mercredi 28 mars 2012

Bilan trimestriel du Baby challenge Bande dessinée 2012

  1. Maus, intégrale de Art Spiegelman    LU
  2. Simon's Cat, tome 1 : Une calamité de chat de Simon Tofield    LU
  3. Lou, tome 1 de Julien Neel   LU
  4. La théorie de la contorsion de Margaux Motin    LU
  5. Les aventures de Tintin, tome 2 : Tintin au congo de Hergé    LU
  6. Blacksad, tome 1 : Quelque part entre les ombres de Juan Diaz Canales    LU
  7. Ma vie est tout à fait fascinante, tome 1 de Pénélope Bagieu    LU
  8. Le Combat ordinaire, tome 1 : Le Combat ordinaire de Manu Larcenet     LU
  9. Astérix, tome 1 : Astérix le gaulois de René Goscinny     LU
  10. Seuls, tome 1 : La disparition de Bruno Gazzotti     LU
  11. Autobiographie d'une fille Gaga de Diglee
  12. Kaamelott (BD), tome 1 : L'Armée du Nécromant de Alexandre Astier     LU
  13. Aya de Yopougon, tome 1 de Marguerite Abouet     LU
  14. Elinor Jones, tome 1 : Le bal d'hiver de Algésiras   LU
  15. Maliki, tome 1 : Broie la vie en rose de Maliki
  16. Le Chat du Rabbin, tome 1 : La Bar-Mitsva de Joann Sfar
  17. J'aurais adoré être ethnologue de Margaux Motin     LU
  18. Zombillénium, tome 1 : Gretchen de Arthur de Pins   LU
  19. Lanfeust de Troy, tome 1 : L'ivoire du Magohamoth de Christophe Arleston    LU
  20. Murena, tome 1 : La Pourpre et l'or de Jean Dufaux    LU

mardi 27 mars 2012

Projection en plein air avec La lanterne magique

L’association dionysienne qui œuvre depuis une dizaine d'années à la promotion du film sous toutes ses formes propose désormais régulièrement des rendez-vous de plein air. Cette fois nous étions invités dans l’enceinte de la bibliothèque de La Montagne, pour visionner un film d’animation de Jean-François Laguionie (2004). La séance a commencé de manière très conviviale par un apéritif servi par des bénévoles, puis petits et grands se sont retrouvés devant l’écran pour regarder L’île de Black Mor.

Le scénario
L'histoire est celle d'un adolescent de quinze ans, le Kid, qui vit dans un orphelinat de Cornouailles au début du XIXème siècle. Il ignore son vrai nom et sa seule richesse est la carte d'une île au trésor tombée du livre de Black Mór, un célèbre pirate auquel il s'identifie. Parvenu à s'échapper, il s'empare du bateau des gardes-côtes avec l'aide de deux pillards d'épaves, Mac Gregor et La Ficelle. Leur but est de découvir la fameuse île située à l'autre bout de l'océan Atlantique.

Une documentation poussée
L'équipe s'est beaucoup documenté pour conférer au film son authenticité. Pour enregistrer le bruit de l'eau sur une coque en bois, des voilent qui claquent et du grincement des cordages, l'équipe de L'Ile de Black Mor s'est rendu en Bretagne sur un véritable bateau de quinze mètres de long. Les décors sont inspirés des affichistes paysagers des années 30, alors que le style des personnages se rapproche des caricaturistes du XIXe siècle tels Daumier ou Granville. La scénariste Anik Le Ray a fréquenté de manière assidue les musées et bibliothèques pour tout connaître des bâteaux de l'époque.

dimanche 25 mars 2012

L'assasin royal

d'après le roman de Robin Hobb
Les côtes du royaume des Six-Duchés sont constamment attaquées par les pirates rouges venus de la mer. Quand ils s'en prennent aux villageois, ce n'est pas pour enlever ou tuer les habitants, mais pour les transformer en êtres décérébrés, juste capables de s'entretuer pour se nourrir. Les "forgisés" répandent le terreur autour de Forgise, le premier village touché par le fléau.
Le roi Subtil Loinvoyant et ses fils, Chevalerie, Royal et Vérité, ont bien du mal à les tenir à distance, en dépit du pouvoir qu'ils détiennent, l'Art de s'immiscer dans les esprits. Chaque nouveau né royal est baptisé d'un nom qui doit rendre compte de la principale qualité attendue de lui.
Fitz est un bâtard de Chevalerie dont le mariage avec Dame Patience est stérile. Abandonné aux portes du château à ses six ans, il grandit à peine mieux traité qu'un garçon d'écurie, par Burrich le maître des chevaux du prince héritier, jusqu'à ce qu'il soit remarqué par le roi. Subtil veut en faire son homme-lige et lui fait donner des leçons secrètes par son maître-assassin Umbre. Dame Patience, rendue au château, exige qu'une éducation digne de son sang lui soit donnée. Fitz rejoint donc les rangs des élèves de Galen, le maître de l'Art, qui le déteste et veut le faire renoncer. Au milieu des intrigues, il ne peut compter que sur quelques alliés : Burrich, Umbre et le Fou du roi.
Il accompagne le convoi parti chercher dans les montagnes la fiancée de Vérité, trop occupé à détourner les attaques des pirates grâce à sa grande maîtrise de l'Art, pour pouvoir s'absenter du château. Sa mission est de tuer le frère de Kettricken pour consolider les nouveaux liens féodaux.

