Affichage des articles dont le libellé est ange. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ange. Afficher tous les articles

jeudi 15 janvier 2015

Histoires d'anges

Le sot de l'ange de Christopher Moore
Pine Cove en Californie est une parfaite et apparemment tranquille destination pour des vacances de Noël rurales. Pourtant, les habitants que nous croisons semblent tous plus ou moins allumés : le flic municipal planteur et fumeur de marijuana, sa petite amie, ancienne actrice qui se prend encore pour l'Amazone des terres inconnues, l'épouse divorcée du promoteur local et parfait sale type, qui tombe sous le charme VRP d'un ancien pilote d'hélico... Ajoutez à cela un chien barjo et une chauve souris géante, un gamin plein d'imagination qui assiste au meurtre du Père Noël et craint que la fête soit finie, un archange calamiteux qui pour exécuter son miracle de Noël ressuscite tout le cimetière voisin et des zombies affamés de cervelle humaine qui ne rêvent ensuite que d'aller faire un tour chez Ikea ! Le roman serait flippant s'il n'était pas tout simplement loufoque. J'y vois un hommage aux séries B qui ont enchanté mon adolescence et j'ai souri parfois, sans être franchement conquise par l'humour au second degré, mais je suppose que pour y trouver mon compte il m'aurait fallu en outre être amateur d'horreurs d'outre tombe et autres élucubrations cinématographiques assez bien évoquées dans le roman.
  • la 29ème session d'Un mot, des titres avec le tirage au sort de la proposition d'Ecumeuse : ANGE
  • challenge Lire sous la contraintela 18ème session de Lire sous la contrainte avec le thème choisi par Phildes (aidé de Valentyne) renvoyait aux mots "ciel, dieu, diable, ange, démon, Satan... jusqu'au 11 janvier 2015
Pour finir, un petit mot sur Les anges déchus tome 1 Hush, Hush de Becca Fitzpatrick - Portland OREGON
Je partage assez l'avis de Sayyadina au point que l'ayant lu depuis quelques années (le 4/4/12 exactement) je n'en ai jamais fini le commentaire. J'attendais bien plus de ce premier tome de la saga et sans doute beaucoup trop en raison des commentaires enthousiastes publiés sur les blogues. Plutôt que par l'intérêt de l'intrigue ou la belle figure d'ange ténébreux de Patch, j'ai donc été rattrapée par la banalité de l'histoire : un gars ambigu / une fille genre nunuche pleine d'atermoiements et... rien dans l'écriture qui permette à ce roman de tirer son épingle du jeu. J'avoue simplement que je trouve la couverture magnifique et que cela a joué dans mon achat mais je ne lirai pas la suite même si le résumé m'interpelle car je n'ai pas envie d'être de nouveau déçue.

 La révolte des anges de David Ghisdal (challenge coup de coeur 2012)

dimanche 11 mai 2014

Le portail de l'ange

L'auteur propose, en partenariat entre Livraddict et les éditions Slatkine m'a permis de découvrir l'un des romans de Sonia  Frisco  dont le résumé m'a tentée :

L'esprit humain est aussi puissant que dangereux... et il ne faut pas toucher à tout sans savoir ce que l'on touche.
Dans un univers où toutes sortes de forces s'entremêlent, dans un labyrinthe où la plus limpide lumière provoque aussi son ombre, le petit Justin est venu au monde pour amener un sourire... puis se taire à jamais.
Tout ce qui n'est pas prédateur est-il destiné à devenir proie ?
La belle saison était revenue. Un grand renouveau avait déferlé sur la Terre Mère, en un souffle puissant et neuf, le souffle de la naissance, celui de la création, de la vie et de l'éclat.
On l'appelait Printemps. Marta l'appela Justin.
Devant l'immense tout est permis pour rester en Vie.
Dans toutes les histoires, il y a ce qu'on nous dit et il y a ce qu'on entend.

Le roman est arrivé joliment emballé, comme un cadeau, accompagné d'un petit mot et d'un marque page assorti. J'apprécie énormément l'attention, mais ce n'est pas tout, car dans le paquet se cache un précieux présent  : le partage de ce merveilleux enfant qu'est Justin.
J'ai été séduite, emportée par l'histoire de Marta, l'incroyable Marta, si puissante et si fragile. Entourée de ses deux hommes, Joss le taciturne qui ne la comprend pas toujours mais l'aime inconditionnellement et leur petit Justin, si attachant, l'enfant du miracle puisque son oncle Gustavo s'était assuré que Marta ne pourrait jamais être mère.

