dimanche 26 novembre 2017

Une enquête du commissaire Antoine Marcas

Challenge ABC polar : Lettre R comme Giacometti et Jacques Ravenne, les co-auteurs de la série mettant en scène un commissaire de la police criminelle et franc maçon : frère Marcas.
Entraîné à Avignon pour une perquisition d'apparence banale dans une fondation soupçonnée de trafics d'antiquités égyptiennes, il ne s'attend certainement pas à faire une expérience de mort imminente (EMI ou near death experience en anglais).
Dans ce roman dosant savamment l'ésotérisme contemporain et ses fondements issus de la révolution religieuse instaurée par le pharaon Akhenaton, l'oxymore Lux tenebrae revient constamment, pour questionner et perturber les limites entre la lumière et les ténèbres, la vie et la mort, le temporel et l'éternel.

mardi 21 novembre 2017

Lectures BD du mois

Je reprends ce RDV un peu laissé en suspens !

Le grand mort, tome 7 : ça dure, ça dure, la route est longue vers les retrouvailles, que ce soit au fin fond de la Bretagne, ou de l'autre côté du passage, mais je ne me lasse pas de l'histoire de Blanche, car scénario et dessin sont toujours aussi bien

Le grand Mort tomes 5 et 6, Loisel, Mallié,
Blanche en Bretagne et Sombre dans le petit monde, les deux enfants de Macare, la prêtresse hermaphrodite qui s'est accaparé la connaissance, coopèrent à semer le chaos sur terre, tandis que Gaëlle et Pauline, la mère de Blanche s'efforcent de rallier le village d'Erwan depuis Paris. L'histoire reste aussi intéressante et chaque épisode développe un peu l'épopée des trois parties qui doivent se joindre un jour...
Lus en mars 2016

Largo Winch, tome 22, avec une nouvelle équipe, mais un succès intact pour le milliardaire en jeans et ses sympathiques et fidèles lieutenants

Astérix, La transitalique, un peu moins drôle que certains albums historiques, mais la ligne éditoriale est respectée

Les quatre soeurs d'après Malika Ferdjouk : Cati Baur au dessin donne un visage aux filles de la Vill'Hervé, BD très réussie et personnages attachants.

Quatre soeurs : tome 1 Enid
Orphelines depuis peu, les soeurs Verdelaine vivent à la Vill'Hervé, une grande maison en bord de mer. Enid, c'est la plus jeune, celle qui ne comprend pas vraiment les choses de l'amour, celle que personne ne croit quand elle dit qu'elle a entendu un fantôme hurler dans le parc. Ni Geneviève, ni Hortense, ni Bettina... Pas même Charlie l'aînée qui s'occupe de toute la petite tribu.
J'ai tenté de lire la série de Malika Ferdjouk, en espérant y retrouver ce qui m'avait tant plus dans Les quatre filles du docteur March, mais je n'avais pas accroché au style très marqué jeunesse et je n'ai pas poursuivi. La BD qu'en a tiré Cati Baur garde toute la fraîcheur du roman et je trouve qu'elle donne à voir les quatre soeurs qui sont en fait cinq, comme les trois mousquetaires, telles qu'on a envie de les imaginer.

Les Schtroumpfs
Séance nostalgique mais jamais morose avec Peyo et la découverte de deux albums :
Le Schtroumpf financier qui explique les déboires de l'économie monétaire à partir du petit monde des Schtroumpfs et un tome des Schtroumpferies qui rassemble des strips humoristiques illustrant la vie du village au quotidien.

