mardi 13 février 2018

9 ans de fidélité...


à mon blogue
Commencé la veille de la St Valentin, il tient toujours !
Je compte environ 10 % de brouillons par rapport au nombre d'articles publiés : un chiffre que je ne réussis pas à résorber.
49 pays d'origine de mes visiteurs, plus que leur nombre, les pages vues ou même les commentaires (si rares), c'est l'augmentation de ce compteur qui me fait plaisir.

jeudi 8 février 2018

Les anges brûlent


Jeune, beau, riche, intelligent, sportif, Justin est un jeune homme accompli. Pourtant, il traîne son mal être de soirées parisiennes privées en villégiatures de luxe, avec un groupe d'amis de son acabit, toujours défoncés, enivrés ou les deux à la fois. Ils croisent des filles, mais dans le fond, Justin n'aime que sa cousine Ambre, qui lui est inaccessible. Par une fuite en avant autodestructrice, il s'adonne au mélange de produits qui le font sombrer inexorablement dans la folie, jusqu'au suicide rédempteur.
Ce roman, c'est un peu le côté face de Lolita Pill, le point de vue masculin sur les dérives de la nuit et la recherche inassouvie de la pureté, par une jeunesse dorée mais déchue, consumée avant d'être consommée.
J'avais entendu Thibault de Montaigu en interview, lors d'une présentation de son roman et je l'avais trouvé brillant. Je trouve son texte beaucoup moins bien que je l'avais espéré : en particulier, le style m'a hérissée ainsi que de trop nombreuses fautes.
Lire sous la contrainte Û

La semaine où Jérôme Kerviel a failli faire sauter le système financier mondial



« Cet ouvrage est une affaire personnelle. Je n'ai demandé la permission à personne avant de le publier. Je n'aurais pas pu laisser l'histoire se terminer sans y apporter ma contribution. » À l'époque de l'affaire Kerviel, Hugues Le Bret était l'un des adjoints de Daniel Bouton, le P.-D.G. de la Société Générale.
Le livre commence le dimanche 20 janvier 2008. C'est le livre d'un banquier au coeur de l'action et non une enquête de journaliste ou un précis d'économiste. Il se lit d'une traite. Il sonne juste, comme une histoire folle où tout est vrai, hélas.

Je n'ai pas eu cette couverture entre les mains mais je trouve qu'elle illustre mieux la théorie évoquée par Hugues Le Bret : avant de découvrir l'existence du "cygne noir" en Australie personne n'aurait pas croire que tous les cygnes n'étaient pas blancs. L'esprit humain tend à rejeter ce qu'il ne peut concevoir comme vrai car il n'en a pas (encore) fait l'expérience.
Lire sous la contrainte ù et ô

samedi 3 février 2018

Swap Marathon de lecture 1/12

J'ai enfin pu récupérer mon colis dans la BàL, impatiente depuis presque une semaine de découvrir le contenu du gros carton envoyé par Anouchka.
Le thème du mois de Janvier était : Un livre qui réchauffe par ces longs mois d'hiver.... A vos idées : De l'Enfer de Dante aux recettes de soupe de Grand-Mère, il faut que ça chauffe

Anouchka a choisi d'illustrer l'épiphanie, la fête de la lumière, elle a même trouvé un papier qui rappelle les bouquets des feux d'artifice assorti à la couverture du livre :
- un roman de ma liste City on fire de Garth Risk Hallberg, un beau pavé, je n'avais pas fait attention, et j'étais bien intriguée avant de le déballer, car en fait, j'ai cru qu'il n'y avait pas de livre dans le colis !


- une lettre sur papier du Père Noël, avec son traîneau et ses rennes, c'est de saison (je suis désolée, j'ai oublié de te souhaiter également une bonne année, puisque nous allons participer ensemble jusqu'en décembre prochain)
- trois photophores métallisés, qui vont rapidement trouver bougies à leur taille
- une gourmandise comme j'aime, du chocolat du Vénézuela, Paris me manque pour les boutiques qui vendent des produits du monde entier
Merci, j'aime beaucoup l'ensemble de tes choix (je te réponds bientôt sur les questions concernant les prochaines étapes)

Mon colis pour elle à gauche inspiré par
La petite fille aux allumettes (carte FM)
Construire un feu de Chabouté (sa WL)
Construire un feu de Jack London
Une baguette étincelles magique
Des allumettes longues
Un sachet de SOUPE instantanée pour se réchauffer
Un MP fait main Hiver
Un MP petite maison en pain d'épices

dimanche 28 janvier 2018

Histoires de fin de vie

Une femme
J'ai lu à de nombreuses reprises beaucoup de bien de l'écriture d'Annie Ernaux, mais je n'avais pas eu l'occasion de lire un de ses romans. Il s'agit en l'occurrence d'un récit autobiographique puisqu'elle interroge ses sentiments et ses souvenirs après le décès maternel, suite à une longue dégénérescence due à la maladie d'Alzheimer. La perte définitive fait suite à la disparition progressive de ce que fut sa mère, autant que de ce qui fit sa personnalité, son caractère, son ambition, ses convictions. Les nombreux commentaires parus dans la presse qui sont adjoints au texte dans l'exemplaire que j'ai eu entre les mains, parlent d'une écriture blanche (comme d'une voix blanche) pour qualifier le style épuré de l'auteur. Avec les mots qui tendent à rendre au plus juste la complexité d'un ressenti, elle évoque la présence en creux de sa mère, ce " dernier lien avec le monde dont je suis issue."
La dernière leçon
A l'opposé, la mère de Noëlle Châtelet a choisi la mort volontaire pour échapper à la dégradation de ses facultés. Elle s'en est ouvert à sa fille et lui en a indiqué le terme. Comme Annie Ernaux, l'écrivain a fait un livre des derniers partages, mais aussi des leçons de vie transmises par l'auteur de ses jours. Après le choc, elle raconte l'acceptation de l'inéluctable décision.

Lorsque sa mère, à l'âge de 92 ans, décide de mettre fin à ses jours, la narratrice est submergée d'effroi. Comment se prépare-t-on à une telle épreuve ? Elle accompagnera jusqu'au bout celle qui lui a donné la vie et partagera les derniers instants de tendresse et de complicité. Elle apprendra par amour sa dernière leçon : celle qui lui manquait pour apprivoiser la mort.
 "Quelques jours à peine avant que tu nous quittes, nous avons été toutes deux prises d'un fou rire à propos d'un détail tellement prosaïque concernant ta mort. /.../ Ce jour-là, donc, comme chaque fois que nous avons ri ensemble de quelque chose qui aurait dû nous faire pleurer, je t'ai dit, redevenant sérieuse :
- C'est inouï ce qui est en train de se passer, maman. Incroyable ce que tu me fais faire. Le chemin... Le chemin que tu me fais parcourir...
- Oui, c'est vrai, as-tu répondu, toute pensive.
- Il faut... Il faudrait le raconter ! Que d'autres que moi... je crois que... je voudrais l'écrire..."
Prix Renaudot des Lycéens, 2004.