mardi 20 mars 2012

Alexandre le Grand et les aigles de Rome

Il faut vraiment que j'en parle pour qu'il figure au bilan du Winter Time Travel 2 car c'est une très belle découverte que je ne serais pas allée chercher sans la conjonction du challenge uchronique de Lhisbei et les listes de lecture par genre.
Mon avis plus que positif est assez largement partagé :  ActuSF, Mythologica, If is dead

J'ai commencé à lire le roman de Javier Negrete avec très présent à l'esprit le film d'Oliver Stone sur la vie d'Alexandre le Grand où son compagnon d'armes et ami Ptolémée tient lieu de narrateur : l'histoire s'arrête à la mort prématurée du roi à 33 ans, sans doute assassiné par empoisonnement, ce qui met un frein brutal à ses visées impérialistes mégalomanes.
A contraire, le roman débute ici : Alexandre, qui vient d'achever sa fulgurante percée en direction de l'Indus, établit les bases du gouvernement de son empire, mais sa soif de conquêtes n'est pas éteinte. Il tourne ses regards du côté de la Lybie et plus loin jusqu'aux colonnes d'Hercule, mais aussi vers la péninsule italienne. Nombreux sont ceux de ses soldats et de ses généraux qui n'ont plus envie de le suivre. Repus de victoires, ils veulent s'installer et profiter de leur trésor de guerre.
Aussi ambitieuse que sa belle mère Olympia, Roxane, la princesse asiate qu'Alexandre a épousée pour faire alliance avec le roi de Bactriane, conspire dans son dos. Avec l'aide d'un de ses plus proches généraux, ami et compagnon d'armes Perdiccas, elle organise l'empoisonnement du roi alors que l'armée se repose à Babylone.La manigance échoue grâce à l'arrivée inopinée de Nestor, averti en rêve par l'oracle d'Apollon et venu sauver le roi.
Loin d'être arrêté dans son élan comme le raconte l'histoire officielle, Alexandre va donc, comme en Asie, enchaîner les victoires en Méditerranée. Sur le prétexte d'un appel des cités grecques installées en Italie méridionale, il débarque et s'installe à Poséidonia, au Sud de Naples, pour préparer la guerre contre la jeune république romaine, après une hypocrite tentative de médiation diplomatique..
On se délecte par anticipation de l'évocation du grand choc frontal entre les deux solides armées conquérantes du monde gréco-romain.
La scène finale n'est pas escamotée ; elle est décrite avec force détails qui donnent à "voir" la scène, la disposition des forces en présence, la tactique et la stratégie mises en oeuvre de part en d'autre. La fiction se même intelligemment aux connaissances, remarquables, sur les techniques de combat des phalanges grecques et des légions romaines. De nombreux passages décrivent le quotidien des campements, l'entraînement des soldats, la logistique d'une armée en déplacement, l'engagement de la bataille, le code d'honneur des combats.
L'aspect très hétérogène de la communauté grecque est d'ailleurs souligné, avec notamment les antipathies entre les Macédoniens, unifiés par Philippe le père d'Alexandre et leurs récents opposants, les Athéniens, les Spartiates...  unis au sein du corps expéditionnaire d'Alexandre et utilisés selon leurs qualités propres, dans la stratégie du combat, aux côtés d'autres bataillons fournis par les provinces soumises ou alliées, comme par exemple les incroyables cavaliers cataphractères de Bactriane.
Une répétition générale a eu lieu lors d'une première escarmouche humiliante pour les sarisses macédoniens, écrasés par une légion menée par un jeune général plein d'avenir, un ambitieux mais impécunieux patricien du nom de Caius Iulius. Echoué au Nord du mont Circé suite à une avarie survenue au cours d'une tempête, le corps expéditionnaire embarqué sur l'Amphitrite, un vaisseau de guerre surdimensionné fabriqué dans les chantiers de Syracuse est écrasé par une troupe en infériorité numérique. Les passagers civils, dont la dernière épouse d'Alexandre et le médecin Nestor sont emmenés comme otages à Rome, ce qui lui donne l'occasion de connaître un peu Rome, l'organisation des institutions républicaines, le culte rendu aux dieux, d'observer le caractère pugnace des Romains et même de rencontrer un Aristote vieillissant ayant fuit les foudres d'Alexandre après l'attentat manqué de Babylone.

