisi pour Briggy, le roman d'Indu Sundaresan dont l'intrigue s'appuie sur les quatre jours de mai 1942, qui foudroyèrent la paix d’un minuscule royaume au nord-ouest de l’Inde.

Résumé de l'éditeur : Des saris chatoyants, une forte odeur de jasmin et d’encens, des bracelets d’argent ternis, une poupée de bois, trois petits singes sculptés, une photographie... Voilà quelques-uns des trésors expédiés à une jeune Américaine, qui sont autant d’indices sur l’existence de la mère qu’elle n’a pas connue. Une lettre, jointe au colis, lui révèle le secret de sa naissance. Au fil des pages se dessinent l’histoire de Samuel, un soldat américain à la recherche de son frère porté disparu, celle de Mila, une jeune Indienne éprise de liberté, promise à un maharadjah, et celle d’un pays tiraillé entre l’occupant britannique, le désir d’indépendance et les soubresauts de la Seconde Guerre mondiale.

En guise de carnet de voyage, celui du grand voyageur, Patrick Boman. Avec Retour en Inde, il nous livre les notes prises au cours d’un voyage dans le sous-continent entrepris après une longue absence dans le pays, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il a subi des transformations majeures et inédites – mondialisation oblige. Ce journal détaillé, de Calcutta à Bombay via Chandernagor, Bénarès et Goa, tord le cou à de nombreux clichés, sur la misère inexorable ou au contraire le trop rapide enrichissement, les délocalisations, l’informatisation, les castes, les rapports entre les différents groupes, etc.

Son colis en reportage photos :

jeudi 10 décembre 2009

J'ai tué la princesse

En 2004, une jeune inconnue de 24 ans répondant au nom de Danuta de Rhodes, soi-disant styliste passionnée de littérature médiévale, publie en Grande-Bretagne un roman ayant pour sujet l'énorme traumatisme populaire causé par la mort accidentelle de la princesse de Galles.

Véronique passe une mauvaise soirée auprès de son amant et décide de rentrer chez elle en dépit d'un état d'ébriété avancé. Elle se réveille le lendemain l'esprit embrumé et ne se souvient de la nuit que par bribes. En ce matin du 31 août 1997, elle apprend aux informations le décès de Lady Di, puis la fuite d'un chauffard "à la Fiat Uno blanche" disparu sous le pont de l'Alma. Incapable de s'expliquer la carrosserie cabossée de sa voiture, identique à celle recherchée par toutes les polices de France, sa première réaction est de tenter de faire disparaître le véhicule compromettant.
Ce roman se lit comme un petit manuel de l'apprenti mécanicien-démolisseur.

Extrait de la présentation de l'éditeur
Le jour de leur arrivée, elles étaient allées à une soirée donnée par un ami de Phuong, étudiant lui aussi. La conversation avait immanquablement tourné autour de la consommation de viande de cheval et du gavage des oies. Les Anglais se méprennent toujours sur les sourires polis des Françaises à l'évocation de tels sujets, persuadés qu'elles sont sincèrement amusées [...]
Pour [Dan Rhodes], l'accident n'est que prétexte à une peinture hilarante et décalée des Français tels qu'ils sont vus par leurs chers voisins anglais. Des personnages plus loufoques les uns que les autres et des situations aussi improbables que drôles : voilà la recette secrète d'un auteur qui ne se prend décidément pas au sérieux.

lundi 7 décembre 2009

Hell

L'héroine de Lolita Pill s'auto-définit comme une pétasse dès la première ligne du roman. Riche et belle, elle appartient à la jeunesse dorée et désabusée qui hante les nuits parisiennes et elle traite sans pitié les jeunes gens qui tombent sous son charme autodestructeur. Hell est le nom qu'elle se donne.
Lorsqu'elle fait la rencontre d'Andrea, son double masculin, le couple semble hésiter sur le fil d'une possible rédemption mutuelle. Elle se laisse séduire ; il s'efforce de la divertir de son mal-être. Mais les démons de Hell sont les plus forts. Tragique comme le sont souvent les plus belles histoires.