Je n'ai pas du tout accroché au récit et bien que j'aie lu et apprécié de nombreux romans de Noëlle Châtelet, je n'ai pas pu finir celui-là. Je pensais que c'était lié au sujet, mais Annie Ernaux m'apporte la preuve du contraire.
Lecture interrompue le 22 novembre 2012 :
Je jette l'éponge, cela fait plus d'un mois que j'ai emprunté ce récit sur la foi du nom de l'auteur dont j'ai apprécié les précédents romans. Mais là je ne réussis pas à accrocher à sa narration d'inspiration autobiographique, même si par le fonds il peut se rapprocher de la thématique, très présente dans son oeuvre, des femmes confrontées au renoncement.
Noëlle Chatelet évoque dans les pages que j'ai lues le souvenir de sa mère Mireille Jospin avant et durant ses trois derniers mois de vie à l'issue desquels elle a annoncé et programmé sa mort. D'abord bouleversé, l'auteur finit par admettre au cours de longues discussions avec l'intéressée la nécessité "humaine" de cette solution et accepte de se préparer à l'inéluctable séparation.
Abandon peut être temporaire, une déception, mais quand je lis l'avis de ManU  j'ai envie de m'y replonger.

mardi 16 janvier 2018

Une enquête du commissaire Olivier Passan


Kaïken
Je reconnais que Jean Christophe Grangé écrit très bien, dans une langue fluide et prenante, avec au niveau de l'intrigue des fausses pistes et un revirement plutôt inattendu (attention à ne pas lire la quatrième de couverture) car le sujet principal n'est finalement pas le serial killer poursuivi par le commissaire Olivier Passan de la Criminelle. « L'Accoucheur », qui éventre les femmes au terme de leur grossesse pour brûler le fœtus éclaire le passé du commissaire comme dans un jeu de miroirs. La leçon à en tirer serait qu'entre proie(s) et chasseur(s) la différence n'est peut être pas bien grande.
L'autre affaire, de loin la plus importante, est la relation de Passan avec un Japon tout aussi fantasmé que réel, avec sa femme Naoko, ex-mannequin et japonaise, de celle-ci avec les traditions de son pays, du couple en plein divorce avec leurs enfants, etc. Mais hélas, je suis restée froide à l'égard des personnages, je n'ai trouvé de chaleur en aucun d'eux, pas même les enfants ou Diego le chien. Ce qui m'a le mieux permis de me projeter est leur villa sur les hauts de Suresnes. Dommage
J'ai vu Les rivières pourpres, mais je n'avais encore jamais lu un roman de Jean Christophe Grangé. J'ai comme l'impression que les problématiques autour la grossesse sont récurrentes dans son oeuvre.

dimanche 14 janvier 2018

Star Marx : Guide de l'aventurier des mondes imaginaires

Arrivé dans ma BàL juste avant Noël grâce à Livraddict et aux jeunes éditions Leha que je remercie, le Guide de Voyage de l’Aventurier des Mondes Imaginaires invite à découvrir un univers de science-fiction original, co-signé par deux auteurs sidérants avant d'être sidéraux : Maximilien et Sa Moitié, inspirés par la BD Anita Bomba d'Eric Gratien et Cromwell. Les illustrations de belle facture sont signées David Cochard.

Présentation de l'éditeur : Star Marx, un space opéra soviétique dans une uchronie complètement folle.
Bio auteurs :  
Notre naissance fut un choc. Un choc pétrolier même ! C’est dire si l’Humanité n’était pas préparée à notre venue dans le monde. Seize ans d’errements plus tard, pendant lesquels apparurent le smurf et le SIDA, nous nous rencontrons enfin. Pour célébrer cet événement, quelques dizaines de milliers de citoyens est-allemands viennent faire la fête à Berlin Ouest et font tomber un mur sur leur passage. Depuis, nous ne nous quittons plus, même pour aller aux toilettes. D’ailleurs, nous sommes un véritable gâchis d’espace : deux corps pour un même esprit… Installés près de Montpellier, nous torturons des collégiens pour vivre, avec des concepts aussi abscons que la proportionnalité ou le théorème de Pythagore. Notre plus grande fierté est notre fils, inventeur des Xénomorves et de la Tcheka Vampiro.

Pour tous ceux qui auraient encore l'ombre d'un doute en lisant la courte autobiographie des auteurs, ce guide est un OLNI (objet littéraire non identifiable). Les entrées qui figurent au sommaire font penser à la structure usuelle d'un guide de voyage, de même que les rubriques touristiques : quoi voir, comment se loger, où manger, etc., mais l'avant-propos prévient, sous l'aspect formel qui parodie un générique de film SF hyper connu, qu'il sera très peu question de normalité.
Le détournement est à toutes les lignes : le guide de l'aventurier des mondes imaginaires est en effet, à la fois, parodique, allusif et uchronique. Les jeux de mots (heureusement assez transparents car je suis nulle en contre-pétries) et les références cinématographiques émaillent les pages invitant à la découverte des diverses régions extraterrestres offertes aux visiteurs de l'Union des Républiques Sidérales, Socialistes et Soviétiques. En effet, grands gagnants de la guerre froide, les Russes ont conquis l'espace et ses confins, exportant partout la culture de masse revue à la sauce slavo-geek.