J'ai beaucoup aimé ce roman car il évoque une période historique qui m'intéresse et il le fait bien. Les aspects fictionnels sont également traités avec subtilité, à travers le personnage clef de Nestor, qui à la suite de son intervention salvatrice devient le médecin personnel d'Alexandre.
Amnésique, sans doute d'origine celte, il ne se souvient de rien de personnel mais maîtrise parfaitement des techniques chirurgicales particulièrement osées (trépanation, césarienne...) et connaît les précautions d'aseptie. Dessinateur et narrateur, il tient un carnet, sorte de journal de bord, où il note tout ce dont il est informé, ainsi que ses réflexions.
Les personnages secondaires sont traités avec finesse et certains méritent l'attention :
- Euctémon, un soldat, autiste et génie mathématiques, passionné d'astronomie, qui prévient Alexandre de la chute de la comète Icare, qui s'est mise à orbiter autour de la Terre, sous 5 mois.
- Myrmidon, le roi de la forêt consacré à Diane, mais aussi un froid tueur, calculateur qui s'allie avec Nestor et Alexandre mais poursuit ses propres buts (s'emparer d'une des pièces de butin qu'il convoite)
- un ambassadeur-espion carthaginois qui tire les ficelles à la fois auprès du Sénat romain et dans le proche entourage d'Alexandre (on n'est jamais si bien trahi que par les siens...)

Pour résumer, j'y ai trouvé un mélange de science fiction réalistement crédible comme je les aime : un contenu informatif très riche mais pas indigeste, une écriture aisée, une histoire fluide, avec quelques personnages attachants et/ou qu'on a envie de suivre au delà de ce premier volume !!!

dimanche 18 mars 2012

Bilan trimestriel du Baby challenge Science fiction 2012

  1. Dune, tome 1, de Frank Herbert   LU
  2. Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes  LU
  3. Le Passeur de Lois Lowry  LU
  4. Délivrez-moi de jasper Fforde
  5. Le Puits des histoires perdues de Jasper Fforde
  6. Les Âmes vagabondes de Stephenie Meyer  LU
  7. Je suis une légende de Richard Matheson  LU
  8. Le cycle d'Ender, tome 1 : La stratégie Ender de Orson Scott Card  LU
  9. Le Combat d'hiver de Jean-Claude Mourlevat  LU
  10. La Planète des Singes de Pierre Boulle  LU
  11. Inside out, tome 1 : Enfermée de Maria V. Snyder
  12. La Nuit des temps de René Barjavel  LU
  13. 1984 de George Orwell  LU
  14. Le Cycle de Fondation, tome 1 : Fondation de Isaac Asimov  LU
  15. Chroniques martiennes de Ray Bradbury  LU
  16. La Déclaration, tome 1 : l'Histoire d'Anna de Gemma Malley  LU
  17. La Ferme des animaux de George Orwell  LU
  18. Les Loriens, tome 1 : Numéro Quatre de Pittacus Lore
  19. La Trilogie des Fourmis, tome 1 : Les Fourmis de Bernard Werber
  20. Une rose au Paradis de René Barjavel

samedi 17 mars 2012

Naissance d'un pont

Depuis la sortie du roman de Maylis de Kerangal, j'avais envie de le lire.
Naissance d'un pont faisait partie, au même rang que La possibilité d'une île de Michel Houellebecq, de ces titres " déclencheurs ", qui m'interpellent et font fonctionner mon imagination.
Grâce à un partenariat  Livraddict et Folio que je remercie, j'ai eu la possibilité de concrétiser cette intention et de me plonger dans la description d'un de ces chantiers d'envergure, ultimes projets pharaoniques des temps modernes.
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Naissance d'un pont est d'abord l'histoire d'une gigantesque épopée, une vague ouvrière venue de tous les coins du monde pour travailler sur le chantier.
Plus encore qu'à l'aspect technologique, pourtant abordé de manière très détaillée dans le roman, l'auteur s'est intéressée à l'aventure humaine que représente la cohabitation d'autant de corps de métiers et de tout autant de personnalités dans un espace relativement exigu et dans des conditions de stress extrême.
Le temps est compté, les opérations doivent s'enchaîner sans faille, mais en dépit de toutes les précautions, les impondérables surgissent, mettant à rude épreuve les nerfs des hommes. Dans cet univers macho, Summer Diamantis, une jeune femme ingénieur spécialisée dans le béton, semblerait ne pas avoir sa place. Pourtant, comme tous ceux qui se retrouvent à un poste de responsabilité, elle a été choisie parce qu'elle est une des meilleures dans sa partie.
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La construction d'ouvrages d'art requiert en quantité, des capitaux, de la main d'oeuvre et de l'ingéniosité, du coeur et des tripes. Le style rend compte de cet état d'urgence, extérieur mais également personnel, dans lequel se trouvent tous les protagonistes. L'écriture est ample, puissante, édificatrice. Les phrases, longues, chargées de mots et de sens, syncopées, suivent les méandres de la pensée, qui bute, s'étire et repart.
De manière assez cartésienne, j'ai longtemps cherché des repères auxquels me raccrocher pour localiser précisément la ville, j'ai cru reconnaître le Golden Gate dans le rouge choisi pour une partie du pont... Puis j'ai accepté de me laisser mener par la narration. Un chapitre décrit les ambitions du maire de Coca, en démiurge inspiré qui veut faire entrer sa ville de plein pied dans le troisième millénaire : cela me suffit comme enracinement dans le réel. Le reste est prétexte, excellent, à traiter d'humanité.
Prix Médicis 2010

Pour répondre à Jeneen : je croyais que c'était plus évident... oui j'ai aimé car je me suis intéressée autant aux aspects techniques du chantier qu'aux caractères et que le style sert bien les idées mises en avant.
J'ai lu ailleurs qu'elle conçoit ses romans comme des métaphores de son travail d'écrivain et c'est tout à fait l'impression que j'ai ressentie.
J'hésitais à lire la Corniche Kennedy, mais je le note pour plus tard ou bien son dernier.