vendredi 4 décembre 2009

Délires en noir

Présenté par Andrea H. Japp, ce recueil regroupe les trois lauréats d'un concours de nouvelles organisé en partenariat avec le centre Georges Pompidou, sur la base d'un incipit commun, également repris dans le corps de la nouvelle signée par l'écrivain Le chateau du rat.
Quatrième de couverture :
" L'homme hésita. Sur la place, la pluie qui n'avait cessé de tomber depuis le début de l'après-midi faisait briller les pavés en pente d'une lueur pâle. "
Ne vous étonnez pas si trois des quatre nouvelles composant ce recueil débutent par des phrases identiques. Il ne s'agit pas d'une erreur d'impression mais d'un exercice de style proposé par le Centre Pompidou, la Bibliothèque publique d'information, la Carte Jeunes et les Editions du Masque à des auteurs en herbe, dans le cadre d'un concours national d'écriture intitulé Délires en noir. Les trois meilleurs textes sélectionnés vous sont donc présentés ici, sous le parrainage d'Andrea H. Japp, membre du jury et auteur d'une nouvelle dans laquelle se sont également cachées les lignes livrées à l'inspiration des candidats..."

mardi 1 décembre 2009

La voleuse de livres

Quand la Mort raconte une histoire, on l'écoute... Ainsi, la Mort a rencontré la Voleuse de livres à quelques reprises et elle en a été intriguée. Quelques lignes et le ton est donné. J'ai été captivée par les premières pages feuilletées à la bibliothèque. La suite est plus inégale et finalement un peu décevante : au lieu du coup de coeur que j'attendais, cela n'est qu'une excellente lecture.
L'histoire se déroule entre janvier 1939 et 1943 en Allemagne, sur fond de montée du nazisme. La mère de Liesel et Werner Meminger, échouant à s'en occuper, doit les confier à une famille d'accueil. Dans le train qui les conduit à Munich, le petit garçon meurt : Liesel a remarqué la Mort venue recueillir son âme. Elle dérobe son premier livre à l'occasion de la mise en terre. Elève à problèmes, elle réussit néanmoins à apprendre à lire grâce à l'aide de son père nourricier.

mercredi 18 novembre 2009

Stéphanie Benson [5]

J’ai commencé par le meilleur de Stéphanie Benson à mon goût, Le loup dans la lune bleue, d’ailleurs récompensé par le prix Michel Lebrun de la ville du Mans en 1997. Elle est un auteur prolifique qui affectionne les histoires à suite et fait merveille dans un style plutôt noir.
Le loup dans la lune bleue est un livre dur où le sordide côtoie le sublime. Il traite de sujets difficiles - comme les affectionne l'auteur - la pédophilie, la toxicomanie. Mais comme c'est très bien écrit et sans voyeurisme outrancier, on lit ou plutôt on encaisse jusqu'au bout le tragique de vies détruites.

Sauf Al teatro dont j’attends de lire la suite avec grand intérêt, je trouve l’intrigue de ses romans policiers trop simpliste pour me donner envie de lire les séries complètes, même si leur univers - les menaces biologiques contemporaines - est intéressant : trafic de farines animales pour Carnivore express, algues tueuses génétiquement modifiée dans Requiem en bleu…

EPICUR 1, je trouve Carnivore express un peu simpliste mais agréablement écrit (six tomes parus).
Un homme traqué, portant une mallette menottée à son poignet, meurt dans la collision entre le train qui le conduit vers Londres et un convoi de marchandises transportant des fertilisants. Dans la nuit suivante, un des policiers chargés de l'affaire est "victime" d'un suicide, puis un pompier intervenu sur les lieux fait une chute mortelle. EPICUR, une agence rattachée à Europol missionne une équipe internationale pour élucider cet accident aux circonstances de plus en plus suspectes. Les enquêteurs ne tardent pas à remonter jusqu'à une grosse entreprise agro-alimentaire à laquelle l'inconnu du train avait rendu visite le jour de sa mort.

mardi 17 novembre 2009

Quintett, la chute


Une brillante machination ourdie par le fécond Franck Giroud et admirablement servie par le talent des différents illustrateurs.

