mercredi 13 mai 2009

Haruki MURAKAMI [2]

J'ai lu de part et d'autre, des commentaires d'internautes avaient éprouvé de réelles difficultés à entrer dans le récit de La fin des temps de Haruki Murakami, découragés par un début rebutant. C'est exactement ce qui m'est arrivé : j'ai dû m'y reprendre à trois fois pour dépasser les premiers chapitres, je n'y comprenais rien et je n'accrochais pas au style. Pour une première rencontre avec l'auteur, fruit d'un prêt de longue longue durée, cela prenait des allures de démarrage en côte. Mais j'ai fini par le lire... et apprécier intellectuellement la structure narrative ingénieuse où deux histoires-mondes, pays des merveilles sans merci et Fin du monde, alternent et en fin de compte se rejoignent.
J'avoue avoir lu en diagonale des pages entières de la première, à laquelle je n'ai commencé à prendre goût que quand j'ai entrevu le lien qu'elle tissait avec la seconde, dont j'ai préféré l'univers.
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J'ai manifestement plus de chance avec ma deuxième tentative, Kafka sur le rivage, car le ton du récit me plaît d'emblée. Je retrouve avec plaisir l'alternance de deux histoires, un problème "d'ombre" qui semble récurrent chez Murakami et suis intriguée par ce que laissent présager les premiers chapitres. Les deux parties alternent avec bonheur et se répondent, mais peu à peu, le récit où évolue un certain Nakata, d'un intérêt narratif supérieur, prend le pas sur celui où revient le personnage de Kafka. De longues digressions sur les compositeurs classiques et les auteurs japonais et occidentaux s'ajoutent aux thèmes qu'explore habituellement l'auteur : le parcours initiatique et la construction de l'identité, les méandres du temps, la mémoire et les souvenirs. Il  me faudra un troisième titre pour départager mes impressions.
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Les mots de Murakami s'apparentent un peu à la peinture de Magritte : entre onirisme et réalité, on aurait tort de se fier à l'apparence d'une pomme ou d'une pipe...
J'ajoute à ma LAL un titre qu'il m'a donné envie de lire Le Dit du Genji par Murasaki Shikibu, dont Virginia Woolf m'apprend qu'il est l'oeuvre d'une des romancières les plus illustres du Japon née à la fin du Xème siècle.

1 commentaire:

dasola a dit…

Bonjour, de Murakami, je n'ai lu que Kafka sur le rivage qui a été dans ma PAL pendant très longtemps.
Des deux récits alternés, j'ai moi aussi nettement préféré celui de "Nakata". D'ailleurs, en y repensant, je n'aurais très bien pu que lire les chapitres qui lui étaient consacrés. En revanche, je ne sais pas si je relirai un autre roman de cet auteur rien que pour garder ma bonne impression. Bonne journée.