C'est drôle quelques pages, mais à force, la recette étant répétitive, la lecture devient un peu fastidieuse, l'intention des auteurs, au delà d'un parti pris d'une apparente simplicité, reste finalement difficile à cerner et l'humour délirant fait long feu. En outre, j'ai eu l'impression de passer à côté de bon nombre de clins d'oeil, pour cinéphiles beaucoup plus avertis que moi. Comme pour tout bon guide, je conseille donc de le feuilleter à petite dose, moyennant quoi, le sourire est garanti.
Mes préférences :
- la dernière page mais je ne dirai rien pour laisser la surprise ! 
- l'objet-guide lui-même, sa mise en page très soignée, ses illustrations, etc
- la démarche et les détournements, par exemple : les conseils qui émaillent les pages du guide
- la section 6 des inlocalisables: je crois que je suis plutôt faite pour la Border Zone où se réfugient ceux qui veulent échapper à l'expansion de l'envahissante Union des Républiques Sidérales, Socialistes et Soviétiques
La Version jeu en ligne : Star Marx le soviet des étoiles est un contrepoint parfait au propos et vient apporter un éclairage complémentaire bienvenu sur bon nombre de détails abordés dans le guide.

vendredi 12 janvier 2018

Gouverneurs de la rosée

COUP DE COEUR pour bien commencer l'année.
Tour du monde : HAITI
Reçu de Krokette il y a très peu de temps, pour le swap des couleurs : j'avais choisi la couleur pourpre et la couverture de la réédition chez Zelma est un mélange de stries rouge et de noir. Ce roman - un succès - est resté longtemps introuvable et j'avais très envie de la lire en entier après en avoir étudié un large extrait en cours de littérature : il n'est donc pas resté une éternité dans la PàL.
Il est vraiment à la hauteur de mes attentes, l'auteur a l'art d'installer une vraie ambiance en quelques lignes, car la prose est riche en métaphores filées. Les personnages sont intéressants et attachants, notamment les rapports de couple entre Bienaimé et Delira, qui attendent depuis quinze ans des nouvelles de leur fils Manuel parti à Cuba louer ses bras de coupeur de canne.
Les gouverneurs de la rosée, dans un langage plein de poésie, ce sont les paysans qui travaillent la terre et en reçoivent les fruits en retour. Mais dans le village de Fonds rouges, l'eau est devenue si rare que tout, champs, plantes, bêtes, hommes semblent se désagréger et partir en tourbillons de fumée. Mais le retour du fils offre un espoir. Les choses peuvent changer si le fatalisme ne décourage pas l'ardeur des hommes. Manuel est un visionnaire et un rassembleur, un idéaliste les pieds sur terre, deux qualités rarement rassemblées. J'ai été émue comme par l'histoire de Jean de Florette, qui cherche au péril de la sienne la source si nécessaire à la vie.
Jacques Roumain a sans doute mis beaucoup de lui même dans son héros. Il porte une analyse lucide des rapports sociaux, de l'exploitation irraisonnée, à court terme, des ressources forestiaires, du nécessaire éveil des classes pauvres grâce à l'éducation, etc. Dans un paysage semblable à Paul et Virginie, dans un contexte de camps ennemis identique à Roméo et Juliette, avec la triste fin qu'on leur connaît, une même tragédie romantique attend Manuel, qui croise les pas de la belle et farouche Annaïse. Raconter l'histoire plus loin serait risquer d'en dire trop. Il faut le lire car il est considéré comme remarquable à juste titre.

Vers le Sud de Laurent Cantet tourné en Haïti donne un autre image du pays. Dans des paysages dignes des plus beaux paradis tropicaux de carte postale, l'île est devenu un lieu de tourisme où la misère sexuelle des unes cohabite sans vergogne avec la pauvreté des autres, en butte à la corruption et la répression policières.
Vu le 13 janvier 2018

dimanche 7 janvier 2018

Chinoises

idéogramme La femme
J'avais lu Pearl Buck avec émotion mais jamais rien qui égale la manière dont Xinran parle des femmes chinoises. Journaliste radio durant huit années, elle a su écouter sans tabou la femme d'affaires comme la paysanne la plus reculée et défendre une infime part de liberté d'expression pour des êtres jusqu'alors privés de parole dans toutes les strates de la société. Au moment venu d'écrire, elle a su mettre en valeur les centaines de témoignages recueillis, comme autant de nouvelles qui traitent autant de ses souvenirs personnels que des confessions faites par d'autres femmes ayant traversé les révolutions culturelle, puis économique. De ces récits véridiques, forts, bruts, relatés sans décapant ni poli, le cliché et le pathos sont absents, car du fond de l'horreur, elle a su faire émerger et recueillir les preuves d'amour, d'espoir, voire de bonheur. Pourtant, l'impression générale dégagée par ces textes reste la "non" condition sociale des femmes, comme si être femme et chinoise revenait à purger une double peine.

Info en +
Dans les années 1980, les autorités chinoises ayant besoin de personnes   pour développer la télévision et la radio font appel à des militaires formés pour être journalistes capables de diriger des émissions de débats tout en évitant les sujets « interdits ». Xinran, qui occupait alors un poste civil à l’université de l’armée depuis douze ans, se présente pour l’un de ces postes. Elle devient animatrice de Mots sur la brise nocturne, une émission de radio quotidienne consacrée aux femmes qui connait un véritable succès de 1989 à 1995. En 1997, elle quitte la Chine pour l’Angleterre. En 2002, elle publie son premier livre, Chinoises, véritable best-seller international.

vendredi 5 janvier 2018

suite de bilans : des tentations de challenge

Les classiques chez Hérisson, Blandine et Nathalie
avec plusieurs niveaux et thématiques
« L’amour à la page »
la suite (ou le précédent je ne sais plus) de Bonjour Tristesse de SAGAN
« Lire l’Histoire »
? Orages d’acier, Ernst Jünger
« De métal et de papier : les romans industriels »
tentée par La ville noire de George SAND dont je n'ai jamais entendu parler mais j'aime sa façon de rendre la campagne berrichonne ou bien DICKENS Les grandes espérances  
« Ces romans qui nous racontent »
? 
« Les classiques, c’est fantastique – La Science-fiction, c’est canon »
il y en a plein, un classique du steampunk sans doute
« Des aventures tout sauf classiques »
c'est tout trouvé, L'attrape-coeur de SALINGER depuis le temps que je veux le lire ! 

L'union européenne chez A girl from earth
avec des suggestions de lecture par pays
idem avec l'Amérique latine et un beau logo
les deux rentrent dans le cadre plus général du challenge Tour du Monde
voir la liste Le-tour-du-monde-en-80-livres sur Babelio

lundi 1 janvier 2018

mercredi 27 décembre 2017

La petite déesse

Déstockage de PàL en duo
challenge Lunes d'encre

En 2004, Ian McDonald publiait en Angleterre un roman SF de plus de 600 pages, "Le Fleuve des dieux", un livre aux multiples intrigues situées dans une Inde de 2047 balkanisée et en proie à une sécheresse sans précédent.
Prix de la British Science Fiction Association
Grand Prix de l'Imaginaire.