dimanche 19 novembre 2017

Challenge ABC Policier/Thriller 2018

C'est un challenge dont j'aime le principe et sous la forme suivante, il est non contraignant puisqu'il s'adapte à mes lectures.
Le principe du challenge ABC :
Lire 26 romans de genre policier/thrillers/romans noirs/à suspense… entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2018, selon le principe de 1 lettre = 1 auteur.
Je me réinscris en 
Catégorie 2 : Challenge FreeStyle
26 lettres / 26 auteurs et 26 titres à choisir en cours d’année au fur et à mesure : vous avez le droit à 3 tricheries, à 3 BD/manga/album…
Bonus personnel 1 :
Chaque mois un thème, respect d’au moins la moitié des mois, mois au choix, au fur et à mesure tant qu’à la fin de l’année, 6 mois ont été validés.
Les thèmes :
Janvier : Auteur nordique
Février : Lire des auteurs de A à M
Mars : Un titre avec une partie du corps / Michel Bussi
Avril : Une fleur/ arbre ou animal sur la couverture / Fred Vargas ou Arnaud Delalande
Mai : Auteur américain
Juin : Un « historique »
Juillet : Auteur français
Aout : Lire des auteurs de N à Z
Septembre : Un roman de sagas ou personnage récurrent
Octobre : Tueur en série
Novembre : Un ebook
Décembre : C’est Noël (un roman qui se déroule en hiver, ou pendant les fêtes, ou une couverture…)
1/2
Bonus personnel 2 :Choisir pour sa liste UN thème complet :
La moitié d'auteurs étrangers

mercredi 15 novembre 2017

Mémoire trouble

challenge ABC polar : U
une lettre difficile car je n'avais rien ni dans la PàL, ni dans la WL, mais Lisa Unger m'a été conseillée par plusieurs d'entre vous et je ne le regrette pas.
J'ai choisi de lire ce livre sans l'emprunter car j'aime venir en bibliothèque, et dans cet ancien abri de marin, je suis assise face à la mer !
Annie Powers, mariée à Gray et mère d'une petite Victory, semble avoir tout pour être heureuse, mais le lecteur sait dès le début qu'elle est dans un pétrin épouvantable, obligée de fuir en cargo, sur une mer démontée alors qu'elle craint l'eau. L'affaire se corse progressivement, alors que le mystère autour de son changement d'identité se renforce et que les ombres du passé reviennent la hanter. Les deux histoires se répondent : Ophélia en fuite qui tente d'échapper à un danger inconnu du lecteur et Annie dont les souvenirs d'une ancienne vie remontent peu à peu à la surface.
Je trouve beaucoup d'intérêt dans ce suspense...

Le doute entre le dédoublement de personnalité et le changement d'identité est perpétuellement entretenu, le mythe d'Ophélie est sous-jacent, mais il est tellement effleuré qu'il en devient imperceptible. Le roman se lit bien,  je m'aperçois toutefois, qu'à peine refermé, ne m'en reste rien de remarquable.

mardi 14 novembre 2017

Titres en SUCRE


Merci à Priceminister pour l'arrivée de Sucre noir de Miguel Bonnefoy, sur un repérage de Leiloona. Ce n'est pas la première fois que je mets cet auteur dans ma LàL, mais c'est la bonne. à bientôt !
Petit rappel : pour pouvoir participer aux matchs de la rentrée littéraire, il faut choisir 3 titres dans une liste donnée et, si on a la chance d'être tiré au sort, on reçoit un des livres sélectionnés.

ill. : du sucre noir de la Befana - origine : Naples




Présentation éditeur :
Dans un village des Caraïbes, la légende d’un trésor disparu vient bouleverser l’existence de la famille Otero. À la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l’ambitieux Severo Bracamonte, vont croiser le chemin de Serena Otero, l’héritière de la plantation de cannes à sucre qui rêve à d’autres horizons. Au fil des ans, tandis que la propriété familiale prospère, et qu’elle distille alors à profusion le meilleur rhum de la région, chacun cherche le trésor qui donnera un sens à sa vie. Mais, sur cette terre sauvage, la fatalité aux couleurs tropicales se plaît à détourner les ambitions et les désirs qui les consument.
 
Avant de lire le résumé, j'ai aimé la couverture. Je ne regrette pas d'avoir fait confiance au choix de Leiloona, j'ai découvert un superbe texte qui me permet de valider le Vénézuela pour mon Tour du monde littéraire. Binational, l'auteur a choisi le français comme langue d'écriture et le moins que je puisse dire c'est qu'il la manie en virtuose, tout en puisant aux sources de l'inspiration sud-américaine.
COUP DE COEUR 