50 états, 50 billets
KENTUCKY (Aproposdelivres m'a enlevé un doute)

vendredi 16 mars 2012

Uchronie(s) - New Byzance

Uchronie(s), la nouvelle grande saga d'Eric Corbeyran explore trois vérités parallèles, trois facettes d'un même univers, en trois séries de trois tomes couronnées par un dixième album dont tous les titres commencent par la lettre R.
New Byzance - Eric Chabbert - 1. Ruines / 2. Résistances / 3. Réalités
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Après les attentats du 11 septembre, Omar a fondé l'utopie fondamentaliste et installé le siège de son pouvoir à New Byzance, sur l'ancien site de New York. Le régime islamiste traque sans pitié les opposants à la vraie foi.
Zack Kosinski, un prescient qui voit l'avenir/les avenirs possibles, travaille au pénitencier où grâce à son don, il aide à remettre sur le droit chemin les prévenus convaincus de crime par la pensée. Mais son pouvoir psychique s'affaiblit. Il a conscience que bientôt ses employeurs vont songer à se débarasser de lui et trouve refuge chez Tia Brown, une femme qu'il a vue dans ses rêves - en policier autoritaire et sans pitié ! Elle l'aide à prendre la fuite avec une autre déviante, Emily, l'épouse de Tom Carver, le grand architecte au service du pouvoir.
Un premier album plein de promesses.

Les rebelles, ennemis de la foi ou accusés de crime par la pensée, se sont réfugiés dans les ruines d'Utopia, apparues inexplicablement sur l'emplacement prévu pour la construction du projet conçu par Tom. Andy Miller, leur chef, envoie Zack et Emily recueillir des informations à la fête organisée par Tyrone Brown, le financier qui appuie Omar. Mais reconnue et dénoncée par son ancienne amie, devenue la maîtresse de Tom, Emily est livrée aux sondes des prescients, pour rééducation. Zack se rend au pénitencier dans le but d'essayer de la délivrer. Il réussit à entrer en contact avec Charles Kosinski, l'inventeur du matériau révolutionnaire qui doit servir à la construction d'Utopia.
Zack apprend que les images mentales transmises par les prescients ne proviennent pas de leurs rêves mais de réalités divergentes. Le laissant pour mort, Tia s'enfuit dans un monde parallèle avec le professeur.

Uchronie(s) - New Harlem

New Harlem - Eric Corbeyran et Tibery - 1. Rapt / 2. Retro-cognition / 3. Révisionnisme
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... Tia et Charles Kosinski réapparaissent en plein Central Park, dans un monde où les Blancs vivent relégués dans des ghettos crasseux où règnent la brutalité et la misère, sauf si, comme Zack Kosinski, ils ont un don particulier. Le Black Order, descendant des Black Panthers, a mis la main sur tous les postes-clefs et il utilise des prescients, capables de percevoir les divergences sur des plans parallèles à la réalité, afin d'anticiper les soubresauts du monde politique et économique. Très jeune, Zack a été acheté à sa famille, un investissement sur ses qualités exceptionnelles. Il est parvenu à un poste très influent et à ce titre, il représente un enjeu de taille dans le combat auquel se prépare la Fraternité blanche, une dangereuse organisation terroriste. Capable de voir également dans le passé, Zack est devenu un danger pour ses employeurs. 

Alors qu'il est sur le point d'être livré aux services secrets pour interrrogatoire, Bob son avocat le fait évader avec l'aide de la Fraternité blanche : leur idée est de présenter Zack aux prochaines élections du maire de New Harlem et leur projet de campagne est de faire raconter la vérité par Zack sur le passé. Depuis 1963, à la suite de l'assassinat du président Martin Luther King à Dallas, son vice-président est au pouvoir. L'information est confisquée et le passé effacé des archives sauf au New Harlemer. Cet album voit apparaître deux personnages venus d'une dimension parallèle, un physicien et une policewoman, dont Zack a déjà croisés des avatars dans son passé. Charles Kosinski et Tia Brown se présentent à lui dans le dessein d'obtenir les moyens de repartir dans leur monde New Byzance et apportent leur aide, mais ils n'ont pas tout avoué de leurs intentions.

L'album finit de la même façon que la série New Byzance : Zack est la cible d'un attentat, mais les agresseurs changent. Ici, les traîtres sont des proches auxquels il a confié son secret, son médecin Andy Miller, trafiquant en tous genres et déchu de l'ordre et son ex petite amie Graziella, qui a profité de son éviction pour prendre son poste au sein de Brown immobilier. Son talent exceptionnel va-t-il lui permettre d'y voir clair alors que chacun ne semble que lui mentir ou le manipuler ?