En 2009, Ian McDonald a rassemblé sous le titre La Petite Déesse les sept nouvelles et courts romans qu'il avait écrits sur cette même Inde du futur. On y découvre, souvent par le biais du regard d'enfants, un sous-continent où les hommes sont quatre fois plus nombreux que les femmes, où se côtoient puissants, gens d'une extrême pauvreté, intelligences artificielles et stars virtuelles, tous confrontés à des menaces d'un genre nouveau.

Edit du 15 Novembre 2017
j'ai lu un tiers de La petite déesse et selon les nouvelles j'apprécie plus ou moins, mais l'univers d'une Inde futuriste et cependant millénaire est passionnant, je lirai peut être le roman complet

Dans une Inde fragmentée, divisée en états rivaux (le Bharât et l'Awadh), les intelligences artificielles (aeais) cohabitent étroitement avec les humains. L'univers décrit par Ian McDonald garde pourtant les travers du monde actuel. A travers sept nouvelles, l'auteur donne à entrevoir la richesse de son imaginaire et l'étendue de ses préoccupations.
Le système des castes perdure, mais l'eugénisme a conduit à produire plus de garçons que de filles, ce qui rend les candidates au mariage très recherchées et la bataille entre tous les célibataires forcés est féroce.
Si le génie génétique est parvenu à modifier les foetus et jusqu'à la durée de la gestation, la science a échoué dans le domaine climatique. La pénurie d'eau règne sur un pays où la mousson se fait rare et sa saison de plus en plus courte. La guerre se fait à travers drones de combat et cyber-soldats, mais les tractations sont toujours menées par des diplomates humains.
Deux choses m'ont gênée particulièrement : une sorte de tic de langage qui revient fréquemment avec des successions de verbes conjugués presque synonymes et le lexique, tiré de la culture indienne sans doute, mais pas toujours transparent, malgré quelques trouvailles géniales (bravo au traducteur Gilles Goulet) comme le pronom eils pour désigner les neutres, humains asexués sur le modèle des eunuques, mais ni homme, ni femme, j'ai trouvé le style et le procédé assez lourds.
Enfin, le titre d'origine Cyberabad days est plus adapté que sa traduction, comme souvent.

Sanjîv et robot-wallah parle d'enrôlement et d'enfants soldats, de fascination pour la guerre robotisée,

Dans Kyle fait la connaissance du fleuve, un enfant s'échappe des beaux quartiers et vit une journée de liberté initiatique

L'assassin-poussière propose une version indienne de Roméo et Juliette entre deux dynasties ayant construit leur empire et leur emprise sur la rareté de l'eau

Un beau parti tire parti de l'univers construit par l'auteur et des enjeux matrimoniaux dans la réalité indienne contemporaine

La petite déesse révèle l'ascension puis la déchéance inéluctable d'une petite fille, sorte de petite vestale sacrificielle, élevée au dessus de sa condition puis rejetée, qui trouve sa voie dans l'assistance à autrui

De L'épouse du djinn je ne retiendrai que la belle histoire d'amour entre une entité virtuelle et une femme artiste, même si elle finit mal

Vishnu au cirque de chats, contient bien des explications sur ce monde pour ceux qui n'ont pas lu le roman, car le narrateur étroitement lié à l'histoire de son pays en a traversé la crise "existentielle".

mardi 26 décembre 2017

swap Père Noël secret

Ce swap organisé par Celebangel associe plusieurs éléments qui m'ont tentée :
- un mini swap avec un contenu qui n'est pas ruineux mais dont l'effet de surprise fait l'intérêt
- un swap en chaîne où chacun ignorera l'identité de son swappeur jusqu'à la réception du colis
Le contenu :
-    1 livre de la WL de votre swappé(e)
-    1 marque-page
-    1 petite surprise
-    1 lettre révélant votre identité.
Préparation des colis du 5 novembre au 10 décembre
Envoi des colis le 10 décembre au plus tard, soit dans un mois !

J'ai - enfin - tous les ingrédients de mon colis et j'ai reçu le mien, tout odorant, mais il attendra sagement au pied du sapin le 25 décembre.

J'ai déballé mon gros colis, merci à Plume35 qui m'a beaucoup gâtée et Celebangel pour l'organisation
un pot de senteurs : il était odorant et m'intriguait depuis que j'ai reçu le paquet
trois sortes de thé, blanc, noir et rouge (roïbos) ça tombe bien car Noël m'a pourvue d'une nouvelle théière
un thriller : N'éteins pas la lumière de Bernard Minier, inquiétant !
un marque page super joli, une plume argentée  avec ses rubans

dimanche 24 décembre 2017

Lire sous la contrainte : ÊTRE et ses conjugaisons (BD)


Cette trilogie est parfaite pour la contrainte du moment. Vanyda, dont j'ai déjà lu Entre ici et ailleurs, a publié son travail d'étudiante. J'y trouve un parfum de choses vécues, sinon personnellement, ou moins telles que je peux me les imaginer racontées ou entendues par des collégiens. C'est l'équivalent de Titeuf pour les plus jeunes, dans un style graphique plus léché, ou Le petit Nicolas dans une autre époque, ou Lou pour les filles, etc car les exemples ne manquent pas dans la BD actuelle pour célébrer la mémoire des années de scolarité.
 
Valentine (Val) est collégienne en dernière année avant le brevet et le passage au lycée pour la plupart de ses camarades de classe. Les cours, les récrés, la cantine, les copines, les copains, les premières cigarettes, les soirées, etc
tome 1 Celle que je ne suis pas
Val n'arrive pas à avouer à ses copines, ni à sa mère qui elle aime en secret
tome 2 Celle que je voudrais être
Valentine au lycée, se rapproche de Yamina, s'émancipe de la mauvaise influence d'Emilie, se fait de nouveaux amis
tome 3 Celle que je suis 
dernier tome des aventures de Val, l'année de 1ère et du bac de français, mais aussi de la rencontre avec Charles

samedi 23 décembre 2017

Nouvelle rubrique

les romans dont je ne suis pas venue à bout !
Qumrân est le nom en arabe moderne d’un site archéologique constitué de onze grottes en surplomb de la Mer Morte, où des bédouins découvrirent par hasard en 1947, des jarres scellées contenant les plus anciens textes hébraïques actuellement répertoriés, connus sous le nom de "manuscrits de la Mer Morte".
Qumran - Le trésor du temple
Eliette Abécassis construit son roman policier sur cette base archéologique. Mais sans doute à cause des digressions historiques et religieuses de certains passages pourtant excellemment documentés et à l'érudition parfaite, je n'accroche pas à l'intrique. Cela ne me captive pas et me semble assez lourd à lire.Je m'y reprends à plusieurs fois, mais rien n'y fait...
ABANDON

vendredi 22 décembre 2017

bilan des challenges : non réalisés

AGATHA CHRISTIE (31 décembre) : je m'étais engagée pour le niveau Beresford (6 lectures) du nom de mon couple d'enquêteurs favoris, Tupence et Tommy, mais je n'ai lu que le premier de la série Mon petit doigt m'a dit, une découverte
Restent : des relectures Mr Brown / Associés contre le crime / Le crime est notre affaire / N ou M ? et une découverte  Le cheval à bascule