J'ai aimé découvrir ce roman lentement, en m'imprégnant des impressions laissées par la créativité de chacun à sa façon, Justin qui découvre le monde, Marta qui l'enchante de ses conceptions architecturales ou Ignacio son jeune frère qu'elle guide subtilement dans cette voie. Marta se lance dans tout à corps perdu, elle ne sait pas se ménager, ni se modérer. Emerveillée par sa progéniture, mais parfois désemparée, sujette à des crises de doute, Marta trouve compréhension et soutien auprès du docteur Régent et de l'institutrice Julia Andrade. Une improbable rémission lui permet même de reprendre les papiers et les crayons remisés dans le garage et de modeler son jardin et sa maison à l'image des projets merveilleusement sensibles qui habitent son esprit.
L'histoire est racontée du point de vue de l'enfant qui interprète parfois difficilement le monde des adultes en dépit de sa précocité. Il ne m'a pas échappé que les initiales des Trinidad leur donnaient des airs de sainte famille et cela a renforcé l'effet de prodige produit par les exploits secrets de Justin. Mais mon imaginaire se serait satisfait de n'avoir aucune explication rationnelle trop précise et je regrette presque que le roman ne se soit pas clos avant l'épilogue, en me laissant apporter mes propres réponses aux énigmes soulevées par l'état de Marta, l'existence de Julien, l'intérêt de Julia, etc.
Merci  pour cet Echange

RDV entre ses lecteurs et Sonia Frisco sur Livraddict le 18 Septembre 2014 21:41:16 :
Chère XL,
En voilà une belle surprise à laquelle je ne m'attendais pas, mais alors pas du tout !
J'ai aussi hâte de "découvrir ma plume en italien" ^^
Merci pour votre très belle chronique sur Le Portail de l'Ange

vendredi 24 février 2012

La révolte des anges

Quatrième de couverture :
Je m’appelle Ariel.
Je suis un ange, un être spirituel, docile et simple, intermédiaire entre dieu et l’homme.
Mais le statut de messager des volontés divines m’est devenu insoutenable.
Depuis un moment, je ne supporte plus l’inactivité.
Mon statut d’ange immobile et inutile m’insupporte.
J’ai pris ma décision définitive un jour de Mars 2008.
J’empêcherai les horreurs sur terre par ma venue pour le bonheur des hommes.
Ariel a donc engagé la révolte des anges.
Mais le diable Ibis n’apprécie guère cette soudaine arrivée.
En ce mois de Mars 2009, Clémentine Duval la petite journaliste Française, Steve Ascot le détective privé et son frère Brian moine à Westminster vont devoir remettre leurs convictions au placard.
Ensemble, ils vont vivre une aventure qui va changer radicalement le cours de leur vie…
Préparez vous à la révolte !
Auteur : David Ghisdal
Éditeur : Je Publie
Infos : 232 pages

Le résumé est assez largement exhaustif ! Ibis Alastor est appelé un incitateur (l'imagerie classique a popularisé sa représentation par un petit diable rouge qui symbolise la mauvaise conscience) ; il s'oppose à l'action d'Ariel et Mummiah. Les humains sont Steve, Brian et Kate que les péripéties de l'histoire vont entraîner, à la recherche de preuves, de Londres à Paris et jusqu'en Galilée. Les détails pratiques sur lesquels repose la crédibilité de l'histoire ne sont pas convaincants.