Uchronie(s) - Epilogue
Une conclusion qui m'a beaucoup déçue car elle clôt l'histoire sur une sorte d'impasse et ne résout pas les paradoxes temporels qu'elle soulève ; en fait mon intérêt pour la série s'est émoussé dès New York (chronique à venir) et ne s'est pas relevé.

mardi 13 mars 2012

Bartleby le scribe

Une histoire de Wall Street d'Herman Melville
Dans la traduction de Pierre Leyris,  le célèbre " I would prefer not to " est rendu par "Je préfèrerais pas. L'édition Folioplus classiques du 19ème siècle (2010) propose aussi une lecture d'image (Bureau dans une petite ville d'une série d'Edward Hopper en couverture) et un dossier suivi de notes pour une biographie d'Herman Melville assez incroyables : loin de la notoriété que lui vaut Moby Dick, il a couru après le succès durant presque toute sa vie.

Homme d'un certain âge, le narrateur emploie dans son bureau des copistes de pièces juridiques encore appelés scribes. A la suite d'une annonce arrive un nouveau commis à " la silhouette lividement propre, pitoyablement respectable, incurablement abandonnée !  " Rapidement, l'inénarrable Bartleby fait figure d'hurluberlu parmi les déjà originaux Dindon (Turkey), Lagrinche (Nippers) sans oublier Ginger Nut, le garçon de bureau qui fournit les autres en biscuits au gingembre. Après une période où il accomplit à merveille son travail, Bartleby se met à répondre un invariable  " Je préfèrerais pas " à toute demande ; il refuse désormais, respectueusement mais irrévocablement, de travailler comme de quitter les lieux. Son patron passe par différentes émotions, argumente, tente de trouver une solution à cette situation devenue ubuesque. Mais Bartleby s'obstine.

Herman Melville réussit avec Bartleby le scribe un petit chef d’œuvre d'humour absurde dont Monsieur de Jean-Philippe Toussaint est approchant. Au fil des pages, l'ironie palpable laisse le lecteur tour à tour amusé, perplexe, estomaqué, déstabilisé, inquiet mais finalement sur sa faim car le narrateur n'en livrera guère plus au sujet de Bartleby. Personnellement je ne connaissais que le début de l'intrigue et j'ai pris connaissance de son déroulement et sa conclusion avec un intérêt mêlé d'incertitude.

dimanche 11 mars 2012

Un petit tag : portrait chinois

Je dois recueillir des éléments statistiques : vous pouvez m'aider en répondant à ces quelques questions ?

Si la France était :
- un vin
- un animal

- un média
- un écrivain

- une date
- un sport

- un acteur
- une boisson

- une actrice
- un plat

- une couleur
- un personnage historique
- un fleuve
- une personnalité actuelle
- une mer
- un moyen de locomotion
- une femme

Facebook m'a tuer

Les auteurs, Alexandre des Isnards et Thomas Zuber, 37 ans, diplômés de Sciences-Po, sont consultants.
Après L'open space m'a tuer, ils récidivent en décryptant les nouvelles pratiques d'Internet en rapport avec les réseaux sociaux, les sites de rencontres en ligne, les jeux en réseau, les chats et forums, etc. De courts chapitres montrent ce qu'il en résulte du point de vue des habitudes de communication face aux évènements de la vie privée, voire professionnelle et des relations amicales ou amoureuses.
Depuis chez soi ou depuis son téléphone portable peu importe, mais il convient d'être connecté H24 et de ne pas laisser se détendre le fil de son actualité ! Avec 20 millions d'utilisateurs en France (600 dans le monde) Facebook est le site le plus en vue. Basées sur des témoignages et des expériences réelles, les historiettes racontées dans ce livre sont au fond assez inquiétantes. Même si le phénomène reste limité aux pays ayant accès à la technologie, il s'étend à très grande vitesse dans les pays en transition économique.

Quelques exemples :
Tous fichés. Nicolas veut retrouver Agathe, son ex. Grâce à Facebook, Linked'In, Copains d'avant, il découvre qu'elle est mariée, a deux enfants, travaille dans la finance. Le jour où il la revoit, elle n'a plus rien à lui apprendre. Tous des agents des RG grâce au Net...
Vivre à agendas ouverts. Un groupe d'amis veut organiser l'anniversaire de Florent. Pour trouver une date, c'est facile, chacun a publié son emploi du temps sur le web grâce à Google agenda. Et grâce au tableau Google doc, tout le monde verra combien les autres ont versé pour le cadeau d'anniversaire...
T'es où ? Noémie et Nadia sont Chez Jeannette, un bar parisien. Grâce à une application de Facebook, utilisable sur les portables munis d'un GPS, elles signalent à tous leurs « amis » où elles se trouvent. Libre à eux de venir ou... d'éviter ce bar !
Armes de distraction massive. Dans un café, le rendez-vous de Raphaël et Laurent se transforme en tête-à-tête des deux amis avec leur iPhone et leur BlackBerry respectifs. Ces petits bijoux de technologie ont de quoi distraire, ils font tout : téléphone, agenda, GPS, boîte mail...
Fermière du web. Axelle passe ses nuits sur le Net. Elle est l'une des 65 millions d'accros à Farmville, jeu en réseau sur Facebook. Les joueurs, souvent trentenaires, construisent des villes dans le désert avec Frontierville, collectionnent les trésors antiques avec Treasure Island...
JetteUnMec.com. Karen est une fervente utilisatrice d'AdopteUnMec.com, le plus novateur des sites de rencontres d'Internet. Car là, ce sont les femmes qui choisissent... et qui jettent. Impossible pour les boulets de les harceler !