Le premier chapitre ouvre la narration sur une sorte de conte fantastique, qui m'a rappelé Les contes d'amour, de folie et de mort d'Horacio Quiroga. La légende du célèbre et sanguinaire flibustier Henry Morgan (1635-1688) et de la disparition de son non moins fabuleux trésor  (comme celui de Labuse à La Réunion) alimentent ce récit et enflamment l'imaginaire de nombreux chercheurs d'or et autres découvreurs de trésors. Mais tant par le sujet que par le style peu réaliste de ce chapitre, l'existence du trésor semble peu plausible. Cependant, j'aurais aimé que le chapitre dure et soit plus développé parce qu'il possède un pouvoir évocateur, visuel et poétique, surprenant.
Par la suite, de courts chapitres plantent rapidement la situation, comme autant de nouvelles consices qui racontent de mini-histoires à l'intérieur du roman. Derrière les artifices d'une écriture limpide, l'auteur parvient à distiller les composantes de caractères puissants, complexes et passionnants. Le roman contient aventure, amour, légende et tous les ingrédients d'une grande saga familiale.
Je pense que Miguel Bonnefoy n'a pas pris le titre Une vie parce que c'était déjà fait par Maupassant, mais j'ai retrouvé en Serena Otero la même force incroyable de s'opposer à un destin contraire qui me fait vibrer pour ces sortes d'héroïnes. Elle paraît d'abord effacée et même si elle a du tempérament, elle semble au début pouvoir se résigner à vieillir sans heurt ni secousse. Mais un jour, Severo Bracamonte croise la route qui mène à la ferme Otero et parvient à séduire le père qui lui accorde gite et couvert afin qu'il puisse poursuivre la recherche de l'improbable trésor enfoui. Serena est immédiatement désabusée par ce prince charmant longtemps espéré et bien mal parti pour prendre son coeur. Les prénoms de Serena et Severo, qui correspondent à des adjectifs, ne doit certainement rien au hasard.
J'ai aimé que le texte soit plein de clefs, qui en enrichissent la lecture et promettent une relecture approfondie encore plus intéressante. Rien n'est inutile ou gratuit dans la construction narrative et même s'il semble insignifiant, tel personnage secondaire bien campé, comme la vieille qui revient tous les ans à la date anniversaire pleurer le deuil de son mari, se révèle indispensable dans la composition finale.
Enfin, le contexte des Caraïbes, que je retrouve pour la seconde fois en une courte période, la culture de la canne et la distillation du rhum, forment un riche terreau au développement de l'histoire de Serena, qui soulève une question existentielle sur la richesse et questionne la part de rêve en tout un chacun.

Thebookcarnival partage sa rencontre avec l'auteur

une mise en scène sympa de sa lecture par MarieJuliet


samedi 11 novembre 2017

Elastique nègre

Candidat de la sélection pour le Prix du Goéland Masqué 2018, qui récompense un premier roman noir ou policier, Stéphane Pair entraîne le lecteur dans une énigme policière en terre guadeloupéenne. Sous un titre détonant (car peu transparent même après lecture et politiquement incorrect), Elastique nègre raconte les destinées croisées d'une blonde miss américaine et d'un jeune dealer ambitieux qui veut se hisser au niveau de la pègre internationale.


extrait de la 4ème de couverture :
Des squats de Pointe-à-Pitre au volcan endormi de Montserrat, de Key West à Sainte-Lucie, une immersion envoûtante dans un monde où la beauté animale n'a d'égale que l'obscure la bestialité qui sommeille au fond des hommes.

L'action se déroule parmi la faune des bas quartiers de Vieux-Bourg. Les points de vue des différents protagonistes, au total huit narrateurs, alternent au fur et à mesure des chapitres, chacun présentant sa version des événements en un camaïeu complexe de sentiments et d'attitudes.
Le simple petit pêcheur de crabes qui a découvert le cadavre souhaite garder son joli secret caché dans la mangrove. Le jeune chef de gang Vegata s'ennuie et veut faire ses preuves auprès de Tavares, narcotrafiquant caribéen qui vit entouré de luxe à bord d'un yacht ancré au large ; il est aussi l'amant en titre de la sublime Lize. Gardé, lieutenant-colonel de la police souhaite un coup d'éclat pour redorer son blason auprès des beautés locales. Le pêcheur Aimé a vu, entendu et compris beaucoup de choses, mais il sait surtout se taire. Tous rêvent d'une vie meilleure. La prise de parole de chaque personnage est rendue de manière différente et la chronologie qui découle des différentes interventions est déroutante, pourtant, cela traduit bien les méandres des affaires humaines. Le style, qui emprunte beaucoup au parler créole, est séduisant. Certaines pages sont d'une amère poésie, comme celle où Tavares confie ses souvenirs touchant à certains événements de l'histoire locale. La tragédie universelle des amants désassortis se joue dans les pages de ce roman peu commun et se conclut sur une explication qui lève toute ambiguïté.