Heureusement que je lis seulement vos avis sur La révolte des anges après coup, mais je dois dire que je ne vais pas le repêcher non plus. Je suis hélas assez d'accord avec le commentaire d'Agathe. J'ai moi aussi contribué à la sélection de ce roman, mais il ne sera pas mon coup de coeur. Pour les histoires gentillettes, il y a déjà un Marc Lévy, que je n'apprécie pas plus que ça. Pour un avis plus positif, c'est TheChouille
Lu le 24 février 2012

vendredi 18 février 2011

Le jeu de l'ange


Destination : Espagne
 Meilleur lire Etranger 2004 pour L'ombre du vent  
(tome précédent où le narrateur est enfant)

Je reprends mon billet depuis le début car j'ai perdu le version en cours lors d'une fausse manip' doublée d'une déconnexion intempestive (il n'y a pas que des avantages à vivre sous les cocotiers !)  
On a beaucoup parlé de L'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon, puis du suivant Le jeu de l'ange que Petite Fleur me propose de découvrir dans le cadre du circle challenge ABC 2011. Globalement, j'ai beaucoup de mal avec cette lecture et je n'accroche guère à l'histoire, ni à l'écriture.

Premier acte : La ville des maudits.
La mise en place de l'histoire et des personnages est finie. Ouf ! Sans grand enthousiasme, si ce n'était le challenge, je crois que je me serais arrêtée là...
L'inaction se passe à Barcelone dans les années 1920. David Martin a été recueilli gamin dans les locaux du journal La Voz de la Industria où il est devenu l'homme à tout faire. Enfant, puis adolescent passionné de lecture, il écrit à ses moments perdus. Grâce à la faveur de don Pedro Vidal, le chroniqueur vedette, il obtient du rédacteur chef M. Basilio un essai à la pige pour l'édition dominicale. Son histoire est un succès auprès des lecteurs et Les nuits de Barcelone deviennent une rubrique hebdomadaire .
Deuxième acte : Lux aeterna.
C'est le début d'une carrière prometteuse. Sous un pseudonyme imposé par contrat, David produit du roman-feuilleton au kilomètre, La ville des maudits. Il écrit sans trêve, ni repos au risque d'y perdre la santé, voire l'estime de ses rares amis, le libraire Sempère et Cristina, l'amie d'enfance dont il est secrètement amoureux, ainsi que don Pedro Vidal. A bout de forces après quelques années de ce régime, David veut reprendre sa liberté pour écrire son propre roman. A l'appel de Cristina, devenue la secrétaire de don Pedro, il retravaille en secret le manuscrit de la grande fresque historique dont il lui a soufflé le schéma et dans la rédaction duquel l'écrivain s'enlise. Les deux titres Des pas dans le ciel et La maison des cendres paraissent en même temps mais la presse encense l'un et méprise l'autre. Sempere lui fait alors découvrir le Cimetière des livres oubliés.
Troisième acte : Le jeu de l'ange
Puis Andreas Corelli, le patron des Editions de la Lumière lui fait une offre inespérée et troublante pour qu'il écrive « une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d'être tués, d'offrir leur âme ».  Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique du meurtre se met en place autour du malheureux David, qui est bien moins talentueux pour choisir ses éditeurs que pour écrire. Il cherche à en connaître un peu plus sur le passé de l'étrange maison qu'il l'habite et qui curieusement semble le relier à un autre écrivain décédé, à l'étrange ouvrage intitulé Lux aeterna qu'il a pris en échange de son roman au Cimetière des livres oubliés et à Corelli dont les pouvoirs semblent transcender le temps et l'espace. Particulièrement doué pour les ennuis, toutes ses tentatives le font tomber de Charybbe en Scylla.
Epilogue 1945 : où l'histoire repart en boucle ou presque !

Les romans écrits par David Martin sont eux aussi des fantastiques qui révèlent les noirceurs de la ville et de l'âme humaine. Par une mise en abîme qui aurait gagné à être plus explicite, on ne distingue plus très bien l'imaginaire de l'auteur Carlos Ruiz Zafon de celui de son personnage d'écrivain. Il y a énomément de longueurs, beaucoup trop de redites et le style plutôt lourd manque de correction : l'ensemble aurait gagné à être racourci et allégé. La seule chose qui sauve le roman à mon avis et mérite que je l'aie lu avec plus de satisfaction à la fin qu'au début sont les descriptions amoureuses d'une Barcelone aux multiples facettes, personnage à part entière, désespérée et intrigante, exubérante et secrète. Je reste néanmoins peu convaincue des raisons de l'immense succès qu'il a rencontré à sa sortie. Il a surfé sans doute sur la vague des amateurs de romans noirs fantastiques.