RANDOM PAL (31 décembre) : je devais lire 15 titres sur un tirage au sort de 18 dans ma PàL, je n'en ai lus que 6 ; Mimi54 le représente cette année, avec des changements, et je le retenterai
1. Le mystère français
2. Une veuve de papier
3. Le cimetière des bateaux sans nom
4. Comment trouver la femme idéale ou le théorème du homard
6. 658
7. Pierre de lune
11. Dix mille guitares
12. Dernières nouvelles du Sud
14. Kaïken
15. L'oeuf de Colomb
16. Titus n'aimait pas Bérénice
18. La règle de quatre


jeudi 21 décembre 2017

Escort boys


A travers deux parcours, celui de Miguelito, tombé un peu par inadvertance dans la prostitution masculine et Damien, un escort boy plus expérimenté, auquel il va s'associer et qui le guider parmi cette clientèle très particulière, Anne Bragance s'intéresse au phénomène des " cougars ", ces femmes d'âge qui refusent de vieillir et recherchent la compagnie généralement commerciale d'hommes jeunes, beaux et dévoués. Elle en dit : C'était là un sujet délicat et osé, mais j'ai osé ! Cependant, comme toujours, j'aime mes personnages, ils ont toute ma compassion et je les "accompagne" avec tendresse. Ces femmes, les clientes des deux jeunes hommes, présentent des constantes : elles sont seules, riches et vieillissantes. Mais le propos n'est jamais sordide. En guise de préambule au défilé des femmes, des maîtresses, des maîtresses femmes de la vie de Miguelito, l'auteur nous propose un détour par ses jeunes années. Il a grandi entouré de l'attention de Clarissa et ses amies (sa mère se fait appeler par son prénom). Les six fées penchées sur son berceau sont des femmes non mariées, non mères, faisant passer leur carrière avant tout. Il fut un enfant choyé élevé par une mère adorée mais aussi un enfant surexposé par une femme qui dénie son âge et cherche constamment l'approbation de son fils en le plaçant dans une position d'adulte.
J'aime tous les romans d'Anne Bragance que j'ai lus jusqu'à présent, mais celui là fait partie de ceux que j'ai aimé particulièrement.
Lu entre juin et septembre 2013 

mercredi 20 décembre 2017

Attachée

Premier roman d'Isabel Fonseca, Attachée explore les tourments de la jalousie chez une femme pas tout à fait cinquantenaire qui possède pourtant tous les atouts pour être heureuse. Jean Hubbard est reconnue comme chroniqueuse santé dans un magazine féminin, Mark est un brillant publicitaire, tous deux ont obtenu satisfaction et réussite dans leur vie professionnelle, ils ont une fille majeure. Ils viennent d'emménager dans une petite île de l'Océan indien et Mark apprend à savourer la vie et à lâcher du lest à ses collaborateurs restés à Londres. Pourtant, Jean qui devrait trouver de l'agrément à leur situation "paradisiaque" semble chercher des raisons de se torturer l'esprit. Comme les affres de son métier, à savoir décider du sujet de son prochain article, ne lui suffisent pas, elle trouve moyen de pirater la messagerie professionnelle de son mari. Arrive ce qui devait se produire : elle tombe selon toute vraisemblance sur les preuves de l'infidélité de ce dernier... et persiste dans l'erreur en usurpant son identité.
Le roman retrace la montée progressive du drame ou ce qu'il conviendrait mieux, à mon avis, d'appeler une belle tempête dans un verre d'eau.
J'ai trouvé exagéré de digresser sur 300 pages autour de l'exploration nombriliste des sentiments d'une pauvre petite fille riche et trop gâtée par la vie, qui soit dit en passant, ne se gêne pas lors d'un séjour en Angleterre, pour se laisser séduire par l'adjoint de son mari et bourreau des coeurs confirmé. Il est pathétique de dresser un tel portrait qui dessert l'ensemble des femmes alors qu'il existe tant de belles personnes. Je confirme avec consternation la faible note attribuée par un panel de lecteurs.

Si vous voulez lire un bon roman qui interroge avec intelligence et sensibilité les liens de l'attachement et/ou questionne la solitude au sein du couple, je vous conseille plutôt L'aliénée de Myriam Kissel paru aux éditions L'Harmatan.

dimanche 17 décembre 2017

La cabane de l'enfer


Au cours d'une journée portes ouvertes, Annie, agent immobilier, se fait enlever par son dernier client, un homme qui prétend s'appeler David. Après l'avoir fait monter de force dans sa camionnette, son ravisseur l'emmène au cœur de la forêt et l'emprisonne dans une cabane pour en faire une épouse modèle. Commence une longue année de calvaire où la survie est sa seul préoccupation. Le dénouement met en avant son extraordinaire volonté de s'en sortir. Alors qu'un peu de bonheur semble encore possible, les circonstances de son enlèvement réservent une immense surprise.
Un bon polar à ne pas mettre entre toutes les mains : si vous avez des tendances paranoïaques, vous ne regarderez plus vos amis ni votre famille de la même façon !

samedi 16 décembre 2017

dans ma BàL cette semaine

Le colis de mon Père Noël secret à n'ouvrir que le 25 décembre

Suite à ma participation au concours "Et si vous étiez un livre" j'ai gagné, en partenariat avec la plateforme Lisez ! que je remercie vivement, Tout ce qu'on ne s'est jamais dit de Celeste Ng aux éditions Sonatine, Prix Relay des voyageurs lecteurs 2016.




vendredi 15 décembre 2017

un bilan achevé : Challenge cadavres exquis

Le titre du livre 1 ( août) sera  un complément circonstanciel de lieu
Le titre du livre 2 ( septembre) sera un sujet (Prénom, groupe de mots, pronom etc…)
Le titre du livre 3 (octobre) un verbe  (verbe seul ou dans le titre) + il faut que ce soit un verbe qui peut être suivi d'un COD : Laver les ombres
Le titre du livre 4  (novembre) sera un COD  (un mot avec un article) :
Et le titre du livre 5 (décembre)  sera un CC de temps : Demain j'arrête

mercredi 13 décembre 2017

Lectures BD du mois : il était une fois en mai 2011

TOUR DE FORCE
Monsieur Khol n'a pas de visage. Depuis sa plus tendre enfance, personne ne fait attention à ses traits. A force de gentillesse, il est invisible aux yeux des autres jusqu'à sa rencontre avec Mathilde, aubergiste à Nogent. Germaine la concierge l'y envoie se refaire une santé après une attaque de pneumonie. Il y fait une rencontre bouleversante avec l'existence.
Dieter et Emmanuel Moyot relèvent le défi de ce format carré avec une fable contemporaine " en pente douce ". La vie de Monsieur Khol est comme tant d'autres, urbaine, banale, insipide et sans heurts. Grâce à sa maladie et à une cure bienvenue à la campagne, il va connaître un profond changement dans sa manière de voir et d'être vu.