dimanche 5 novembre 2017

Lire sous la contrainte

35 ème thème donc ! Je commence à manquer d'idées. On pourrait reprendre les thèmes du début, mais j'aime bien changer, alors, je me suis creusé la tête (très profondément) et j'ai trouvé : "Aucune  voyelle dans le titre" ! Allez, je plaisante, c'est quasiment impossible. Je pensais à une contrainte "sans e", mais c'est très compliqué aussi. 
Alors, finalement, voilà la contrainte : 
challenge Lire sous la contrainte
Les titres des romans que vous lirez devront donc comporter le verbe être sous toutes ses formes (infinitif, verbe conjugué, auxiliaire). Comme j'anticipe vos questions : "Oui,  les expressions comme "c'est", j'accepte aussi." D'autres questions ? La date pour la remise des copies? Nous allons jusqu'à Noël maintenant. Nous disons donc 24 décembre.
Les résultats de la contrainte " sans apostrophe " est en ligne chez Phildès

Nuala OFaolain-On-sest-deja-vu-quelque-part---Les-Memoires-accidentels d'une femme de Dublin
Katherine Oldmeadow-Si-cest-une-fille
Patrick Lapeyre-La-vie-est-breve-et-le-desir-sans-fin
Henri Courtade-Loup-y-es-tu ?
René Fallet-Le-beaujolais-nouveau-est-arrive

jeudi 2 novembre 2017

40 ème Festival du film italien - Villerupt

Veleno
Cuando sei nato, non ti puoi piu nascondere
Easy
Fortunata

mercredi 1 novembre 2017

Laver les ombres


Au départ, un roman qui arrive dans ma PàL de manière impromptue, trouvé dans une boîte à livres, une collection qui me déçoit rarement, une couverture très sombre, une silhouette sur fonds bleu qui m'évoque le style d'un vase grec antique à peinture rouge, mais ne m'apprend rien sur le contenu auquel je peux m'attendre, un nom connu pourtant : Jeanne Benabeur et l'envie de me lancer à la découverte de cet auteur
Très vite, la surprise des mots, du traitement et du thème, une femme montrée luttant au corps à corps, contre l'air, la pesanteur, mais aussi de façon plus souterraine, contre un passé, des non-dits de l'enfance, une peur sourde qui transpire de l'évocation de ses relations avec sa mère
Au final un enthousiasme certain pour ce court texte, exigeant, âpre, qui se mérite pour révéler ses beautés intérieures.
Il est parti vers Unchocolatdansmonroman qui souhaitait le lire.


dimanche 22 octobre 2017

L'ironie du sort

Entre uchronie biographique et application de la théorie du chaos, Paul Guimard explore différentes pistes à partir d'un infime battement d'aile de papillon : le démarreur capricieux d'une traction devant la Kommandantur de Nantes pendant l'Occupation et ses répercussions sur les protagonistes de l'histoire. La langue est magnifique, précise et d'une apparente simplicité. Le texte tresse subtilement les fils d'existences qui s'ignorent et n'imaginent aucunement que leur destin se joue à 11 heures du soir, en ce 11 septembre 1943, sous une porte cochère du cours Louis XVI. L'auteur retrouve des lieux de sa ville de naissance

challenge Lire sous la contrainte : APOSTROPHE

vendredi 20 octobre 2017

Les menhirs de glace - Icehenge

challenge des nombres - 8 - Les planètes : PLUTON
Les menhirs de glace installés au pôle de Pluton en un cercle qui rappelle les pierres levées de Stonehenge représentent une énigme pour la communauté martienne émigrée de la Terre depuis plusieurs générations. En trois parties construites autour de trois personnages et trois périodes successives, Kim Stanley Robinson propose un voyage à travers le système solaire, mais se garde d'apporter des réponses définitives, ce qui ne rend que plus attrayant ce roman fascinant.

résumé :
Les progrès de la médecine ont donné à l'humanité une espérance de vie moyenne de six cents ans, qui sera sans doute bientôt prolongée jusqu'à mille. Mais la mémoire n'a pas suivi : n'y subsistent que les souvenirs les plus récents, ceux qui couvrent l'étendue d'une durée de vie jadis " normale ". Dans ces conditions, que devient l'histoire, lorsqu'elle est écrite par des gens qui l'ont à la fois vécue et oubliée ?

