Novembre :
Sur le commentaire enthousiaste de Dup, je me suis laissée tenter par ce partenariat et vais découvrir La voix de l'empereur, tome 1 Le corbeau et la torche.
Décembre :
Bien que déçue de n'avoir pas dans les mains ce bel objet-livre décrit par les lectrices, je remercie les éditions Mnémos qui viennent de me faire parvenir la version numérique après le retour de mon colis pour défaut de distribution (un AR métropole-Réunion pour rien, quelle frustration !)
Hormis le fait que je n'aime pas lire sur écran ce qui me prive du plaisir du feuilletage à rebours (j'aime revenir en arrière pour retrouver un passage, revenir sur une expression), le support ne m'a pas aidée à m'y retrouver dans les fils de cette histoire éclatée entre plusieurs rameaux.
Il y a d'une part ce qui se passe au château, siège de l'empire où le roi Brisard se meurt victime d'un empoisonnement. Les luttes de pouvoir se déchaînent autour d'Elin le prince-héritier.
Il y a d'autre part ce qui se passe aux confins, Frimas le héraut du prince a dû fuir suite au complot contre l'empereur fomenté par le clergé ou une autre puissance encore plus occulte. Il est poursuivi par Ravel, le fils d'un seigneur vassal, qui en chemin accomplit des exploits comme de capturer la bête immonde des marais.
Les effets de style recherchés montrent un évident plaisir à manipuler la langue. Cela m'a parfois semblé surjoué mais j'ai remarqué d'autres effets très plaisants : un satisfecit particulier pour l'utilisation des adjectifs de couleur les plus extraordinaires. L'auteur explique être très attentif au rythme de ses phrases "les mots monosyllabiques d'ailleurs sont une véritable plaie et c'est la raison pour laquelle je préfère utiliser des nuances de couleurs précises plutôt que rouge/bleu/vert/jaune/noir/blanc/rose".
Il y a d'autre part ce qui se passe aux confins, Frimas le héraut du prince a dû fuir suite au complot contre l'empereur fomenté par le clergé ou une autre puissance encore plus occulte. Il est poursuivi par Ravel, le fils d'un seigneur vassal, qui en chemin accomplit des exploits comme de capturer la bête immonde des marais.
Les effets de style recherchés montrent un évident plaisir à manipuler la langue. Cela m'a parfois semblé surjoué mais j'ai remarqué d'autres effets très plaisants : un satisfecit particulier pour l'utilisation des adjectifs de couleur les plus extraordinaires. L'auteur explique être très attentif au rythme de ses phrases "les mots monosyllabiques d'ailleurs sont une véritable plaie et c'est la raison pour laquelle je préfère utiliser des nuances de couleurs précises plutôt que rouge/bleu/vert/jaune/noir/blanc/rose".
Voici l’histoire de quatre destins réunis au cœur d’un empire mourant. L’enfant du village gelé, le paladin hanté par un sombre secret, le prêtre émérite d’un ordre qu’il méprise et le fils de l’empereur.
Dans les rues des cités fourmillantes ou les profondes forêts, chacun accomplit un voyage sur les routes de l’empire mais aussi dans les méandres de son être : quelles sont les ficelles que tire le clergé dans les coulisses ? Qui a tenté de tuer l’empereur et d’éteindre à jamais sa voix ? Sur le sentier escarpé qui mène au pouvoir, le chemin est infiniment plus important que le sommet.
Dans le rôle du héraut : Frimas / emblème le corbeau
Recueilli orphelin par un soldat d'élite, il est présenté au chancelier qui s'intéresse à ses particularités et l'éduque à la cour dans le but d'en faire le compagnon d'études du futur empereur et prochainement son héraut (champion d'armes, spécialiste en héraldique). Froid, imperturbable, mécanique, volontaire sont les adjectifs qui s'attachent à sa personne et même s'il est admirable par certains côtés, je le trouve antipathique, dans son destin tout tracé (il vient du pays du gel et ne semble pas devoir déroger) et plutôt inquiétant (il a un pouvoir extraordinaire face aux blessures).
Dans le rôle du fils de l'empereur : Elin
Elin est très beau (inspiré par Hugo ?) et sa beauté frappe au premier regard, mais cela semble aussi un handicap car cela empêche qu'il soit pris au sérieux dans ses autres aspects comme la bravoure : aux armes contre Frimas, l'intelligence : duel verbal avec Adamant, etc. S'il hérite du pouvoir (la voix), il doit aussi apprendre à le contrôler et bénéficie de peu de compagnons fiables dans son entourage : le chancelier Gweleth, son maître d'armes Owan et son précepteur Glawol. Il peut aussi créer des choses très belles à partir d'horreurs (exemple la salle souterraine).
Dans le rôle du paladin : Ravel / emblème : la torche
Le paladin est un chevalier ayant atteint l'un des plus hauts grades, faisant partie d'un ordre religieux et porteur du pouvoir sacré de la foi. Le personnage répond bien à cette définition. J'attendais beaucoup de la rencontre avec Artelas à la suite d'un des passages les plus cruels de ce tome. L'épisode sanglant est décrit de manière tellement implicite que je n'ai compris que quelques chapitres plus loin et j'ai dû faire un retour en arrière pour bien comprendre les détails. Globalement, le brouillard dans lequel se passent les actions des uns et des autres semble voulu et je crains que les explications soient reportées aux tomes suivants.
Dans le rôle du mentor : Glawol
Fourbe en puissance, il joue double jeu avec tout le monde et pourtant c'est un personnage qui a des accents de vérité assez perturbants (sa confession à Gweleth), des actes de charité gratuité (apprendre à lire au vieux serviteur). Il est le plus intéressant en termes d'intrigue, un de mes préférés car il n'est pas défini(tif) dès le début. Cela tombe bien car c'est une trilogie...
Tout reste assez ouvert à la fin de ce tome d'installation, surtout après une révélation de dernière minute annoncée par certains indices si on y réfléchit bien !

2 commentaires:
C'est un auteur dont je n'ai jamais entendu parler...
Bon dimanche.
3e lien noté. Merci pour ta triple participation à mon challenge.
J'aime mon challenge car il me permet, à moi aussi, de sortir des titres de ma PAL qui seraient encore restés là longtemps...
Bonne semaine.
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