mercredi 17 juin 2009

Chuk Palahniuk (2)


Peste
Cette lecture me confirme que l'écriture de Chuk Palahniuk est aussi dérangeante que le cinéma de David Cronenberg : totalement iconoclaste, scatologique, pornographique. Dans Peste, il se livre à une enquête "de voisinage" (amis, ennemis...) sur un jeune homme qui vient de mourir après avoir semé les germes d'une épidémie dévastatrice. On apprend que Rant est un sérotype rarissime de la rage, qu'il a contractée enfant en se faisant mordre volontairement et de multiples fois par des animaux sauvages. Il est décrit comme une personnalité manipulatrice et d'une perversité insoupçonnée par son entourage, sans doute dès son plus jeune âge. Sa mort, durant une séance de Crashing - un jeu pendant lequel des conducteurs en équipe s'amusent à s'emboutir - ressemble à un suicide ou à une fuite.
Lu le 18 décembre 2010

Survivant
J'avais inscrit Fight Club à mon challenge ABC pour en avoir vu l'adaptation cinématographique inoubliable avec un Brad Pitt merveilleux de crédibilité dans le rôle principal. Mais le premier roman de Chuck Palahniuk n'était plus disponible en librairie et j'ai donc opté pour son deuxième titre Survivant.
Au contraire d'Adam, son aîné de quelques minutes, qui possède le droit privilégié de se marier et de rester vivre au sein de la communauté des Creedish, Tender Branson est voué dès son plus jeune âge à l'apprentissage des tâches domestiques et à la vie civile. Après le suicide rituel de tous les membres de la secte, il devrait lui aussi mettre fin à ses jours, mais il trahit les principes de son éducation. Devenu l'unique survivant, il est contacté par un agent commercial patient et peu scrupuleux, qui fait de lui un gourou moderne afin d'exploiter son image. Mais Adam, toujours bien vivant, le traque afin de lui révéler un lourd secret. J'ai préféré la première partie à la seconde, un peu fastidieuse : on finit par perdre de vue l'intéressant compte à rebours du début, avec des chapitres qui décroissent au fur et à mesure de la narration-confession.
Lu le 17 juin 2009

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