De la belle SF, j'avais déjà apprécié la trilogie : Mars le rouge, la verte, la bleue

samedi 14 octobre 2017

Une enquête du superintendant Kwan Chun-dok

Reçu lors du swap Tour du monde Chine, Hong Kong noir me permet d'honorer la lettre H du challenge ABC polar :
Hong Kong, 2013. L’inspecteur Kwan Chun-dok, véritable légende de la police, surnommé par ses collègues « le Divin Détective », est mourant. Des années durant, il a traqué les criminels sans faire de vagues, indifférent aux nombreux bouleversements qui ont secoué le pays. Et aujourd’hui son partenaire, l’inspecteur Lok Sui-min, vient lui demander une dernière fois son aide pour une enquête particulièrement délicate. Une enquête qui le ramène des années en arrière, à l’époque où il faisait ses armes au sein de la police hongkongaise et cherchait à mettre un des plus dangereux mafieux des triades derrière les verrous.
Dans une construction astucieuse dont il s'explique en Postface, Chan Ho-kei parvient à présenter six courts romans qui répondent aux règles du genre, tout en parcourant à rebours et sans aucun artifice apparent, cinquante années de l'histoire sociétale de Hong Kong, les dernières de l'occupation britannique avant la restitution à la Chine.
  1. La vérité entre le noir et le blanc (coma utile)
  2. L'honneur du prisonnier (guerre psychologique contre guerre des gangs)
  3. Le jour le plus long (évasion modèle)
  4. La balance de Thémis (Les ripoux)
  5. Terre d'emprunt (enlèvement fictif, cambriolage efficace)
  6. En sursis (attentats à la bombe et terrorisme anti-britannique)
Ce titre de France Gall me trotte dans la tête depuis le début et il va particulièrement bien avec la deuxième histoire :

vendredi 13 octobre 2017

7 couleurs de GRIS

Les sept couleurs de Monsieur Gris
Depuis le temps que Josépha a disparu, Monsieur Gris s'est refermé sur lui-même, dans son moulin, à collectionner les mots en voie de disparition. Il donne la pièce aux gamins des rues pour collecter des vocables anciens, inusités. Or, un jour, un nouveau vient à lui, Tom, le neveu du pêcheur... Tom va le faire douter. Josépha serait-elle toujours vivante ? Mais une tornade bouscule les cartes et Monsieur Gris se trouve propulsé dans une folle aventure qui va illuminer sa vie et s'achever par une danse sacrée se répercutant aux quatre coins du monde... À chaque étape de ce voyage initiatique, Monsieur Gris pénètre dans une couleur de l'arc-en-ciel. Un conte spirituel d'aujourd'hui, qui illustre la force de l'esprit à travers le phénomène de synchronicité. Que se passe-t-il lorsque des millions d'esprits à travers le monde vibrent à l'unisson ?

Un conte en douceur qui répond à celui mis en images par Jean François Laguionie : Louise en hiver
Grand Prix au festival international d’animation d’Ottawa
Louise, abandonnée dans Biligen, une petite station balnéaire imaginaire, L’histoire d’une vieille dame, fragile et coquette, qui va devoir affronter l’hiver seule, dans une petite ville désertée du bord de mer. Une épreuve qui devient un pari. Une œuvre intimiste et d’une grande beauté visuelle, qui est aussi le premier long métrage d’animation entièrement produit et réalisé en Bretagne.



jeudi 5 octobre 2017

vendredi 29 septembre 2017

Une enquête du French coach

Lire sous la contrainte : apostrophe dans le titre
Le meurtre d'O'Doul Bridge est arrivé dans ma BàL, je remercie Livraddict, Laurent Marotta et les éditions Taurnada.
San Francisco, sa baie, son océan, sa population cosmopolite. C'est dans cette ville de l'Ouest américain que Michael Ballanger a décidé de se reconstruire. Loin de sa famille en lambeaux, loin de la France où un tueur en série mit sa vie en miettes. Le coach de vie à succès renaît avec la difficulté qui suit la perte d'un être cher. Mais le voilà mêlé au meurtre d'un notable. Au moment de mourir, l'homme a composé un numéro, le sien. Alors la tourmente l'emporte. Réveillant les douleurs du passé.