Pour aller plus loin : quelques commentaires et réflexions fort intéressants ICI

Swap Yello(w)range exotic

Le 22 janvier 2012 :
La cinquième session du Swap Mettez de la couleur dans votre PAL  intitulée le Yello(w)range exotic swap est officiellement ouverte. 
Chaque colis devra comporter :
+ un roman dont la couverture est jaune ou orange ou dont le titre contient cette couleur
+ un roman qui évoque l'exotisme
+ un marque-page de la couleur ou sur le thème demandé
+ une surprise de la couleur ou sur le thème demandé
+ une gourmandise orange ou jaune ou qui vous semble exotique.
                                                                                                        
Le swap fonctionnera sur le principe des binômes. La date d'envoi des colis est prévue entre le 1er et le 10 mars avec présentation sur les blogs la semaine du 12 mars.

Edito du 11 mars : les dates ont été un peu décalées et l'envoi des colis a débuté samedi ! Allez faire un tour sur le billet de Val qui dirige le swap d'une main de fer.
Pour ma part, je fais la paire avec Orchidée. Mes intentions se précisent... pour tout dire, j'en suis à l'emballage et il ne devrait plus avoir de grosses variations. Direction la poste d'ici un jour ou deux pour ne pas trop faire attendre ma swappée !!!

Question subsidiaire pour voir ceux qui suivent : qui collectionne les girafes ??

vendredi 2 mars 2012

challenge Un mot, des titres

Le nouveau mot pour le 15 avril est  JOUR : tous les détails du tirage au sort et des conditions de participation sont chez Calypso.
En attendant, aujourd'hui 1er mars rien ne devrait manquer à notre BONHEUR !
Une rapide recherche sur Babelio m'avait fait entrevoir une douzaine de possibilités intéressantes (en images ci-dessous), mais finalement, je n'ai rien lu de tout cela :
seulement Mme Bonheur et la sorcière, qui m'a donné envie de découvrir un peu mieux Mme Farfelue. Comme tous les héros de Roger Hargreaves, Mme Bonheur a plus d'un tour dans son sac et s'y entend pour contrecarrer avec Mme Magie les intentions malveillantes d'une sinistre sorcière. La morale est toujours sauve !
Sinon, j'ai emprunté un livre que je n'ai pas totalement fini de lire Bonheurs d'enfance de Christian Signol dont j'ai plusieurs titres dans ma Liste bleue. C'est ++

Résumé :
Nul ne guérit de son enfance... En 1958, à onze ans, Christian Signol doit quitter son village natal, dans le Quercy, pour devenir pensionnaire à la ville. Une blessure qui ne se refermera jamais.
Le romancier des Vignes de Sainte-Colombe rouvre la porte à ses souvenirs : les arbres, les champs, les goûters près du fourneau, le garde champêtre et le meunier, les forains de passage. Les fenaisons et les vendanges, la pêche aux écrevisses, les feux de la Saint-Jean. Et puis aussi la petite école, l'instituteur, la découverte de la poésie grâce à Victor Hugo... Toutes les senteurs, tous les instants qui pour lui firent de ces années un paradis.
Écrit dans une langue savoureuse, voici un hymne bouleversant à un monde disparu.

mercredi 29 février 2012

Challenge ABC 2012 - Mars - D & X

Tirage au sort du mois de mai : 
Ce sont les lettres A et V qui sont sorties de la marmite, avec la bonne vieille méthode des petits papiers pliés. Pour mémoire, les deux initiales pour le mois d'avril sont : J et C. Publication des billets et bilan des lettres D et X :

XL : Laurence Darcourt, 100% Dolto

Jeneen : Qiu Xiaolong, La bonne fortune de Monsieur Ma
XL : du même auteur, Cité de la Poussière rouge

mardi 28 février 2012

Cité de la Poussière rouge

Destination : Chine


Je poursuis mon voyage en Chine avec des nouvelles signées Qiu Xiaolong, que j'ai découvert par un de ses romans policiers mettant en scène pour la cinquième fois l'inspecteur Chen Cao : De soie et de sang.
L'auteur fait débuter en 1949 ce recueil de récits et d'anecdotes tirées du quotidien des habitants de la Poussière rouge, ce quartier de Shangai où l'auteur vit depuis 20 ans. Les petites histoires croisent la Grande, celle de Mao Zedong, de l'instauration de la République populaire de Chine, de la révolution culturelle, de la montée en puissance et des conflits sanglants entre Gardes rouges...
Chaque chapitre débute par ces mots :
Ceci est le dernier bulletin d'information de La poussière rouge pour l'année...
1984 : une années de grands succès et de grandes réalisations pour notre pays. Les instances du Parti ont mis l'accent sur deux tâches principales pour le pays dans la période nouvelle : la réforme de l'économie et l'ouverture au monde extérieur.
Une nouvelle année d'appauvrissement pour une partie des habitants du peu reluisant quartier de La poussière rouge, mais riches en évènements, voyons plutôt  :
Janvier, visite du Premier Ministre Zhao Ziyang aux Etats Unis
Avril, visite en Chine du Président des Etats Unis Ronald Reagan
Décembre, signature entre les Premiers Ministres Margaret Thatcher et Zhao Ziyang d'une déclaration commune sino-britannique sur le retour de Hon-Kong à la Chine en 1997, assortie de la promesse solennelle de Deng Xiaoping que le système économique resterait le même après le retour de Hong Kong à la souveraineté chinoise  : " Un pays, deux systèmes ".