Une BD contestataire sans en avoir l'air, qui explore un espace poétique à la limite du surréalisme à la Magritte. Le rendu à l'aquarelle se fait subtilement corps avec le récit et le personnage. Une histoire positive et revigorante qui fait du bien et prend le contrepied de la morosité ambiante.
collection Carrément BD chez Glénat

http://www.dailymotion.com/video/xfai4t_emmanuel-moynot-et-dieter-monsieur_news
et une très belle critique chez Organdi

  • La complainte des landes perdues  :  suite
Les chevaliers du pardon

Alors que le cycle de Sioban - 4 tomes sur l'histoire du clan des Sudenne - s'est terminée, commence celui des Chevaliers du pardon (4 tomes), qui sera suivi du cycle des Sorcières (4 tomes).
Pour le plus grand plaisir de ses lecteurs, Jean Dufaux reprend l'exploration de son univers avec Philippe Delaby aux pinceaux, pour prendre la relève de Rosinski Grzegorz ; le graphisme reste suprêmement beau et le scénario délicieusement inquiétant.
Moriganes, le tome 1 du cycle, voit l'entrée en scène de Seamus, un novice au coeur pur, dans la lutte des hommes contre les maléfices de ces landes perdues.

Face aux terribles Moriganes, les seules armes sont la prière ou l'épée. Le chevalier Sill Valt a choisi de lutter contre les sorcières qui s'agitent de nouveau après des siècles de repli et de tranquilité. Une des leurs menace de révéler les secrets de leur monde : Sanctus a vu la lumière de la rédemption et veut échapper à la malédiction. Elle est donc poursuivie par ses soeurs et par Guinea Lord, leur bras armé que rien ne peut atteindre. Luchorpain a juste réussi à le retarder au prix de sa vie en libérant l'anneau de Vysald. Seamus a dû livrer bataille contre Eirell, son ancien ami, novice comme lui, qui est passé du côté du Mal. Mortellement blessé, il est secouru par Sanctus qui doit abandonner son incarnation en jeune sauvageonne et se révèle à lui comme Fée.

  • Quelques commentaires en retard
Corps Diplomatique 1/2 de Ceppi d'après Sharon de Marelle
Genève. Léocadie Lulla est un membre éminent de la CNUCED qui négocie les accords internationaux en matière de produits alimentaires. Lorsqu'un vieil homme vient mourir d'une crise cardiaque juste sur son palier, son amant professeur d'histoire géographie soupçonne une plus sombre affaire. C'est aussi l'avis de l'inspecteur Nizza, de la police criminelle, qui se pose des questions : il prévient les autorités fédérales. Karine mannequin venue d'ex RDA fait partie contre son gré du complot visant à détruire sa crédibilité
intéressante lecture des relations internationales sur fonds de corruption et de capitalisme
suite à lire


Le commun des mortels de Kokor, je poursuis la découverte de cet auteur due au Loto BD, une lecture sympa, bien différente du même titre dans la série Le tueur
11/10/11

Clandestine
L'auteur, née le 17/2/70 publie un récit partiellement autobiographique en BD le 17 février 2009. Avec une remarquable économie de moyens : peu de bulles, mais des images très parlantes bien que muettes, elle parvient à partager ses émotions avec le lecteur.
édit du 15/12/17 : je ne garde aucun souvenir de cette lecture et en regardant des extraits, cela ne semble pas correspondre à mes notes... mystère
4/10/11

dimanche 10 décembre 2017

Un bon musulman

challenge des nationalités : BANGLADESH
En dehors des crues, des rizières, de l'extrême pauvreté de la population et du risque de submersion, j'ai tout à construire dans mon image mentale de ce pays, de son histoire récente
Mars 1971. Tahmima Anam fait toucher du doigt les affres d'une nation en proie aux bouleversements politiques, qu'elle aborde à travers le drame personnel d'une famille en quête d'un nouvel équilibre.
La mère Rehana Haque a élevé seule ses deux enfants, Sohail et Maya, ce qui est loin d'être banal au Bangladesh dans les années qui ont précédé la guerre d'indépendance. Le frère et la soeur ont reçu une éducation libérale, ils ont étudié à l'université et fréquentent un groupe d'amis commun, mais ils vont vivre l'après-guerre de manières diamétralement opposées : régime dictatorial, reconstruction sociétale, essor du fondamentalisme religieux, émergence d'une conscience féministe, etc.
Sohail, traumatisé par les scènes de guerre, s'est marié à son retour avec Sibi, la fille d'une voisine, qui l'avait dédaigné avant de devenir veuve. Maya, étudiante en médecine, n'a pas supporté la transformation de son frère aîné et elle s'est exilée dans le Nord du pays pour secourir les femmes et exercer comme gynécologue obstétricienne.
De retour en 1984, elle découvre que sa mère souffre d'une tumeur et que son frère s'est radicalisé. Veuf à son tour et devenu le "Huzoor" il a investi le toit de la maison familiale et vit immergé dans le Coran, entouré d'une cour d'adeptes voilées et de pèlerins venus du monde entier pour l'écouter, mais il ne s'occupe guère de son fils, illettré et déguenillé comme un voyou. En voulant bien faire, elle va précipiter le malheur sur sa famille.

La trilogie noire

Je ne mets pas les couvertures car je les trouve peu attractives, au contraire du teaser sur la page de l'auteur

Karl
Dans le 9.4, les gangs font la loi. Ronan Kléden, débarqué de Bretagne à Paris avec son père commandant de police au Quai des orfèvres et Layla Nemours, fille d'un riche galériste et d'une artiste l'apprennent à leur dépens, mais ils y gagnent un ami, Karl.