En dépit de cette présentation alléchante, il est peu question de San Francisco et c'est dommage, car le seul aperçu du AT&T, le stade de baseball des Giants, et de ses tribunes donnant sur l'océan donne bien envie de le visiter un jour de grand match.
Le roman traite d'une double énigme : le meurtre de Calvin Tennesson, mariée à l'héritière austère d'un empire pharmaceutique et le passé de Michael Ballanger, les raisons de son exil loin de France, qui se révèlent peu à peu. J'ai eu un problème avec ce personnage : l'auteur le déclare charismatique mais de mon point de vue, rien ne vient démontrer ce trait de caractère. Pourtant, l'histoire est bien enlevée et quelques personnages secondaires sont plutôt intéressants, comme la belle Kim(berley) call-girl et étudiante en psychologie, Kukoch, l'inspecteur intègre au look caméléon, le très paranoïaque Sean Milgram, journaliste d'investigation providentiel, et jusqu'à Neal, l'énigmatique ami de jeunesse du coach, avec ses airs de gentleman anglais. L'ensemble procure quelques bonnes heures de divertissement, mais n'atteint pas au degré de complexité de certains polars qui ont mis la barre très haut, ni de la satisfaction qu'en tire le lecteur.

mercredi 27 septembre 2017

Omale

Lu le 27 septembre 2017
Challenge Lunes d'encre : intégrale tome 1 sur 2
La découverte du monde d'Omale me tenait à coeur, d'autant que j'aime beaucoup l'écriture de Laurent Genefort et la prodigalité de son imagination, mais je reculais devant l'épaisseur des volumes : je n'aime pas rester trop longtemps dans le même genre de lecture et je lis souvent plusieurs auteurs en parallèle. La satisfaction était au rendez vous et je n'ai pas été déçue par l'entrée en matière de la première histoire : l'univers est franchement intéressant, intrigant, foisonnant, déroutant, comme l'auteur a su m'y habituer... j'ai eu plus de mal avec les conquérants d'Omale, pour finalement apprivoiser également la structure du récit et lui trouver autant d'intérêt, d'intrigues, de foisonnement, de surprises qu'au premier : il est pourtant plus lent à se mettre en place et à atteindre sa pleine puissance, à l'image fort bien choisie de la massive locomotive atomique qui illustre la couverture de la réédition Folio.

Dans un lointain futur... trois espèces cohabitent sur Omale les Humains, les Chiles et les Hodgqins. Six individus se retrouvent en possession d'un bris d'œuf et décident d'en décrypter l'inscription. Ils s'embarquent sur une nef aérienne afin d'accomplir la quête pour laquelle ils ont été élus.
J'aime beaucoup ce tome qui rappelle Hypérion de Dan Simmons par certains aspects : la quête, l'inconnu, la manipulation, la solidarité, mais aussi dans sa construction : l'artifice pour que chacun raconte son passé et révèle son lien avec le groupe.

Les conquérants d'Omale
La guerre fait rage entre les trois espèces qui peuplent la surface d'Omale. Une mission secrète est destinée à en changer la face... Ailleurs, une catastrophe inexplicable plonge Omale dans un hiver polaire invivable. Et plus loin encore, le seul territoire neutre semble menacé par un complot.
Je croyais retrouver les mêmes personnages, donc j'ai été un peu perdue au départ et surtout j'aurais aimé en savoir plus sur l'origine du mystérieux Ibn Chajarat. La construction est moins limpide avec trois groupes de récit distincts (approche scientifique, militaire et diplomatique), certaines fins de chapitres sont un peu abruptes.
Lu le 25 septembre 2017

La suite en attente : intégrale 2/2

La muraille sainte d'Omale
Pendant seize siècles, la guerre a fait rage entre les trois espèces qui peuplent la surface intérieure d'Omale - Humains, Chiles et Hodgqins. Aujourd'hui, la paix est revenue mais un nouveau danger se profile : la muraille sainte, un édifice immense érigé mille ans plus tôt par des religieux refusant tout contact avec les hodgqins et les chiles, a été abattue. Et voici que des centaines de millions de fuyards se répandent dans tout le territoire, bouleversant l'équilibre précaire de la paix. Une expédition menée par Haka, un physicien chile, va devoir se rendre là où aucun chile, aucun hodgqin ni aucun humain de l'extérieur ne s'est jamais aventuré.

