Premier volet d'une trilogie signée Patrick Ness, Le bruit du couteau présente ce Nouveau Monde où tout fait bruit : les pensées des hommes, les animaux et même les choses bruissent d'une cacophonie ininterrompue. Le mal viendrait d'un virus répandu par les Spackles, les premiers habitants de ce monde et aurait causé la mort de toutes les femmes.
Todd Hewitt est le dernier garçon de Prentissville qui doit accéder à la majorité dans un mois, pour ses treize ans, au cours d'une initiation par laquelle sont déjà passés tous les habitants de la communauté. Sa mère l'a confié à Ben et Cillian pour qu'ils l'élèvent et le protègent.Au cours d'une promenade aux limites de la ville, Todd découvre une créature dont ne filtre que du vide, aucune pensée. Il hésite devant l'inconnu, s'agit-il d'un Spackle rescapé ou d'une fille ? Viola est la seule survivante d'un vaisseau de reconnaissance mais le prédicateur du village, Aaron, bien décidé à s'emparer d'elle, nourrit de noirs desseins. Les deux enfants se lancent dans une fuite en avant, exténuante et vouée à l'échec.
J'ai moyennement aimé ce roman, pourtant entré cette année dans le classement du Baby challenge SF à un rang élevé. Il s'agit d'une sorte de roman d'aventures doublé d'une initiation, mais les rebondissements se font un peu attendre et ils passent des pages et des pages à courir presque sans manger ni dormir. C'est assez peu crédible, et encore moins les multiples réapparitions d'Aaron, horriblement défiguré mais toujours vivant, et là le registre serait plutôt l'épouvante.
Une des originalités vient du traitement graphique des sons dans les pages du roman : bruits représentés par des amas de mots juxtaposés et superposés, cris en majuscules, accents traduits par des néologismes ou des orthographes fantaisistes, une sorte de parler analphabète dont je n'ai pas saisi l'intérêt.
Lu le 20 avril 2014
La théorie du chaos
challenge numérique catégorie math'en mots
fractales et Poincaré sont à la base de ce roman policier de Leonard Rosen
Lu le 22 juin 2014
Edit du 7/7/17 : je ne me souviens même plus de ma lecture, heureusement il y a le blogueextrait du résumé éditeur
La Théorie du Chaos est un plaidoyer pour la nature humaine, fondamentalement irréductible à tous les modèles mathématique, statistique ou économique dans lesquels on tente en permanence de renfermer. C'est surtout un magnifique roman d'intrigue et de suspense, d'une rare intelligence.
Avec ce premier roman salué par une critique unanime, Leonard Rosen introduit les mathématiques dans l'univers de John le Carré. Professeur à Harvard et à Bentley, il vit dans le Massachusetts et collabore au Boston Globe. La Théorie du chaos est son premier roman.
2 commentaires:
Bonsoir XL, en lisant ton billet, je me dis qu'il faut que je ressorte La théorie du chaos de ma PAL où elle est depuis un moment. Merci pour le rappel. Bonne soirée.
merci ! c'est une façon d'écouler mes billets en retard... je les regroupe par thème.
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