Au fil des années et des chapitres, le bulletin d'informations retrace les avancées politiques du socialisme à la chinoise, qui trouvent un écho dans les causeries informelles qui ont lieu chaque soir sur le pas des portes, à quelques endroits stratégiques du quartier. Certaines histoires semblent achevées mais se répercutent quelques décennies plus tard. Elles montrent l'importante précarité des situations et traduisent surtout l'incertitude du lendemain parmi cette foule de petites gens, intellectuels bannis ou capitalistes "noirs" (honnis) qui s'ignoraient, soumis aux aléas des revirements politiques, aux espoirs et aux trahisons suscitées par la marche en avant forcée, à la surveillance grandissante et implacable des comités de quartier.
Je trouve dans la lecture d'auteurs chinois les signes d'une tradition littéraire forte qui me séduit en tant qu'écriture et qui m'apporte beaucoup en termes de connaissance d'un pays continent qui ne cesse de me fasciner.
Citation
Kang Gros-Sous : " A quoi bon discuter avec son père ? Autant discuter avec l'histoire. ça n'avance à rien de jeter un manuel d'histoire. " 
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Qiu Xiaolong est un auteur chinois né à Shanghai en 1953. Son père, professeur, est victime des gardes rouges pendant la Révolution culturelle vers 1966. Il vit désormais aux États-Unis et enseigne à l'université de Saint-Louis.

Lectures à suivre dans ma Làl :
J'ai feuilleté le tome suivant de l'étrange enquête menée par l'inspecteur Minami dans Tokyo année zéro, de David Peace que m'avait fait découvrir El Jc, ainsi que les versions successives du fracassant Quand la Chine s'éveillera d'Alain Peyrefitte.
David Peace pratique un peu à la manière de ce roman de Qiu Xiaolong, avec des pages qui semblent raconter les événements à la façon impersonnelle d'un narrateur et des pages plus intimistes à la première personne (Minami)

dimanche 26 février 2012

Swap tissons des liens

A la mi-décembre, Mypianocanta proposait de tisser des liens entre blogueuses, à l'occasion d'un swap original, et Cln acceptait de jouer le jeu avec moi.
A la mi-janvier, nous échangions nos questionnaires de tags, ce qui faisait partie intégrante du swap.
Comme nous sommes chanceuses organisées, nos colis se sont parfaitement croisés et nous avons choisi de déballer en même temps ce dimanche matin et d'échanger en direct nos impressions.Cln a parfaitement réussi à cerner mes goûts et m'a concocté un chouette colis aux couleurs bretonnes qui me va droit au coeur.
Tout d'abord, je prends connaissance de la lettre et des post-it collés sur chacun des paquets
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Pour le cocooning :
- deux jolies bougies parme et prune, mes couleurs préférées après le bleu turquoise que Cln a choisi pour les emballages
- un gel douche Mangue de chez Body Shop, introuvable ici, un vrai shoot olfactif à respirer sans modération
- une écharpe aux rayures bretonnes qui rappelle le drapeau à l'hermine, longue et fine comme j'aime et que je peux porter en toute circonstance
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Ensuite, les douceurs :
- un kouing aman : placé sur le dessus du colis, j'étais entre le sourire et l'émotion en le découvrant, ça fait tellement longtemps, le dernier que j'ai reçu avait imprégné de beurre tout le carton
- des galettes bretonnes de Pleyben
- du thé Or noir mêlé de pétales de fleurs
- de la crème de caramel au beurre salé, celui là j'ai déjà prévenu que je ne le partagerais pas !

Enfin, le choix des livres :
- Sans parler du chien de Connie Willis, qui est le plus ancien de ma LàL
- Gone Baby Gone de Dennis Lehane, dans la collection Rivages/Noir qui me tente depuis longtemps : un roman qui lui a beaucoup plu
- des marque-pages venus de Brest : une bibliothèque et une librairie où j'aurai peut être l'occasion d'aller lors d'une IRL
- des serre-livres BOOK, bienvenus pour tenter de contenir ma PàL débordante
Et une surprise particulièrement sympathique :
- un DVD de 2 heures d'enregistrements choisis pour me faire connaître ses groupes musicaux du moment, ainsi que les films adaptés du livre de Lehane. J'ADORE PIRE (dirait Pomm')