Les vaisseaux d'Omale
Un monde sphérique creux, aux dimensions d’un système stellaire. L’Humanité, importée seize siècles plus tôt par les mystérieux Vangk, y partage son espace vital avec deux autres espèces intelligentes : les Chiles et les Hodgqins. Depuis plusieurs décennies, la paix règne sur l’Aire tripartite. C’est le moment que choisissent les Æzirs, une espèce vivant dans l’espace intérieur d’Omale, pour proposer aux peuples de la surface un long et périlleux voyage spatial, au terme duquel les secrets des lunes captives seront révélés. Seuls les Hodgqins semblent en mesure d’entreprendre une telle aventure. Mais Ipis, une Humaine, tient absolument à être de la partie. À la tête d’un groupe de scientifiques, elle va traverser le territoire hodgqin et prouver que, face à un enjeu cosmique, l’Humanité ne saurait être mise à l’écart. 
Après trois romans se déroulant à la surface d’Omale, Laurent Genefort nous fait décoller dans un vaisseau hodgqin à la découverte de l’espace et de ses dangers.

dimanche 24 septembre 2017

Les Matchs de la Rentrée Littéraire de Price Minister


Cela fait des années que je suis Leiloona sur son blogue Bricabook
Elle participe depuis des années aux sélections de la rentrée littéraire pour l'opération organisée par Price Minister
Il y a bien des années, j'ai participé pour la première fois aux matchs de la rentrée littéraire de Price Minister
Bon an, mal an, j'ai tenté ma chance, parfois j'ai reçu un livre, parfois non
Cette année, j'aurai la chance de lire, parmi ses choix – Sucre Noir – Miguel Bonnefoy paru aux éditions Rivages.

dimanche 17 septembre 2017

Cette chère Sylvia

Sylvia, vive et libre, fête ses soixante ans dans l'unité de soins intensifs à l'hôpital. Mais elle ne se rend compte de rien car elle est inconsciente depuis sa chute depuis le balcon de son appartement. Entourée de soins, de visites et de divers bavardages pour la faire sortir de son coma prolongé, elle entend se succéder à son chevet son ex-mari Ed, sa fille Cassie, sa soeur Jo, sa maîtresse Cat, mais aussi sa femme de ménage Tia ou son infirmière Winnie. En raison des circonstances, les langues se délient et les différents visiteurs donnent à voir des facettes du caractère de la malade, mais également les rancoeurs de son entourage, car Sylvia n'a laissé personne indifférent.
Enfin, le dénouement policier ajoute une part d'inattendu à l'intrigue, sur le schéma éculé, des confessions intimes permises par la soumission apparente de l'auditeur dans le coma.

jeudi 14 septembre 2017

Colore ton swap

une réussite qui se remarque sur la photo : tout est dans les tons et dans le thème fleuri, bravo .
Je dois dire que j'ai failli choisir le bleu, mais j'ai préféré opter pour une couleur moins fréquente avec le POURPRE et Krokette a parfaitement relevé le défi ! Elle m'a énormément gâtée, voyez plutôt :

J'ai apprécié d'emblée l'harmonie entre le graphisme de la carte, le papier d'emballage, puis au déballage, le flacon de thé : j'adore cette collection et surtout leur green tea.

J'aime :
- en premier et à égalité, la gelée de violette parfaitement dans les tons, le pot est tellement beau que je ne vais jamais oser l'ouvrir, et le rhinocéros dans une matière et une couleur que je n'avais pas encore, il a déjà trouvé sa place dans la maison ;
- ensuite et là encore sans rien départager : le foulard aux tons pourpres, gris et noirs, une réussite, les boucles d'oreilles assorties, le marque page, avec des perles turquoise et violet, le DVD " La couleur pourpre " Krokette ne pouvait pas faire mieux, en plus je voulais voir le film depuis que j'ai lu le roman ;
- enfin, les livres de ma PàL, un heureux choix car il y en a un très récent, Les tripolitaines que j'ai ajouté pour le challenge des nationalités (auteur libyen) et Gouverneur de la rosée que je veux lire en entier depuis très longtemps, j'en ai étudié des extraits en cours de littérature (auteur haïtien).
J'ai encore eu beaucoup de chance avec ma binôme Krokette, que je remercie mille fois pour ce swap généreux.