La quatrième de couverture recommande de ne pas lire La chute avant les quatre volets précédents qui exploitent les points de vue de Dora Mars, Alban Méric, Elias Cohen et Nafsika Vasli.
Aucun des protagonistes cependant n'a toutes les clefs pour comprendre l'événement qu'ils ont vécu en commun et dont le dernier volume révèle les dessous insoupçonnables.

dimanche 15 novembre 2009

Sa Majesté des mouches

J'ai longtemps été intriguée par le titre de William Golding, sans me résoudre à le lire. Le rapprochement que font certains blogues entre Sa Majesté des mouches et Battle royale que je viens de finir, m'a finalement décidée.
S'il est vrai que l'auteur dans sa préface se déclare intéressé aux comportements développés par les enfants dans la liberté des jeux, j'ai trouvé finalement l'argument assez éloigné de Takami, sauf à s'appuyer sur la cruauté dont peuvent se montrer capables des adultes en herbe.
PS : La réponse à l'interrogation suscitée par le titre n'est apportée qu'à la fin du roman et rien ne permettait de l'anticiper.

jeudi 12 novembre 2009

Battle royale

Dans une république japonaise ultra-nationaliste, Koushun Takami imagine la mise en oeuvre du Programme [de défense nationale] destiné à toutes les classes de troisième : tous les ans, à la place de leur voyage d'études de fin de collège, cinquante classes tirées au sort sont placées dans un huis clos et les élèves jusqu'au dernier doivent alors affronter leurs anciens camarades dans un combat à mort qui ne laisse place qu'à un seul survivant par classe. Mais rien n'interdit qu'à une classe sélectionnée pour le jeu puisse appartenir un redoublant ayant déjà participé l'année précédente : au pire, cela pourrait corser les paris des organisateurs sur le vainqueur potentiel.
Un bouquin génial, Les dix petits nègres à la puissance 4, ça percute et même si c'est un pavé de plus de 800 pages, le plus gros volume de mon challenge que j'ai donc un peu hésité à l'entamer, une fois commencé, j'ai eu envie de le lire d'une traite et je ne regrette pas de l'avoir gardé pour la fin !
Je viens de voir le film, qui est loin d'égaler la finesse psychologique développée dans le roman : déçue...

dimanche 25 octobre 2009

Festival Ekwa

Plein de petites merveilles cinématographiques, notamment des courts métrages j'adore ! à découvrir lors du festival international du film [des pays riverains] de l'océan indien Ekwa.
Le prix du public a été remis à un film plutôt loufoque dont le jeu de l'acteur principal a vraiment fait réagir la salle : Le syndrôme de Stockholm, où un amoureux éconduit imagine reconquérir sa belle en la retenant en otage.
Et j'ai croisé l'invité d'honneur du festival Huggy-les-bons-tuyaux !

samedi 24 octobre 2009

Helene Hanff (2)

Helene Hanff, écrivain new-yorkais féru de littérature anglaise, est par ailleurs auteur de théâtre et de télévision. Dans 84, Charing cross road, elle reprend vingt années de correspondance avec les employés de la librairie londonienne où elle commande les éditions épuisées qu'elle convoite. Marks and Co est naturellement devenu son éditeur. C'est un livre, inclassable sauf dans la mégaliste du Blog-ô-trésors. Il vient à point après ma récente lecture de Virginia Woolf, où j'ai déjà croisé un certain nombre des références d'Helene Hanff. Un pan entier de la littérature anglo-saxonne encore à découvrir.