Layla
Suite à l'assassinat de son père, à la sortie de son lycée parisien, Layla menace de sombrer, mais ses amis sont là pour la soutenir et l'aider à laver l'honneur paternel.
C'est noté jeunesse à partir de 13 ans, mais je me demande si les sujets ne s'adressent pas à des lecteurs un peu plus âgés, suffisamment pour s'identifier à des lycéens en terminales.
Par ailleurs, les passages en langue des cités m'ont agacée, outre qu'ils sont difficiles à lire, car ils m'ont semblé tomber comme un cheveu sur la soupe, alors que le code du lycée Charles VIII, plusieurs fois cité, n'est jamais échantillonné.
Mais j'ai aimé le trio et j'espère que le dernier tome prévu en 2013 finira par sortir.

vendredi 8 décembre 2017

ABC polar 2017 26/26

Thriller/policier
Je participe depuis 2014 et comme Salhuna qui en reprend l'organisation pour la deuxième année, j'espère réussir une fois ! Souvent ce qui me fait échouer dans les challenges ABC, c'est qu'au moment de les lire, je n'ai pas toujours envie de ce que j'ai choisi au départ. Je tente le complet freestyle, c'est-à-dire que je peux choisir au fur et à mesure mes lectures. La gestion est donc plus souple, mais cela reste un challenge ABC et à la fin le but est de cocher toutes les lettres de l'alphabet, même si quelques "tricheries" sont autorisées. Les règles sont ci-dessous et il est possible de s'inscrire également sur le blogue Les lectures de Salhuna


Le principe du challenge ABC :
• Lire 26 romans de genre policier/thrillers/romans noirs/à suspense… entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2016, selon le principe de 1 lettre = 1 auteur.

Catégorie 2 : Challenge FreeStyle
26 lettres / 26 auteurs et 26 titres à choisir en cours d’année au fur et à mesure : vous avez le droit à 3 tricheries, à 3 BD/manga/album…


Bonus   LU en JANVIER : Petits romans noirs irlandais
A - Jussi Adler-Olsen : Dossier 64
B - Antoine Bello, excellent   LU en JANVIER : Eloge de la pièce manquante
C - Agatha Christie   LU en JANVIER : Mon petit doigt m'a dit
D - Joël Dicker   LU en FEVRIER : Le livre des Baltimore
E - Dianne Emley LU en MAI : Un écho dans la nuit
F - Gillian Flynn, LC avec Fan2polar ++   LU en FEVRIER  : Les apparences
G - Karine Giebel   LU en JANVIER : Maîtres du jeu
H - Chan Ho-Kai : Hong Kong noir
I - Arnaldur Indridason : L'homme du lac
J - Andrea H. Japp  LU en JANVIER : La femelle de l'espèce
K - David Khara, excellent   LU en AVRIL : Les vestiges de l'aube
L - Pierre Lemaître : Alex
M - Ian Manook, excellent  LC avec Estelle_simplement  LU en MAI   : Yeruldelgger
N - Olivier Norek, LC avec Estelle_simplement   LU en JUIN   : Code 93
O - Janis Otsiemi : Le chasseur de lucioles
P - Pedro Angel Palou   LU en AVRIL : L'argent du diable
Q - Michel Quint : Veuve noire
R - Eric Giacometti et Jacques Ravenne : Lux Tenebrae
S - Chevy Stevens : Séquestrée
T - Danielle Thiéry, LC avec Brigt   LU en JUILLET : Affaire classée
U - Lisa Unger : Mémoire trouble
V - Mario Vargas Llosa   LU en JANVIER : Qui a tué Palomino Molero ?
W - Don Winslow   LU en JUIN : Mort et vie de Bobby Z
X - Bourbon Kid 1 et 2   LU en MARS : Le livre sans nom
Y - Irvin D. Yalom : La méthode Schopenhauer
Z - Ivan Zinberg   LU en MAI : Jeu d'ombres



jeudi 7 décembre 2017

Histoires de princesses

L'échange des princesses
Chantal Thomas raconte l'Histoire du point de vue des "victimes", enfants-rois et reines, objets de tractations géopolitiques entre familles régnantes, les Bourbon de France et d'Espagne. La chronologie est scrupuleusement indiquée en début de chapitre.
Sur une idée du Régent Philippe d'Orléans, une triple alliance est organisée : son neveu le futur Louis XV  (11 ans) est fiancé à Marie Anne Victoire (3 ans), sa fille Louise Élisabeth de Montpensier (12 ans) est fiancée au prince des Asturies, futur Louis Ier d'Espagne (14 ans), enfin don Carlo, autre demi-frère de l'infante d'Espagne est fiancé à une autre princesse d'Orléans. Louis XIV est leur trisaïeul commun.
L'échange a lieu sur l'île aux faisans, au milieu de la Bidassao, frontière naturelle entre les deux royaumes. Trois ans et deux désastres matrimoniaux plus tard, l'échange des princesses devenues indésirables : "reine-infante" déchue contre reine douairière, se passe en sens inverse et sans grande pompe.
portrait par François de Troy
Romancé, le propos est étayé par des sources : “ Tous les extraits de correspondance cités sont authentiques et pour la plupart, inédits. Les lettres ou extraits de lettres d'Elisabeth Farnèse, Louis 1er de Bourbon, Philippe V et Madame de Ventadour proviennent pour l’essentiel des Archives historiques de Madrid. Les extraits de presse sont tirés de la Gazette [de France à partir de 1762].”
Lu le 13 mars 2016

Edit : Le film va sortir le 27 décembre et la bande annonce me donne bien envie de voir "en images" ce roman qui m'a beaucoup plu, comme je n'ai pas boudé mon plaisir pour la reconstitution en costumes de La princesse de Montpensier. Le film, sorti fin 2010
m'a incitée à lire la nouvelle éponyme.
Info en + : Madame de Lafayette n'a pas seulement écrit La princesse de Clèves, mais aussi La comtesse de Tende et La princesse de Montpensier (1662). C'est d'ailleurs à ce titre qu'elle doit sa renommée en tant que novelliste et initiatrice du genre en France.
Lu le 29 novembre 2011


Dans le même temps, j'ai voulu lire l'histoire d'une autre princesse qui figurait dans ma LàL. Il s'agit d'un texte de Voltaire (1768) intitulé La Princesse de Babylone.
Ce conte philosophique plein d'humour et de péripéties met en scène les mésaventures de deux amants : Formosante, princesse de Babylone, doit épouser le berger Amazan, bel inconnu originaire du pays des Gangarides, contrée utopique où règnent justice, paix et égalité. Elle part à sa recherche... Comme dans Candide, la séparation des amants est prétexte à un voyage-poursuite à travers l'Asie et l'Europe, qui mène les héros d'Inde en Égypte, en passant par la Chine et la Russie. 