Extrait qui, par la voix de deux protagonistes, David Martin et l'inspecteur Grandès qui l'interroge pour meurtre, résume assez bien l'histoire (pp. 480-483) :
Par où voulez vous que je commence ?
- C'est vous le narrateur. Je vous demande seulement de me dire la vérité [...]
- Mes paroles me firent voyager dans un temps que je croyais perdu, la nuit où mon père avait été assassiné à la porte du journal. J'évoquai mes jours à la rédaction de La Voz de la Industria, les années pendant lesquelles j'avais survécu en écrivant des histoires fantastiques, et cette première lettre écrite par Andreas Corelli me promettant de grandes espérances. J'évoquai cette première rencontre avec le patron au Réservoir des Eaux et ces jours où la certitude de la mort était mon unique horizon. Je lui parlai de Cristina, de Vidal et d'une histoire dont n'importe qui aurait pu prévoir la fin, sauf moi. Je lui parlai de ces deux livres que j'avais écrits, l'un sous mon nom et l'autre sous celui de Vidal, de la perte de ces misérables espérances et de cet après midi où j'avais vu ma mère jeter à la poubelle la seule chose que je croyais avoir réussie dans ma vie. Je revins dans cette maison près du parc Güell, la nuit où le patron m'avait fait une proposition que je ne pouvais refuser. J'avouai mes premiers soupçons, mes recherches sur l'histoire de la maison de la tour, sur l'étrange mort de Diego Marlasca et le filet de faux semblants dans lesquels je m'étais trouvé pris [...] 
- J'ai entendu comment, moribond et désespéré, vous avez passé un accord avec un éditeur parisien plus que mystérieux dont nul ne sait rien et que personne n'a jamais rencontré, pour lui inventer, selon vos propres paroles, une nouvelle religion en échange de cent mille francs français, et cela pour découvrir ensuite que vous étiez victime d'un sinistre complot où seraient impliqués un avocat qui a simulé sa propre mort il y a vingt cinq ans afin d'échapper à un destin qui est aujourd'hui le vôtre, et sa maîtresse, une chanteuse de cabaret tombée dans la mouise. J'ai entendu comment ce destin vous a conduit à plonger dans le piège d'une maison maudite où avait déjà été pris votre prédécesseur Diego Marlasca et comment vous avez découvert que quelqu'un vous suivait en assassinant ceux qui pouvaient révéler le secret d'un homme qui, à en juger par vos propos, était presque aussi cinglé que vous.

lundi 19 avril 2010

Le sourire de l'ange

Je n'ai pas grand chose à ajouter à la présentation éditoriale de ce thriller de Joyce Carol Oates publié sous le pseudonyme de Rosamond Smith : " Un visage avenant, un esprit brillant : Colin Ash, vingt-sept ans, recueille tous les suffrages au sein de la haute bourgeoisie de Boston. Or, chacun ignore qu'il note le détail de ses forfaits dans un registre bleu. Dorothea Deverell, la veuve dont Colin s'est épris, découvrira que, derrière son sourire d'ange, se cache un être inquiétant... "
Une lecture agréable mais dont le dénouement est un peu trop attendu, puisque tout est quasiment révélé dès le début : l'intrique y perd beaucoup en intérêt.

mardi 20 octobre 2009

La nostalgie de l'ange

Suzie Salmon, quatorze ans, a disparu au retour du collège sans laisser de trace. L'assassin avait préparé son coup et n'a laissé aucune piste exploitable par la police. Le corps, sauf un coude, n'est pas retrouvé ; pourtant, l'hypothèse du meurtre se confirme. Faute de preuves, l'inspecteur Len Fenerman finit par classer l'affaire. Mais le père de Suzie persiste dans ses soupçons envers un voisin bizarre et inquiétant.
L'esprit de Suzie, qui a été violée, puis égorgée et dissimulée profondément, ne parvient pas à quitter les lieux et continue à côtoyer ses père, mère, grand-mère, frère et soeur, proches amis. Le roman fait figure de journal intime post mortem, où la victime rapporte son point de vue au jour le jour. Le procédé littéraire employée par Alice Sebold est très intéressant en terme de narration et naturellement émouvant. Le personnage central, depuis l'instant où elle s'est laissée entraîner par son tueur, est devenue spectatrice impuissante et n'a plus prise sur le cours des choses.