Bobby se souvient de l'année où il a quitté, désespéré, son grand-père et la ferme familiale où avaient grandi et travaillé plusieurs générations. Son père a décidé d'aller s'installer de l'autre côté des montagnes Allegheny, afin d'accéder à une meilleure vie en ville et d'envoyer son fils à l'école. La grand-mère n'a pas survécu au choc de leur départ et est décédée le lendemain. Le grand-père a résisté huit années supplémentaires sans cesser de penser un seul jour à son petit-fils. En dépit de leur "secret" et de sa promesse, le gamin n'a pas écrit à l'aïeul chaque semaine et avec ses parents, ils ne sont jamais retournés sur leurs terres, laissées en fermage. Bobby comprend avec le recul la richesse de cet héritage humain légué par le vieil homme à la veille de leur séparation. Cette déchirure est marquée par le passage abrupt du flamboiement de l'été indien aux premières neiges d'un hiver précoce qui précipite leur départ en voiture.
Truman Capote, dont j'apprécie le style et la pertinence tant dans ses nouvelles Petit déjeuner chez Tiffany que, et même plus encore, dans son roman De sang froid, livre à son habitude une réflexion pleine d'égards et un témoignage aigu des mutations de l'Amérique profonde au mitan du XXème siècle.


50 billets, 50 états
VIRGINIE OCCIDENTALE
2 commentaires:
Je ne connais l'auteur que de nom. Jamais rien lu de lui.
Merci pour cette participation à mon challenge et bonne nuit.
Hop, billet ajouté !
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