mardi 5 décembre 2017

La méthode Schopenhauer

challenge ABC polar : lettre Y
Il est noté comme thriller (psychologique) dans BBM et d'ailleurs également dans le commentaire du Los Angeles Times qui est repris en couverture, mais ce n'est pas exactement le genre auquel je l'aurais rattaché spontanément. C'est d'ailleurs une sorte d'OVNI littéraire, à la fois un roman excellent qui se lit agréablement malgré quelques menues redites dans la trame et un essai qui mêle habilement les fils de la philosophie d'Arthur Schopenhauer, la découverte de la psychothérapie de groupe et les intrigues de plusieurs histoires personnelles intéressantes, avec des oppositions frappantes : Julius et Philip, des figures de proue : Pam et Rebecca mais aussi un cortège de personnalités secondaires qui donne un équilibre à l'ensemble.

Julius Hertzfeld est un psychiatre réputé de San Francisco. Depuis la mort de sa femme, il consacre son temps et son énergie à son métier et à ses patients. Il apprend soudain qu'une maladie incurable ne lui laisse plus qu'une année de bonne santé devant lui. Après une brève période de désespoir, Julius décide de poursuivre ce qui donne du sens à sa vie : son métier. Et il s'interroge sur son utilité, l'aide qu'il a pu apporter à ses patients. Lui revient alors en mémoire son échec le plus cuisant : Philip Slate, un jeune chimiste arrogant et prétentieux que trois ans de thérapie n'avaient pu guérir de son addiction au sexe. Julius décide de le retrouver pour savoir ce qu'il est devenu, vingt ans plus tard. Stupeur : non seulement Philip est devenu psychothérapeute mais il prétend avoir guéri de son obsession grâce à la lecture assidue de Schopenhauer. Les deux hommes vont alors faire une sorte de marché : Philip participera aux séances de thérapie de groupe de Julius et celui-ci apprendra tout ce qu'il y a à savoir sur les théories de Schopenhauer.

lundi 4 décembre 2017

Lectures BD du mois

Lady S, Rapport de forces et Crimes de guerre, tomes 12 et 13 : du bon Van Hamme, des rebondissements sur le modèle de XIII, guerre bactériologique au Mexique, génocide en Afrique centrale

Le chasseur de sourires d'Agustin Ferrer : aussitôt lu pour ne pas contrarier l'incroyable hasard qui me fait le trouver en bouquinerie dans la semaine où je l'ajoute à ma WL

vendredi 1 décembre 2017

Le début des bilans

7 avril 2017 : Le challenge des nombres de Piplo, qui nous a tenus pendant 5 ans, me manque déjà et voilà que tombe à point une idée un peu folle propulsée par Nelcie : je la suis dans ce challenge autour des chiffres en commençant par le niveau de base : petit challenge, soit une lecture par catégorie ci-dessous.
21 juillet 2017 : challenge terminé ! J'ai rempli mes 9 items + quelques uns supplémentaires. Bien qu'il soit illimité, je ne le poursuis pas. Des idées de lectures sur les thèmes dans le bilan  de Nelcie

1 - L’unité : Lire un roman d’un auteur qui n’a publié qu’un seul roman au moment de votre lecture.
La lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson

2 - Duo, gemellité : Lire  2 livres en lecture commune ; les deux livres devront être lus avec la même personne.
Yeruldelgger de Ian Manook avec Estelle_simplement
Code 93 d'Olivier Norek seconde LC avec Estelle_simplement

3- Les trois couleurs primaires : Lire un roman avec une couverture à
Dominante jaune
Dysfonctionnelle d'Axl Cendres
Dominante rouge
Les routes de l'imaginaire d'Hella S. Haasse
Dominante bleue
Les jours Areuh de François d'Epenoux

4- Les quatre éléments : Lire un roman dans lequel l’eau / l’air / le feu prend une place importante
La terre
Into the wild de Jon Krakauer
L'air
Laver les ombres de Jeanne Benameur
Le feu
Lux tenebrae
L'eau

5- Les cinq sens : Lire un roman dans lequel
la vue prend une place importante, ou bien lire une oeuvre graphique.
Eon et le douzième dragon d'Alison Goodman
le toucher prend une place importante, ou bien présenter un livre sur une activité manuelle
L'âge de Pierre de Paul Guimard
L'odorat, le goût, l'ouïe

6- Les six continents : Lire un roman se déroulant essentiellement en
Asie
Contes nippons au coin du feu (collectif)
Afrique
Le chasseur de lucioles de Janis Otsiemi
Amérique
Butcher's crossing de John Williams
Europe / Océanie / Antarctique

7- Les sept péchés capitaux : Lire un roman dans lequel l’envie / la gourmandise / la luxure / la paresse prend une place importante
L'avarice
Mort et vie de Bobby Z de Don Winslow
L'orgueil
American Psycho de Bret Easton Ellis
La colère
Les vestiges de l'aube de David Khara

8- Les huit planètes du système solaire : Lire un roman dans lequel Mercure / Venus / Mars / Saturne / Uranus / Neptune prend une place importante, ou présenter un magazine, une revue mettant la planète en avant
Jupiter
La voie Rubis de Jean Michel Calvez
Terre et Lune
Le Bourbon Kid
Pluton
Les menhirs de glace de Kim Stanley Robinson

9- Les neuf muses
Calliope, muse de l’éloquence et de la poésie épique. Lire un roman dans lequel l’un des deux thèmes est abordé
Erato, muse de la poésie lyrique. Lire un recueil de poésie, ou bien un roman dans lequel il est question d’art lyrique
Euterpe, muse de la musique. Lire un roman dans lequel la musique tient une place importante, ou bien la biographie d’un musicien célèbre
Polymnie, muse de la rhétorique. Lire un livre autour de ce thème
Thalie, muse de la comédie. Lire une comédie (théâtre ou roman)
Uranie, muse de l’astronomie. Lire un roman où il est question d’astronomie


Melpomène muse de la tragédie. Lire une tragédie (théâtre ou poésie)
L'étrangère de Gardner Dozois
Clio, muse de l’Histoire. Lire un roman historique
Veuve noire de Michel Quint (sur l'après guerre)
Terpsichore, muse de la danse. Lire un roman qui parle de danse, ou bien la biographie d’un danseur célèbre
L'espionne de Paulo Coehlo (sur Mata Hari)