vendredi 24 février 2012

100 % Dolto

Après une courte biographie, Laurence Darcourt explique les différents aspects de la théorie de Françoise Dolto. En une succession de chapitres très clairs, dénués de jargon, elle réussit une démarche de vulgarisation qui s'attaque également à quelques préventions et mauvaises interprétations de l'oeuvre de Dolto.
Psychanalyste clinicienne, celle qui fit figure de pionnière par ses propos et sa pratique, contestait en toute modestie : " ce n'est pas moi qui suis en avance, c'est mon siècle qui est en retard ".
Que faut-il en retenir au-delà de l'image contestable et qu'elle a réfutée de l'enfant-roi ?
Sans doute, une vérité première, éprouvée mais oubliée par chacun : la condition humaine est difficile et cette (més)aventure commence dès la naissance. Un enfant nouveau-né, bien qu'extrêmement dénué et privé de moyens, est pourtant une personne à part entière avec laquelle il faut compter dès la conception. Manifestant par son incarnation et sa venue au monde, un incroyable désir de vivre, il figure dès cet instant, aux côtés, voire entre le père et la mère. La vie du nourrisson, du jeune enfant, puis de l'adolescent est une succession d'épreuves obligatoires qui lui permettent d'avancer et de dépasser la confrontation à des interdits puissants comme le cannibalisme, le meurtre, l'inceste... Ces "castrations symboligènes" (image dans le miroir, complexe du homard...) sont des transferts rendus nécessaires pour le passage à l'étape suivante. A défaut, le cerveau reste enfermé à cet étage du développement, ce qui entraîne des pathologies qui s'aggravent au fur et à mesure que l'écart se creuse entre l'âge biologique et psychique. Françoise Dolto a inventé, expérimenté avec succès et validé la mise en oeuvre de remédiations pour aider ces personnes à "grandir".

En illustration directe de la lecture de ce texte, je me suis posé beaucoup de questions sur la cohabitation de l'interdit et de l'art, au cours de ma visite de l'exposition Hey! aux Halles Saint Pierre.
ABC 2012   5/26

La révolte des anges

Quatrième de couverture :
Je m’appelle Ariel.
Je suis un ange, un être spirituel, docile et simple, intermédiaire entre dieu et l’homme.
Mais le statut de messager des volontés divines m’est devenu insoutenable.
Depuis un moment, je ne supporte plus l’inactivité.
Mon statut d’ange immobile et inutile m’insupporte.
J’ai pris ma décision définitive un jour de Mars 2008.
J’empêcherai les horreurs sur terre par ma venue pour le bonheur des hommes.
Ariel a donc engagé la révolte des anges.
Mais le diable Ibis n’apprécie guère cette soudaine arrivée.
En ce mois de Mars 2009, Clémentine Duval la petite journaliste Française, Steve Ascot le détective privé et son frère Brian moine à Westminster vont devoir remettre leurs convictions au placard.
Ensemble, ils vont vivre une aventure qui va changer radicalement le cours de leur vie…
Préparez vous à la révolte !
Auteur : David Ghisdal
Éditeur : Je Publie
Infos : 232 pages

Le résumé est assez largement exhaustif ! Ibis Alastor est appelé un incitateur (l'imagerie classique a popularisé sa représentation par un petit diable rouge qui symbolise la mauvaise conscience) ; il s'oppose à l'action d'Ariel et Mummiah. Les humains sont Steve, Brian et Kate que les péripéties de l'histoire vont entraîner, à la recherche de preuves, de Londres à Paris et jusqu'en Galilée. Les détails pratiques sur lesquels repose la crédibilité de l'histoire ne sont pas convaincants.

Heureusement que je lis seulement vos avis sur La révolte des anges après coup, mais je dois dire que je ne vais pas le repêcher non plus. Je suis hélas assez d'accord avec le commentaire d'Agathe. J'ai moi aussi contribué à la sélection de ce roman, mais il ne sera pas mon coup de coeur. Pour les histoires gentillettes, il y a déjà un Marc Lévy, que je n'apprécie pas plus que ça. Pour un avis plus positif, c'est TheChouille
Lu le 24 février 2012

lundi 20 février 2012

Le grand jeu 1 et 2

de Jean Pierre Pécau et Léo Pilipovic
tome 1 : Ultima Thulé

1945. La seconde guerre mondiale, terminée depuis 4 ans, a abouti à la victoire des Alliés. Hitler est mort, mais l’Allemagne nazie n'a pas été abattue. Tandis que l’heure est à la méfiance vis-à-vis de l’Union soviétique, le Charles de Gaulle, fleuron de la flotte dirigeable d'Air France, a disparu quelque part au nord du Groënland. Il avait à son bord un espion chargé de faire des photos au dessus de la baie...
Le reporter Nestor Serge, de France Soir, est chargé d'accompagner l'expédition qui se porte à leur secours, pour faire la lumière sur l'accident. Le héros semble avoir la fâcheuse habitude de se faire de solides ennemis, mais par ailleurs, il a des alliés fiables, présents au bon moment.
Dans ce premier tome, certains détails me rendent perplexe et me pousseraient à me replonger dans la "vraie" histoire de la seconde guerre mondiale. Il y a bien aussi quelques anachronismes dérangeants, des feux follets (?), de vilaines bêtes ou des super héros en chair et en os qui paraissent surgis de l'imagination à l'oeuvre dans les mythes, les histoires fantastiques ou la BD. Mais j'attends la suite de cette série classée Uchronie.
Lu le 20 février 2012