En dépit du titre, ce n'est pas de la Chick Litt. La duchesse de Bloomsbury street est la suite logique de 84, Charing cross road. Traversant enfin l'Atlantique, Helene Hanff découvre l'Angleterre qu'elle attend depuis vingt ans. Elle retrouve l'épouse et la fille de son correspondant chez Marks & Co, ainsi que des lecteurs enthousiastes et aux petits soins qui lui font découvrir Londres et ses environs.Tout la ravit ou l'étonne. Elle me fait un peu penser, à l'inverse, au récit de voyage de Colette découvrant New York. "La duchesse de Bloomsbury street" pour décrire avec ironie et son sens de l'humour particulier, l'attention et les attentions dont elle est l'objet. Elle visite tous les endroits rêvés où ses auteurs chéris ont passé. Après cinq semaines enchanteresses et alors qu'elle se prend au jeu des mondanités, les vacances ont une fin.

mercredi 21 octobre 2009

Vers chez les blancs

Un roman sur les écrivains, l'inspiration, la notoriété, la rivalité et aussi sur le sexe, le sexe, le sexe. Le pire de Philippe Djian à mon goût : je ne me souviens pas avoir eu autant d'ennui à finir 37,2 le matin ou Bleu comme l'enfer.
Vers-chez-les-Blanc est une localité suisse rattachée à la commune de Lausanne.

mardi 20 octobre 2009

La nostalgie de l'ange

Suzie Salmon, quatorze ans, a disparu au retour du collège sans laisser de trace. L'assassin avait préparé son coup et n'a laissé aucune piste exploitable par la police. Le corps, sauf un coude, n'est pas retrouvé ; pourtant, l'hypothèse du meurtre se confirme. Faute de preuves, l'inspecteur Len Fenerman finit par classer l'affaire. Mais le père de Suzie persiste dans ses soupçons envers un voisin bizarre et inquiétant.
L'esprit de Suzie, qui a été violée, puis égorgée et dissimulée profondément, ne parvient pas à quitter les lieux et continue à côtoyer ses père, mère, grand-mère, frère et soeur, proches amis. Le roman fait figure de journal intime post mortem, où la victime rapporte son point de vue au jour le jour. Le procédé littéraire employée par Alice Sebold est très intéressant en terme de narration et naturellement émouvant. Le personnage central, depuis l'instant où elle s'est laissée entraîner par son tueur, est devenue spectatrice impuissante et n'a plus prise sur le cours des choses.

dimanche 18 octobre 2009

Mémoires de porc épic

CONGO
Un porc épic ayant atteint l'âge vénérable de 42 ans trouve refuge au pied d'un baobab auquel il conte ses mémoires.
Certains êtres humains sont assortis d'un "double nuisible". Un porc épic se retrouve ainsi associé au jeune Kibandi, initié par son sorcier de père à l'âge de dix ans. Devenu adulte et assuré de son invulnérabilité, Kibandi multiplie les maléfices. Exécuteur des basses oeuvres de son maître, le porc épic répugne de plus en plus aux missions qui lui sont assignées. La mort d'un bébé innocent va entraîner la chute du jeteur de sort. Libéré du joug de son maître, le porc épic apprend alors la liberté.

Déroutée par l'absence de majuscule et de ponctuation, tentative qui si elle crée un style, rend le cours du livre très difficile à suivre et découd le propos, j'ai eu beaucoup de peine pour venir à bout de ce roman qui valut à Alain Mabanckou le prix Renaudot 2006.

samedi 17 octobre 2009

Conclusion du swap Explorateurs du temps

Youpi, le colis de Boréale est arrivé (je comprends maintenant son pseudo), tout bien choisi, commenté et très joliment emballé (j'ai peur que ma photo n'y rende pas justice). Bravo pour ta première participation et merci (aucun souci sur l'état des livres), ainsi qu'au commandant de bord.

