Les résultats sont publiés et devinez qui est le grand gagnant auprès des blogo-lecteurs participants ? Je vous laisse le découvrir !
Quand je me suis inscrite à l'opération que PriceMinister organise autour des romans de la rentrée littéraire, je n'ai pas beaucoup hésité sur le titre qui me tentait parmi la douzaine proposée : sous une magnifique couverture empruntée à Gustav Klimt (un de mes peintres préférés), le texte d'un auteur lorrain que je voulais lire depuis très longtemps.C'est maintenant chose faite et je ne suis pas déçue. Plus même, la découverte m'a permis de beaucoup apprécier la qualité de plume de Philippe Claudel et de vouloir poursuivre mes lectures. En bonne nancéienne, Le café de l'Excelsior est son titre qui me parlait le plus et qui figure d'ailleurs dans ma Làl, plutôt que d'autres apparemment plus austères comme Les âmes grises.
Je remercie chaleureusement PriceMinister pour ce partenariat de qualité.
De la même manière que Philippe Delerm distille sa Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, Philippe Claudel entraîne à un voyage olfactif parmi les souvenirs d'enfance. Il sème la route de son lecteur de minuscules madeleines de Proust qui font remonter à la surface des sensations enfouies. De Nancy où il est né (moi aussi) à Dombasle où vit sa famille (presqu'à côté pour la mienne) en passant par les villages alentour égrainés le long des routes secondaires, les chapitres dessinent le paysage d'une Lorraine oubliée.
Classés en un abécédaire personnel qui porte la trace de son passé, les mots m'évoquent, pour certains, une communauté de souvenirs. Mobilisés par quelques phrases qui servent de déclencheur, ciselés par des termes justes et choisis, resurgissent à ma mémoire, les odeurs du terroir, les effluves de cuisine, les senteurs associées au passage des saisons, un florilège de choses surannées au parfum de nostalgie : l'âge perdu de l'enfance. En un livre très intime où il se livre, l'auteur atteint au collectif, à l'universel.
Je vote avec la note maximale 20/20 pour Parfums de Philippe Claudel. Le bilan des matchs de la rentrée littéraire très bientôt sur PriceMinister.
Résumé éditeur :
En 63 textes, d’« Acacia » à « Voyage », Philippe Claudel évoque autant de parfums de l’enfance et de l’adolescence. Chaque évocation fait resurgir un monde oublié, dont certaines traces demeurent : l’après-rasage du père, la crème solaire de la mère, les cheveux soyeux des premières amoureuses, les Gauloises et les Gitanes, la cannelle des gâteaux et du vin chaud, le charbon qui réchauffe, l’encre de l’écolier, le foin des champs, le pull-over de l’oncle… Des senteurs douces ou âcres, simples ou raffinées.
Au fil du récit, se dessine un paysage de sapins, de champs à la terre noire et de rivières, et revit un monde de gens simples et vrais, pour lesquels leur lit de naissance est celui de leur mort.
Lu le 4 décembre 2012
2 commentaires:
je suis contente que ce soit lui car c'est un auteur que j'adore. Les âmes grises et La Petite fille de Monsieur Linh restent pour moi les meilleurs mais j'ai celui-ci sur mon bureau et ne l'ai pas encore ouvert ;) A bientôt donc pour un billet !
il se déguste en effet !
bonne découverte et bonne année
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