Premier roman d'Isabel Fonseca, Attachée explore les tourments de la jalousie chez une femme pas tout à fait cinquantenaire qui possède pourtant tous les atouts pour être heureuse. Jean Hubbard est reconnue comme chroniqueuse santé dans un magazine féminin, Mark est un brillant publicitaire, tous deux ont obtenu satisfaction et réussite dans leur vie professionnelle, ils ont une fille majeure. Ils viennent d'emménager dans une petite île de l'Océan indien et Mark apprend à savourer la vie et à lâcher du lest à ses collaborateurs restés à Londres. Pourtant, Jean qui devrait trouver de l'agrément à leur situation "paradisiaque" semble chercher des raisons de se torturer l'esprit. Comme les affres de son métier, à savoir décider du sujet de son prochain article, ne lui suffisent pas, elle trouve moyen de pirater la messagerie professionnelle de son mari. Arrive ce qui devait se produire : elle tombe selon toute vraisemblance sur les preuves de l'infidélité de ce dernier... et persiste dans l'erreur en usurpant son identité.
Le roman retrace la montée progressive du drame ou ce qu'il conviendrait mieux, à mon avis, d'appeler une belle tempête dans un verre d'eau.
J'ai trouvé exagéré de digresser sur 300 pages autour de l'exploration nombriliste des sentiments d'une pauvre petite fille riche et trop gâtée par la vie, qui soit dit en passant, ne se gêne pas lors d'un séjour en Angleterre, pour se laisser séduire par l'adjoint de son mari et bourreau des coeurs confirmé. Il est pathétique de dresser un tel portrait qui dessert l'ensemble des femmes alors qu'il existe tant de belles personnes. Je confirme avec consternation la faible note attribuée par un panel de lecteurs.
Si vous voulez lire un bon roman qui interroge avec intelligence et sensibilité les liens de l'attachement et/ou questionne la solitude au sein du couple, je vous conseille plutôt L'aliénée de Myriam Kissel paru aux éditions L'Harmatan.

1 commentaire:
Je me permets de mettre le lien vers ce roman pour mon challenge...
D'après ce que tu en dis, je pense que je peux oublier ce bouquin.
Bon mercredi.
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