Pilotée par Lhisbei, la manoeuvre répondait aux instructions suivantes :
- deux romans format poche destinés à explorer le temps : un pour le passé (uchronie, roman historique...), un pour le futur.
- une gourmandise d’époque … passée ou futuriste … à grignoter ou à boire...
- une objet surprise personnalisé qui pourra être fabriqué de vos mains si vous voulez.

Le colis contenait :
- pour le passé : Tim Powers, Les voies d'Anubis
- pour le futur : Wul, Nôo
- une boisson "en lien avec le précédent, propice au voyage spatio-temporel" : le Maté, un thé d'Amérique du Sud que je n'ai jamais goûté
et comme objet surprise, "un spécialiste des va-et-vient, ici et là, qui a traversé les époques"


samedi 10 octobre 2009

La fin du non-A

J'adorais la SF selon Van Vogt (Alfred Elton) et j'ai fait une consommation effrénée de ses romans durant l'adolescence. A la poursuite des Slans, l'histoire d'un jeune mutant en proie à la haine des "humains" jaloux de ses pouvoirs, fut sans doute l'un de mes préférés.
Je gardais aussi en bonne place dans mes souvenirs de lectures adolescentes, Le Monde des [non]Ā. C'est donc avec plaisir que j'ai découvert une suite, qui m'avait échappé, aux aventures de Gilbert Gosseyn I. Je le découvre donc sous la forme de son second avatar, Gilbert Gosseyn II. Les précédents épisodes me reviennent au fur et à mesure et je trouve drôle que le roman débute par le "réveil" du héros qui se souvient lui aussi peu à peu.
Mais je n'ai rien retrouvé en fin de compte de ce qui m'avait tant plu et je constate avec dommage que ce livre sonne pour moi la fin du Ā.


dimanche 4 octobre 2009

Le Fifai

Un festival dans sa treizième édition
Une expérience originale près des bassins du Port et des silos à sucre
Des fictions ou des documentaires rares, parfois inédits, beaux et forts, intenses et émouvants, intimistes mais pas voyeurs
Des films sur la musique, des films pour les images, des films qui font réfléchir
Des lieux décalés, un théâtre en plein air, un hangar, un vieux cinéma de quartier qui revit pour l'occasion.

vendredi 2 octobre 2009

Intelligence artificielle et autres histoires du futur

Brian Aldiss signe ici un recueil de (parfois très) courtes nouvelles d'anticipation/fiction dont la première Les supertoys durent tout l'été, ensuite complétée par deux autres Les supertoys quand arrive l'hiver et Supertoys les autres saisons, a donné lieu à l'adaptation de Stanley Kubrik.
Finalement réalisé par Steven Spielberg, le film I.A. ou les aventures d'un petit garçon qui ne réussit pas à se faire aimer de sa maman, pose les limites de l'intelligence artificielle.
Pour la science fiction, j'apprécie souvent de lire des anthologies ou des recueils de nouvelles, car la forme s'adapte bien au genre et cela me permet de découvrir et de comparer le style et les sources de nombreux auteurs. Je retrouve ce goût de la variété avec Brian Aldiss dans la forme d'expression mais si l'inspiration est souvent au rendez vous, l'intérêt reste variable et en définitive je n'ai pas vraiment accroché.

dimanche 27 septembre 2009

Le mangeur d'âmes

Nicobar Lane, mercenaire à la solde des plus grands zoos des galaxies, se lance sur les traces du mythique "Marchand de rêves". Il apprend que la créature est le dernier survivant d'une espèce intersidérale faite d'énergie pure, combattue par les Dornes de la planète Belore jusqu'à leur extinction réciproque.
Une histoire d'amour galactique, belle et inattendue, inspirée à Mike Resnick par le capitaine Achab et sa poursuite de la légendaire Moby Dick.

mardi 15 septembre 2009

Le circle challenge ABC

Je viens de m'inscrire à un swap d'un genre particulier, ainsi que l'auteur l'explique en trois points :
  • « le principe d'un challenge ABC est d'établir une liste de 26 livres dont l'initiale du nom de chaque auteur illustre l'une des 26 lettres de notre alphabet. Il s'agit ensuite de lire ces livres...
  • Et le principe d'un circle challenge est de réaliser une telle liste et de la confier à quelqu'un d'autre...
  • Et comme c'est un challenge ABC et bien nous pourrions fonctionner aussi avec la première lettre de notre pseudo, ainsi Anita passe à Bréman qui passe à Castor... Et ZoraLR passe à Anita !! Et la boucle est bouclée. »
Principe de liberté :
Comme le rappelle Daniel Pennac, nous avons toutes et tous :
  1. Le droit de ne pas lire.
  2. Le droit de sauter des pages.
  3. Le droit de ne pas finir un livre.
  4. Le droit de relire.
  5. Le droit de lire n'importe quoi.
  6. Le droit au bovarysme.
  7. Le droit de lire n'importe où.
  8. Le droit de grappiller.
  9. Le droit de lire à haute voix.
  10. Le droit de nous taire.
Ma présentation sur le blogue du challenge (Antépénultième) :
Bonjour,
Je suis contente de rejoindre le circle challenge ABC où j'occuperai une des dernières places de l'alphabet, avec mon pseudo XL.
J'ai comme passion, l'évasion, que je pratique essentiellement à travers les livres et les voyages. Je ne tiens guère en place ; j'ai vécu dans plusieurs pays et actuellement je suis installée à la Réunion avec mes deux plus jeunes enfants. Je suis fan de la toile car elle me permet de rester en contact avec tous mes amis dispersés. J'ai découvert la blogosphère il y a moins d'un an, par le biais des swaps.
Pour les livres, je suis tombée dedans toute petite : je lis presque tout ce qui me passe sous les yeux, je suis inscrite dans plusieurs bibliothèques, j'achète aussi les livres qui m'ont vraiment plu ou certains auteurs dont je suis inconditionnelle et surtout des BD ; mes goûts sont assez éclectiques et j'ai hâte de découvrir la liste qui me sera concoctée par mon binôme !

samedi 12 septembre 2009

Terrasse à Rome

Académie Française - Grand Prix du roman - 2000
Cet étrange roman de Pascal Quignard , écrit à la manière d'une étude biographique basée sur des sources historiques, écrites et iconographiques retrace la vie de Geoffroy Meaume, ami de Claude Gelée. Le personnage, né au XVIIème siècle en Lorraine, est mort à Utrecht, après avoir vécu à Bruges et Rome, où il acquit et pratiqua son art de graveur, spécialiste de l'eau forte et passionné de la manière noire.
J'aime beaucoup, à la fois le choix du sujet, la manière narrative, le style concis et les chapitres ultra courts, la description des estampes et la vision du travail de l'artiste.

jeudi 10 septembre 2009

Bleu Ritz

Un professeur de linguistique et de littérature comparée de Jacksonville découvre par hasard dans une villa d'Acapulco la cassette rapportant l'histoire de deux amants qui se sont perdus de vue. Lui qui n'a jamais publié que quelques articles érudits dans des revues spécalisées décide d'en faire un manuscrit qu'il propose à un éditeur, lequel est enthousiaste.
Le procédé narratif est usuel mais ne réussit pas toujours également : ici, Pierre Rey signe une très belle histoire d'amour écrite à la première personne et très judicieusement enrobée dans une narration portée par une tierce personne.

Pour Greg, cinquième fortune américaine, et Morgane, jeune australienne de 19 ans étudiante à la Sorbonne, l'amour sur fond de ciel et de mer méditarrannéens ne peut être que Bleu Ritz comme l'hôtel où ils se sont croisés fortuitement. Pourtant ils se sont quittés ou plutôt laissés échapper, chacun étant happé par sa propre vie, avant de se retrouver grâce à l'aide malicieuse et bienveillante du narrateur et aux indices détaillés fournis par le manuscrit.